Nouvelle semaine, nouveau film qui manque d’amour! Cette semaine, on s’attarde au western tout particulier du réalisateur Takashi Miike, Sukiyaki Western Django. Sorti en 2007 et d’une durée de 121 minutes, le film se veut une tentative à un western spaghetti, mais dans un contexte japonais et empreint de la culture nippone. Le film est une suggestion de notre Dieu Geek qui me l’avait chaudement conseillé.

Une ville scindée en deux
Un pistolero solitaire débarque dans la petite ville de Yuta, où deux clans sont en guerre: d’un côté, les rouges, appelés Genji, et de l’autre, les blancs, appelés Heike. Les deux factions se disputent le contrôle des mines d’or qui ont été autrefois source de prospérité pour le village. Au coeur du conflit: le jeune Heihachi, fils d’un père Heike et d’une mère Genji, à qui le destin promet de grandes choses. Le pistolero se retrouvera mêlé à ce conflit et jouera de son charisme et de son ingéniosité pour se jouer des deux clans, protéger Heihachi et mettre la main sur le fameux trésor enfoui.

Un mélange de style
Le film suit plusieurs tendances qu’on retrouve dans les westerns, notamment avec son protagoniste qui sert de « Man with no name » à la manière de Blondin (Clint Eastwood) dans la trilogie des dollars de Sergio Leone. Les regards intenses, les stand-offs, les chasses au trésor, tous les éléments clés des westerns sont présents. Ils sont toutefois présentés dans un style tout à fait différent. Ici, les couleurs sont vibrantes, très saturées, presque comme une peinture. Les saloons et autres bâtiments qui forment la ville ont une architecture très japonaise. Le tout fait pour un mélange qui frappe tout de suite l’imaginaire.

Un petit côté théâtral
Le jeu des acteurs est gros, parfois très gros, d’autant que les acteurs du film ne semblent pas tous très à l’aise avec l’anglais. Et que dire du jeu de Quentin Tarantino, qui joue un petit rôle dans le film? Bon, soyons honnête. Tarantino est loin d’être un bon acteur. Très loin. Mais pour une raison qui m’échappe, je n’ai jamais été particulièrement dérangé par aucune de ses précédentes performances. J’ai toujours trouvé que son jeu fonctionnait avec le ton du film dans lequel il jouait (souvent les siens) et dont l’écriture est plus souvent qu’autrement, tout sauf subtil. C’est un peu la même chose dans Sukiyaki Western Django. C’est gros, mais ça fonctionne, du moins à mon avis.

Conclusion
Sukiyaki Western Django est définitivement un film particulier qui ne plaira pas à tous. C’est un film pour les amateurs de cinéma, si ça fait un quelconque sens. Somme toute, j’ai trouvé que l’action over the top à la japonaise fonctionnait parfaitement bien dans le contexte d’un western. Qui ne veut pas d’un film qui combine combats à l’épée et au pistolet? C’est un film qui vous demandera tout de même un peu d’investissement de votre part pour bien l’apprécier, mais dans le contexte de la chronique d’aujourd’hui, c’est bel et bien un film qui manque d’amour.

Pour visionner le film, c’est ici.

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