
Un jeu qui a marqué toute une génération
TimeSplitters: Future Perfect est sans contredit l’un des jeux auxquels j’ai le plus joué dans ma vie. Troisième volet de la franchise développée par Free Radical Design, il représente pour moi l’apogée de la série. Avant même de le recevoir comme cadeau durant les fêtes de 2005, je l’avais déjà loué au club vidéo de mon quartier une quantité indécente de fois. Une trentaine de locations, facile. Les fins de semaine passées en écran partagé avec des amis sont encore très claires dans ma mémoire. Avec Halo 1 et Halo 2, Future Perfect fait partie des jeux de tir multijoueur auxquels j’ai consacré le plus d’heures.
Une histoire enfin mise de l’avant
Contrairement aux deux premiers volets, TimeSplitters: Future Perfect mise beaucoup plus sur sa narration. L’histoire poursuit la trame amorcée dans TimeSplitters 2, mais cette fois-ci, le tout est beaucoup mieux structuré et assumé. On sent une réelle volonté de raconter quelque chose, sans jamais tomber dans le sérieux excessif. L’humour noir est omniprésent, souvent absurde, parfois très second degré, mais il fonctionne étonnamment bien.
Ce troisième volet propose clairement la meilleure histoire de la franchise. Les cinématiques sont plus nombreuses, mieux mises en scène et surtout efficaces. Même en 2026, le jeu se laisse jouer sans problème, et son rythme narratif demeure solide. On n’est jamais noyé sous l’exposition, et l’aventure avance constamment, ce qui rend la campagne agréable du début à la fin.

Un gameplay toujours aussi fluide
Sur le plan du gameplay, TimeSplitters: Future Perfect reprend les bases solides du deuxième volet et vient corriger plusieurs petits irritants. Les déplacements sont fluides, les combats nerveux et la prise en main demeure instantanée. Que ce soit à la manette ou avec des réflexes un peu rouillés, le jeu reste très accessible.
Le nombre d’armes est impressionnant et surtout très varié. Armes à feu classiques, gadgets loufoques, armes secondaires originales : tout est pensé pour garder le joueur constamment stimulé. Chaque mission propose son lot de situations différentes, ce qui empêche toute sensation de répétition. Free Radical a clairement compris ce qui faisait la force de la série et l’a peaufiné ici.

Un multijoueur culte et généreux
Impossible de parler de Future Perfect sans évoquer son mode multijoueur. À l’époque, c’était tout simplement l’un des modes les plus complets sur console. Le roster de personnages est énorme, allant de figures complètement absurdes à des personnages directement liés à l’histoire. Un clin d’œil évident à l’héritage de GoldenEye 007, notamment avec des personnages plus petits ou déséquilibrés volontairement.
L’ajout de bots est un élément clé du plaisir. Il permettait de jouer en coopération ou en affrontement même sans être quatre joueurs humains, ce qui prolongeait énormément la durée de vie du jeu. Les différents modes de jeu, combinés aux options de personnalisation, rendaient chaque partie unique.
Un éditeur de niveaux ambitieux
Le mode création de maps fait son retour, mais de façon beaucoup plus ambitieuse. Cette fois-ci, il est possible de créer des niveaux à partir de zéro, mais aussi d’y intégrer des objectifs et des missions. Ce n’est peut-être pas aussi poussé que certains éditeurs modernes, mais pour un jeu de 2005, c’était franchement impressionnant.
Cet outil permettait aux joueurs de laisser libre cours à leur imagination et ajoutait une rejouabilité quasi infinie. Même si le tout restait relativement simple, l’idée d’intégrer des missions personnalisées était audacieuse et très en avance sur son temps.

Des graphismes solides pour leur époque
Visuellement, TimeSplitters: Future Perfect a évidemment vieilli, mais beaucoup mieux que plusieurs jeux de la même période. Les modèles de personnages sont détaillés, les environnements variés et colorés, et l’ensemble reste cohérent. Oui, certains effets trahissent l’âge du jeu, mais globalement, il demeure très agréable à l’œil pour un titre sorti en 2005.
La direction artistique aide énormément à bien passer l’épreuve du temps. Le style volontairement caricatural fait en sorte que le vieillissement est moins brutal que pour des jeux visant le photoréalisme.
Verdict final
TimeSplitters: Future Perfect est, à mes yeux, le sommet de la franchise. Un jeu généreux, drôle, fluide et extrêmement complet, qui a su marquer son époque et qui reste encore aujourd’hui très plaisant à redécouvrir. Que ce soit pour sa campagne, son multijoueur ou son éditeur de niveaux, il mérite amplement sa place parmi les grands jeux de tir sur console.

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