Nous y sommes, les cocos : la conclusion de cette histoire créée par le maître du fantastique et de l’horreur. Gou Tanabe nous a offert trois tomes de cette œuvre qui, encore aujourd’hui, donne froid dans le dos. Dans ce troisième volume offert en français par les éditions Ki-oon, nous allons vivre les derniers moments de l’horrible famille Whateley et du mal qu’elle a amené sur Dunwich. Êtes-vous prêts?

Résumé
Il ne manque qu’une chose au jeune Wilbur pour accomplir la mission que lui a confiée son grand-père : une formule que seule une édition complète du Necronomicon peut contenir… Alors qu’il tente de voler l’ouvrage à l’université Miskatonic, l’inquiétant personnage est attaqué par des chiens de garde et agonise aux pieds du Dr Armitage.
 Wilbur Whateley n’est plus, mais il laisse derrière lui un journal rédigé dans une langue inconnue et la ferme familiale, où semble se terrer un mal innommable… Choqué par le physique inhumain du défunt, Henry Armitage va tout faire pour percer les sombres secrets de Dunwich.

Une enquête dans la peur
J’ai adoré ma lecture de ces trois tomes et ce que Gou Tanabe a réussi à faire avec cette histoire pourtant difficile à mettre en image est tout simplement remarquable. Dès l’introduction, avec le décryptage du journal de Wilbur, on ressent l’intensité de la peur vécue par le Dr Armitage lors des derniers instants du jeune homme et de ce qu’il a accompli avec le Necronomicon. On passe ainsi plusieurs jours avec lui, penché sur les écritures maudites de Wilbur afin de comprendre ce qui s’est produit. Le docteur en fera des cauchemars, négligera son alimentation, et ce qu’il découvre l’amènera à retourner à Dunwich, où des familles entières disparaissent avec leurs demeures.

L’horreur invisible
Nous avons droit à des scènes macabres, mais aussi profondément mystérieuses. Ce mal invisible qui laisse d’énormes traces après son passage, sans que personne ne puisse le voir, rend cette histoire encore plus terrifiante. Ça, mes amis, c’est la magie de Lovecraft : réussir à donner froid dans le dos avec un être invisible… et quand il devient visible, il peut hanter ton esprit jusque dans tes pires cauchemars.

Gou Tanabe face à Lovecraft
Illustrer ces cauchemars issus de l’univers de Lovecraft n’est pas une tâche facile. Gou Tanabe a d’ailleurs avoué qu’il avait longtemps hésité avant de se lancer dans cette histoire, attendant près de 19 ans avant de s’y attaquer. Cette patience a payé, car nous avons ici une œuvre qui rend hommage à l’auteur original tout en nous offrant une remarquable pièce de collection à ajouter dans nos bibliothèques.

Une conclusion mémorable
Visuellement, on continue là où les deux autres tomes nous ont laissés. Cependant, la finale, sans rien vous dévoiler, nous offre le meilleur de l’horreur cosmique, avec des images qui mélangent l’incompréhensible et l’épouvante pure.
Finalement, j’ai bien fait de me lancer dans cette lecture, car je découvre un artiste incroyable qui, même en respectant énormément l’œuvre originale de H.P. Lovecraft, réussit à y laisser sa propre marque. L’Abomination de Dunwich est un essentiel pour tous les fans d’horreur et une porte d’entrée parfaite pour les amateurs de Lovecraft dans le monde du manga.

Merci à Interforum pour la copie du livre.

La note du Dieu Geek

Pour se procurer le manga, c’est ici.

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