
La saison des oscars étant finalement commencée avec les nominations dévoilées, il est temps de revisiter les films nominés en tant que meilleur film que nous n’avons pas encore abordé. Aujourd’hui, nous allons parler d’un des derniers films que j’ai vu en 2025, le drame historique Train Dreams de Netflix, réalisé par Clint Bentley, adapté d’une nouvelle de Denis Johnson. Le film met en vedette Joel Edgerton, Felicity Jones, Nathaniel Arcand, Clifton Collins Jr, John Diehl, Paul Schneider, Kerry Condon, et William H. Macy.
La vie d’un bûcheron
L’histoire raconte les 80 années de Robert Grainier, un bûcheron de Bonners Ferry en Idaho au début du XXe siècle. Alors qu’il s’était marié et avait eu une fille, il doit s’absenter durant de longues périodes pour poursuivre son travail. Mais durant ses absences sur les chantiers, il est témoin d’horreurs qui le hantent jour et nuit. Et quand il rentre une fois à la maison, un nouveau cauchemar le tourmentera…

La beauté de la nature
Le point fort du film est probablement la beauté de ses visuels. Beaucoup de scènes se passant dans la forêt, le film accentue le bleu du ciel et le vert des arbres, afin de donner une apparence naturelle, mais aussi digne d’un tableau de la renaissance. Et durant certaines scènes éclairées par des lampes ou des flammes, il joue aussi avec le monochrome et l’orange de la même manière. Le tout donne une touche enrichissante et s’harmonise bien avec la mélancolie réaliste de l’histoire.

Le sacrifice d’un travailleur
Le film se concentre sur les travailleurs de sentiers, qui coupent les arbres, construisent des rails pour les trains, et s’occupent des tâches dangereuses. Et ces tâches ne sont pas sans risques ni sacrifices. Et c’est la leçon que Robert apprendra durant sa vie. Que ce soit les accidents, les lynchages, les discriminations raciales, les morts, le fait que le fruit de son labeur sera peut-être obsolète dans le futur, le film nous fait sympathiser avec ces hommes qui doivent accomplir ces lourdes tâches afin de subvenir à leurs besoins, afin de trouver une nouvelle communauté, ou parce qu’ils n’avaient nulle part où aller et personne pour les attendre.

Quand les morts ne nous quittent pas
Le deuil et les traumatismes sont d’autres thématiques récurrentes de l’histoire. Durant presque tout le film (en particulier durant la deuxième moitié), Robert doit confronter son deuil et ses traumatismes, qui prennent les formes de rêves, visions, et hallucinations. « Aurais-je pu faire de quoi », « Si j’avais su », « pourquoi est-ce arrivé » sont des questions qui le hantent sans cesse. Mais en fin de compte, l’important pour lui est de se relever, marcher de l’avant, et continuer à vivre sa vie. Pas dans le but d’oublier ou dénigrer ce qu’il a vécu ou été témoin, mais parce que les personnes qu’il a perdues se sont données pour qu’il en arrive là aujourd’hui.

Conclusion
Train Dreams est un drame historique beau, lourd, et mélancolique. Cet hommage aux ouvriers vaut la peine d’être vu pour prendre conscience des nombreux sacrifices qu’on tient pour acquis de nos jours. Si vous êtes dans un bon état d’âme pour visionner un film sur le deuil, celui-ci est un bon choix.
P.S.: Préparez des mouchoirs, au cas où.

Pour visionner le film, c’est ici.


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