
Sorti en avril 2021, Super Cub est la deuxième production de Studio Kai et a été une opportunité pour que ce studio nouvellement fondé fasse ses preuves. Cet anime de douze épisodes est basé sur une série de light novels écrit par Tone Kōken et publié par Kadokawa. Pour moi, ça a été une agréable surprise à regarder à l’époque puisque je ne m’attendais pas à grand-chose de cette série en dehors d’une série slice of life tranquille. La série suit les aventures de Koguma, une adolescente et de son Super Cub. C’est également une immense lettre d’amour aux scooters Honda.
Résumé
Koguma (nom de famille non-listé) est une adolescente dont la vie quotidienne peut être décrite avec un seul mot: terne. Elle vit seule dans son appartement dans une vie sans famille et sans amis, subsistant grâce à des allocations. Aller à l’école, rentrer à la maison, manger, dormir, c’est sa routine quotidienne drabe sans rien d’autre et Koguma ne fait qu’exister sans passion.

Un jour cependant, elle est exaspérée de pédaler son vélo pour aller à l’école, se faisant dépasser sans arrêt par les gens en scooter autour d’elle. Koguma, sur un coup de tête, décide d’aller voir le magasin de scooter pour voir si elle peut se permettre d’acheter un scooter. Ils sont tous hors de prix mais le propriétaire lui propose un spécial sur un Super Cub usagé dont les trois propriétaires précédents sont morts dans des accidents impliquant ce scooter. Sans hésiter, Koguma achète le Super Cub usagé et cela débute ses aventures qui la sortiront de sa vie monotone, lui permettant de rencontrer ses premières amies, Reiko, une autre adolescente propriétaire d’un scooter Honda, et Eniwa Shii, une adolescente dont le rêve est d’avoir son propre café.

Une ambiance réconfortante
Super Cub se démarque par son ton très réconfortant. La musique et l’animation visent à nous réconforter par leur douceur. La palette de couleur est très simple, très terre à terre, et c’est très approprié pour cette série. C’est une série de slice of life qui suit après tout la vie quotidienne de ses trois personnages et des petits bonheurs de la vie que Koguma découvre avec son Super Cub. Ces bonheurs peuvent sembler anodins pour certains auditeurs mais pour une personnage comme Koguma qui n’a jamais rien eu, c’est une nouvelle découverte. Par exemple, le simple fait de pouvoir se déplacer plus rapidement permet à Koguma d’avoir un petit emploi de livraison durant ses vacances d’été et d’avoir un peu de revenus pour se gâter, chose qu’elle ne pouvait pas faire avec son allocation d’orpheline.
La palette de couleur est utilisée de façon très intéressante parce qu’elle joue selon l’humeur de Koguma. Lorsque la série commence, les couleurs sont très fades, très ternes, allant de pair avec la vie drabe et sans passion de Koguma. Quand celle-ci achète son Super Cub et commence à découvrir une passion dans sa vie, les couleurs prennent de la chaleur et de la vibrance, reflétant la joie qui rentre dans la vie. Par exemple, un des premiers moments que les couleurs changent, c’est lorsque Koguma démarre pour la première fois son Super Cub. C’est aussi dans les scènes qu’elle découvre le bonheur que la musique de la série se met à jouer alors que le reste de la série n’a aucune musique. Ces moments sont aussi des célébrations des petites victoires de la vie pour Koguma. On la voit découvrir comment entretenir son Super Cub toute seule ou comment elle réussit à déjouer la pluie.

Une animation simple mais bien exécutée
Pour accompagner l’atmosphère réconfortante de la série, Studio Kai a fait un excellent travail d’animation. Le trio principal de série est animé de façon très terre à terre, sans les expressions exagérées qu’on peut voir dans les animes. Ce choix nous rappelle que c’est une histoire qui se veut proche de la réalité d’une vraie personne.
Les scooters que les personnages ont sont aussi fidèlement reproduits en animation 2D et 3D. On voit tous les détails que l’on peut voir sur un vrai scooter Honda. Pour accompagner ces fidèles représentations, les animateurs ont aussi très bien reproduit les paysages de la préfecture de Yamanashi avec certains des lieux que nos personnages visitent qui sont des lieux réels comme leur école ou l’appartement de Koguma qui ont été trouvés par les fans de la série. Les paysages sont superbement dessinés, nous donnant droit à des moments relaxants où on se sent comme si on était sur la route aux côtés de Koguma et ses amies.

Une protagoniste qui grandit
Koguma est une personnage très attachante puisqu’on la voit grandir au travers de la série. Sa croissance personnelle suit comment elle personnalise son Super Cub, reflétant comment elle passe d’une personne renfermée sur elle-même, solitaire, sans vraiment de traits remarquables à quelqu’un qui développe une joie de vivre avec ses amies et un côté un peu sarcastique et taquineur à sa personnalité. Ses deux amies, Reiko et, plus tard, Shii, sont deux personnages auxquelles on peut s’attacher. Reiko est plus audacieuse comme personne, ayant des rêves comme celui de pousser toujours plus loin où elle peut aller avec son scooter comme par exemple escalader le Mont Fuji avec son scooter. Quant à Shii, une fille si minuscule qu’elle peut rentrer dans les paniers des scooters de ses amies, son ambition est liée à l’idée de faire un café à l’italienne. Nos trois personnages finissent par s’inspirer mutuellement et à se pousser pour être des meilleures versions d’elles-mêmes.

Un manque total de subtilité
Le grand défaut de Super Cub, c’est le fait que la série ne se gêne pas de vendre comment le Honda Super Cub et autres modèles de scooters de Honda sont merveilleux. La série est une grande lettre d’amour à ces scooters mais des fois, nous avons plus l’impression que c’est une immense publicité aux scooters Honda. Notamment, les personnages n’hésitent pas à dire qu’elles peuvent presque tout faire grâce à leurs scooters de façon très régulière à travers la série.

Cela devient particulièrement lourd durant l’avant-dernier épisode de la série. Sans trop divulgâcher, il y a un accident et ce qui sauve la journée, c’est le Super Cub de Koguma… Alors que, réalistiquement parlant, les personnages auraient dû appeler les services de secours. Toute l’épisode est très tiré par les cheveux et, comparé au reste de la série, beaucoup trop dramatique et irréaliste.
L’autre défaut mineur, c’est que l’anime n’explique pas les circonstances entourant Koguma et pourquoi elle vit tout seul. Ça a été grâce à Reddit et TvTropes que j’ai pu savoir pourquoi elle vit toute seule. Son père est décédé et sa mère a gaspillé tout l’argent qui leur a été laissé avant d’abandonner Koguma. Également, la série n’explique pas non plus la vie de Reiko qui est en fait le contraire complet de Koguma, venant d’une famille fortunée qui la chérit.

Conclusion
Malgré ces défauts, Super Cub demeure une série qui est visuellement superbe avec une ambiance réconfortante. Ceci n’est pas surprenant puisque l’anime fait partie d’un genre d’anime appelé Iyashikei, voulant dire “guérison”. Regarder Super Cub, c’est comme prendre une soupe poulet et nouilles pour un rhume mais pour l’âme. Pour cela, je recommande de regarder cette émission quand on a eu une longue journée ou qu’on cherche du réconfort. Malheureusement, les aventures de Koguma, Reiko et Shii s’arrêtent à la fin du 12e épisode de Super Cub puisqu’il n’existe aucune traduction officielle du light novel ou du manga en français ou en anglais.
Pour conclure, je donne donc 8/10 pour Super Cub et pour ceux qui veulent avoir la chance d’écouter cette émission, les 12 épisodes sont disponibles sur Crunchyroll.

Pour visionner l’anime c’est ici.


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