Après l’ouverture de la trappe
Dans cette deuxième saison, les rescapés tentent toujours de survivre et de comprendre ce qui se passe sur cette île mystérieuse. La fin de la première saison nous avait laissés sur le bord de notre siège, alors que la trappe sans poignée s’ouvrait devant nous. Ensuite, afin d’éviter de s’égarer en fournissant trop d’explications sur des points obscurs, on introduit davantage de personnages dont on développera soigneusement les origines. Cela permettra de les intégrer harmonieusement dans l’intrigue et de donner l’impression qu’on évolue vers une conclusion rationnelle qui mettra un terme à l’ensemble de l’histoire. En gros, on fait la connaissance des passagers qui étaient en queue de l’avion. On apprend comment ils ont vécu leur aventure avec Les Autres. Par la trappe, nous pénétrons dans les ruines d’un laboratoire servant à des expériences scientifiques du Projet Dharma, datant des années 70.

L’invraisemblable prend le contrôle
Cette deuxième saison est nettement plus propice aux retournements de situation à 180 degrés. L’invraisemblable s’immisce davantage dans la série. On l’avait déjà perçu dans la première saison, mais c’est maintenant à se tirer les cheveux. Il faut dire que la trappe qui débouche sur ce laboratoire aux expériences obscures ouvre la porte à ce parcours mystérieux.

Figures d’autorité et angles morts
Cette série met en scène une bande de p’tits gars qui assument tout et des femmes qui interprètent le rôle de figures maternelles ou d’aides pour les hommes dominants. Le personnage de Kate (Evangeline Lilly), malgré un épisode consacré à elle et ses retours en arrière, se veut secondaire et trouve sa profondeur dans cette espèce de triangle amoureux avec Sawyer (Josh Holloway) et Jack (Matthew Fox). Elle jouera même à l’infirmière, mais jamais elle ne mènera.

Je m’énerve un peu trop, puisqu’avec la venue d’Ana-Lucia, qui conduit le groupe de survivants de la queue de l’avion, on a notre leader. Il est vrai que, à l’époque et jusqu’à maintenant, l’actrice qui incarne ce personnage, Michelle Rodriguez, a souvent interprété des rôles de femmes fortes. J’ai bien aimé aussi le rôle de Sun (Yunjin Kim) qui, bien qu’elle soit sous la relation toxique de son mari Jin (Daniel Dae Kim), commence tranquillement à utiliser ce que plusieurs femmes font lorsqu’elles décident de rester avec ces hommes violents : la manipulation et le mensonge. Quelle relation de bouette ! Mais ils s’aiment.

Théories, talents et paranoïa douce
Autrement dit, la série est remplie de talents, d’effets visuels époustouflants et d’intrigues captivantes, ce qui la rend difficile à quitter. J’ai comme théorie, carrément loufoque, que la série Lost a été créée pour donner aux complotistes quelque chose à se mettre dans la tête, autre chose que l’effondrement des tours jumelles. Puisqu’il y a tant d’hypothèses qui peuvent se dessiner dans ce récit complètement dingo que ça occupe passablement le temps et l’esprit. On évite donc de penser à certaines théories complotistes. Avouez que ça a du sens, non ? ;P

Encore un précipice narratif
Encore une fois, la deuxième saison se termine sur une note désastreuse pour nos protagonistes où le suspense est total. On verra si la troisième saison pourra amener des réponses à nos questions ou si elle fera comme cette deuxième saison et empilera de nouvelles questions pour que le téléspectateur se coince dans un marasme d’hypothèses parfaitement incongrues.

Pour visionner la série, c’est ici.

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