
Un retour à Westeros… autrement
Je suis un énorme amateur de Game of Thrones. Malgré une fin qui a laissé un goût amer à plusieurs fans, moi y compris, l’adaptation télévisuelle des romans (toujours non terminés) de George R. R. Martin demeure une œuvre marquante de l’histoire de la télévision moderne. House of the Dragon m’a aussi largement convaincu jusqu’à maintenant, avec son ton résolument mature, son atmosphère lourde de trahisons et ses performances d’acteurs solides.
Alors, lorsqu’une nouvelle série située dans le même univers est annoncée, mais avec un ton plus léger et presque humoristique, la question se pose naturellement : est-ce que ça fonctionne vraiment dans Westeros?
Une surprise dès les premières minutes
A Knight of the Seven Kingdoms surprend dès son premier épisode. Contrairement aux attentes que l’on pourrait avoir après Game of Thrones et House of the Dragon, la série adopte une approche plus détendue, presque décalée par moments. L’humour est présent, parfois un peu cru, avec une vibe qui pourrait sembler trash au premier abord, mais qui ne tombe jamais dans l’excès.
Au final, cet humour fonctionne. Il apporte une fraîcheur bienvenue à un univers que l’on associe souvent à la violence, aux complots politiques et aux tragédies. Pour un premier épisode, l’équilibre est bien trouvé, et le ton proposé réussit à intriguer sans dénaturer le monde de Westeros.

Une critique basée sur un premier épisode
Il est important de préciser que cette critique est basée uniquement sur le premier épisode de la série. Une mise à jour sera d’ailleurs apportée plus tard en version podcast, une fois la saison complétée, et celle-ci sera ajoutée en bas de page.
Cela dit, ce premier épisode remplit bien son rôle : poser les bases de l’histoire, introduire les personnages principaux et donner une idée claire de la direction que la série souhaite emprunter.

Ser Duncan le Grand, un héros à contre-courant
Rapidement, on comprend que Ser Duncan le Grand est un personnage à part. Naïf, presque candide, il connaît très peu le monde extérieur et encore moins les grandes familles de Westeros, comme les Baratheon ou les Targaryen. Ce contraste fonctionne extrêmement bien et permet au spectateur de redécouvrir cet univers à travers les yeux d’un personnage qui n’en maîtrise pas les codes.
Cette approche rend l’expérience plus accessible, même pour ceux qui ne connaissent pas chaque détail de la mythologie de Game of Thrones.

Une place précise dans la chronologie
Pour situer les choses, les événements de A Knight of the Seven Kingdoms se déroulent environ 75 à 90 ans après ceux de House of the Dragon, et environ 90 à 100 ans avant ceux de Game of Thrones. Cette période intermédiaire est particulièrement intéressante, car elle permet d’explorer Westeros à une époque plus calme, mais toujours marquée par l’héritage des grandes familles.
Je ne peux pas dire si le premier épisode suit fidèlement le narratif du roman portant le même nom, ne l’ayant pas lu. Toutefois, en tant que série télévisée, ce premier épisode est solide et engageant.

Une relation centrale prometteuse
On comprend aussi que Ser Duncan est un chevalier errant, sans affiliation à aucune maison, et que son objectif est d’en obtenir une afin de pouvoir participer à un tournoi de chevaliers. C’est dans ce contexte qu’il développe une relation importante avec un jeune garçon nommé Egg.
Cette amitié semble destinée à devenir le cœur émotionnel de la série. Tout porte à croire que le récit reposera en grande partie sur cette dynamique, tandis que le ton pourrait graduellement devenir plus mature lors des scènes liées aux tournois et aux enjeux chevaleresques.

Un premier pas convaincant
Sans chercher à rivaliser directement avec les grandes intrigues politiques de ses prédécesseurs, A Knight of the Seven Kingdoms propose une autre facette de Westeros. Plus humaine, plus intime, mais tout aussi intéressante.
Ce premier épisode donne envie de continuer, d’en apprendre davantage sur ses personnages et de voir jusqu’où cette approche différente peut mener.

Pour visionner la série, c’est ici.


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