Quand Marvel avait annoncé une série Wonder Man avec Yahya Abdul-Meteen II dans le rôle principal, je ne savais pas à quoi m’attendre, surtout après avoir vu les bandes-annonces. Par chance, Disney et Marvel m’ont permis de voir les huit épisodes de la minisérie d’avance afin que je puisse vous faire part de mes commentaires, et… j’ai eu quelques surprises.

Le rôle d’une vie
Simon Williams (Yahya Abdul-Mateen II) est un acteur lambda et méthodique qui trouve l’opportunité de sa vie, lorsque le remake de son film d’enfance Wonder Man recherche de nouveaux talents pour le rôle. Avec l’aide de Trevor Slattery (Ben Kingsley), Williams va se préparer afin d’obtenir ce rôle. Le seul problème, est qu’il doit dissimuler aux yeux de tous son secret par peur d’être refusé : il a des super-pouvoirs…

Une tranche de vie — pour vrai, cette fois
Avant d’aller plus loin, je vais d’abord vous expliquer ce que vous devez vous attendre de cette série.
Premièrement, c’est une histoire indépendante du reste du MCU. Du moment que vous sachiez qui est le personnage de Trevor de Iron Man 3 et Shang-Chi and the Legend of the Ten Rings, le reste n’a pas d’importance. L’histoire aussi ne donne aucune information sur Avengers Doomsday ou n’importe quel autre projet. Vous n’avez donc pas à faire de devoirs pour voir la série (elle résume même les éléments clés de Iron Man 3 dont vous devez savoir pour le personnage de Trevor), et il ne sera pas indispensable à d’autres films à l’avenir.
Deuxièmement, la série est un drame et une tranche de vie sur la vie du personnage de Williams. Et si vous vous demandez, comme les autres séries expérimentales de la MCU, si la finale sera un classique combat en image de photosynthèse, non. La série reste constante sur son ton du début jusqu’à la fin.
Ainsi, attendez-vous plus à un Joker (ou plus précisément, La La Land, Hamnet, ou Once Upon a Time in Hollywood) qu’à un Loki, Falcon and the Winter Soldier, ou Hawkeye.

L’évolution d’un artiste
Alors, sachant que nous avons là une tranche de vie sur un artiste en devenir, comment la série s’en sort-elle?
D’abord, Abdul-Mateen accomplit bien son rôle et nous permet de nous attacher à son personnage. On ressent bien ses motivations qui le poussent à poursuivre son but, mais qui le rendent aussi anxieux au point de commettre plusieurs erreurs flagrantes. Et sur ce point, le personnage de Trevor sert d’excellent contraste pour l’amener sur la bonne voie.
Entre-temps, Trevor lui-même suit son propre arc narratif avec ses propres enjeux (que je ne détaillerai pas ici). Mais c’est cette dynamique entre les deux personnages qui fait le cœur de la série. Et Abdul-Mateen et Kingsley incarnent bien leurs personnages et nous donnent envie d’en apprendre plus sur Simon et Trevor.

L’éléphant antillais dans la pièce
Sur une autre note au sujet du personnage de Simon Williams, il y a un point, pas mentionné dans les bandes-annonces à ma connaissance, que je voulais partager haut et fort depuis un mois.
Simon Williams est haïtien.
Du moins, d’origine haïtienne.
Avec la faible représentation (souvent caricaturé) de ma communauté dans les médias (dites-vous que les premières images positives qui me viennent en tête sont Wakanda Forever et, dans un certain sens, le remake de The Little Mermaid), j’ai aimé que la série montre cet aspect du personnage, notamment lorsqu’on rencontre sa famille et qu’ils interagissent en créole. Cela me surprend alors que Marvel n’a jamais laissé tomber l’information. On a publié une bande-annonce le 1er janvier, le jour d’indépendance haïtien, et aucune mention qu’il s’agit du premier protagoniste de la communauté dans le MCU?
En tout cas, peu importe les autres aspects de la série, ce point était bien aimé, et j’aurais voulu qu’ils le mentionnent davantage.

Une histoire d’Hollywood, et l’importance de l’art
Que ce soit les difficultés de percer dans le milieu artistique, l’importance de trouver sa propre voie sans copier les autres, le besoin d’authenticité dans un monde factice, les obstacles qui rendent le parcours inégal pour plusieurs, et le besoin de poursuivre ses rêves, sont des thématiques explorées à travers Simon et Trevor.
Cela dit, ces thématiques sont semblables à d’autres histoires d’acteurs qui tentent de percer à Hollywood, comme La La Land ou Once Upon a Time in Hollywood. Et sur ce point, la série est plutôt vue et revue. Ce qui fait la force de la série, est l’accent sur la dynamique entre les deux protagonistes, sur la représentation culturelle de la famille de Trevor, et sur sa place dans l’univers de la MCU, qui influencent le monde et l’univers.
Et sur ce point, cette série est, avec peut-être Agatha All Along, une des seules séries expérimentales de la MCU qui ne tentent pas d’avoir une fin classique. Pas de baston de dernière minute, pas de méchants de dernières minutes surpuissants, et pas de bris de quatrième mur abusif. La série sait ce qu’il fait, et il s’y tient. Et j’apprécie cela.
Y a-t-il des défauts?
Pas vraiment. Vous devez juste avoir les bonnes attentes pour la série. Attendez-vous plus à une tranche de vie dans un univers de superhéros, plutôt que le 55e épisode de la saga de la MCU. Il y a un peu de suspense et de mystère, mais les scènes d’actions et de combats sont très, très négligeables.

Conclusion
Wonder Man est une bonne série dans l’univers de Marvel, indépendant du reste de son catalogue. Avec ses personnages complexes, elle nous guide à travers une histoire d’amitié, de poursuite de rêves, et de recherche sur soi. La série ne plaira pas à tout le monde, mais ses admirateurs seront ravis de voir de la nouveauté chez Marvel.

Merci à Marvel et Disney pour la projection en avant-première!

Pour visionner la série, c’est ici.

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