
Cairn est un jeu de simulation d’escalade et de survie développé et édité par The Game Bakers, dont la sortie est prévue le 29 janvier 2026. Proposé au prix de 39,99 $CAD, le titre sera disponible en versions Standard et Deluxe numériques. L’expérience met l’accent sur la gestion de l’effort, la lecture du terrain et la prise de décisions en environnement hostile, offrant une approche réaliste et immersive de l’alpinisme. Le jeu est entièrement jouable avec des voix en anglais et des sous-titres en français. Ce test a été réalisé sur PlayStation 5, à partir d’un code fourni par G Pour Geek.
Un nouveau sommet pour The Game Bakers
Le studio français The Game Bakers, reconnu pour son audace créative, s’apprête à lancer Cairn le 29 janvier 2026 sur PlayStation 5 et Steam. Pour environ 39,99 $CAD, ce titre vient clore leur trilogie thématique sur la liberté en troquant l’action frénétique pour une simulation d’escalade et de survie d’une précision chirurgicale. S’adressant à un public patient et méthodique, cette expérience numérique — car aucune version physique n’est prévue pour l’instant — place la barre très haut en termes d’exigence technique. C’est un virage surprenant pour l’équipe de Montpellier, qui propose ici un titre brut où chaque mouvement compte et où la moindre erreur peut transformer une ascension victorieuse en une chute fatale.

La survie au bout des doigts
Dans la peau d’Aava, une alpiniste habitée par une volonté de fer, on se lance à l’assaut du mont Kami, un géant de roche dont personne n’a jamais atteint le sommet. Si l’intrigue narrative reste en retrait, c’est pour laisser toute la place à une gestion de survie omniprésente et viscérale. Le joueur doit fouiller méticuleusement chaque anfractuosité pour dénicher de l’eau, de la nourriture ou des débris, allant même jusqu’à pêcher la truite de ruisseau à la main pour subsister. Le compostage devient ici une mécanique centrale de progression, tandis que les paliers de repos permettent d’ériger une tente pour dormir et réparer son équipement. On regrette toutefois que la météo changeante, bien que présente, manque d’impact réel sur l’environnement; des événements aléatoires plus percutants auraient aidé à briser la solitude pesante de l’ascension.

Le casse-tête de la paroi rocheuse
Le gameplay de Cairn se transforme rapidement en un véritable casse-tête vertical où la planification du trajet est aussi cruciale que l’exécution physique. Sur PlayStation 5, l’utilisation des fonctionnalités de la DualSense renforce l’immersion en transmettant l’effort de la grimpe jusque dans les mains du joueur. La gestion du temps et des ressources est une science exacte : un faux mouvement ou un mauvais calcul d’énergie peut vous faire écrouler avant d’atteindre le prochain point de sauvegarde. J’ai d’ailleurs pu confirmer la solidité technique du titre en le testant sur PlayStation Portal via connexion partagée au boulot; le résultat est impeccable, offrant une fluidité sans faille qui permet de continuer son ascension n’importe où sans aucun ralentissement.

Une esthétique sublime ternie par la technique
Visuellement, le jeu adopte une direction artistique en cel-shading absolument magnifique, parsemée de détails qui enrichissent l’univers, comme les graffitis sur les parois ou les panneaux d’information sur la faune locale. Cependant, cette beauté est parfois freinée par une optimisation instable : le mode promenade et les phases d’escalade souffrent de chutes de frames marquées lors des rotations rapides de caméra. L’assistance de « prise automatique » s’avère aussi capricieuse, sélectionnant régulièrement le mauvais membre au moment critique, ce qui force des manipulations manuelles laborieuses. De plus, l’absence quasi totale de musique rend l’expérience parfois monotone. Pour un studio français, il est également dommage de ne pas retrouver de doublage dans la langue de Molière, même si les sous-titres sont présents pour nous guider.

Un message écologique nécessaire
Au-delà de la performance physique, Cairn se veut un manifeste environnemental traitant de la pollution et de la gestion des déchets. En tant que grand fan de randonnée avec ma femme, j’ai été particulièrement interpellé par cette approche; voir des sentiers jonchés de papiers d’emballage est une réalité frustrante que le jeu dénonce avec justesse. Malgré ses quelques croûtes à manger côté technique et son rythme volontairement très lent, le titre offre une expérience de survie contemplative d’une grande beauté pour son prix. C’est une œuvre imparfaite, mais profondément sincère, qui demande du temps et de la persévérance pour être pleinement appréciée. Pour ceux qui acceptent de relever le défi, l’ascension du mont Kami en vaut largement la peine.

Points forts
Mécaniques de survie originales : La pêche à la main et le système de compostage sont très bien intégrés.
Immersion DualSense & Portal : Un support technique exemplaire qui renforce la sensation d’effort.
Style visuel unique : Le cel-shading est une réussite totale et donne un cachet incroyable au paysage.
Conscience écologique : Un message fort et pertinent sur la préservation de la nature.
Points faibles
Optimisation technique : Des chutes de FPS et une aide à la grimpe parfois mal calibrée.
Ambiance sonore : L’absence de musique peut rendre certaines séquences trop longues.
Manque d’impact météo : Un monde qui aurait mérité plus d’événements organiques marquants.
Localisation : Pas de voix françaises malgré les origines du studio.
Merci à The Game Bakers pour la copie du jeu.

Pour se procurer le jeu, c’est ici.


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