
Le premier tome de New Gods, intitulé La Chute des Cieux, est sorti le 11 novembre 2025. Il s’agit d’une run écrite par Ram V et dessinée par Evan Cagle, prévue sur douze numéros chez DC Comics.
Aujourd’hui, je vous parle du premier tome, qui regroupe les six premiers numéros pour un total de 144 pages. Il est édité par Urban Comics et distribué au Québec par La Boîte de Diffusion. Ce premier volume est proposé au prix de 32,95 $, dans un format à couverture rigide.

Une lecture exigeante, ancrée dans le lore de DC
Avant de se lancer dans l’histoire de New Gods, il faut comprendre une chose : il ne s’agit pas d’une lecture simple, bien au contraire. L’information traitée est dense et profondément enracinée dans le lore de DC. J’irais même jusqu’à dire que pour un lecteur uniquement familier avec la Justice League, cette série risque d’être totalement déroutante, voire incompréhensible par moments.
New Gods demande un minimum de connaissances sur la mythologie cosmique de DC, ainsi qu’une certaine ouverture à des concepts abstraits et philosophiques, loin des codes habituels du récit de super-héros classique.

Une guerre cosmique aux enjeux tragiques
Un Néo-Dieu est mort, et les répercussions de son décès se font sentir à travers tout l’univers, déclenchant un conflit intergalactique et réveillant les pouvoirs latents d’un mystérieux enfant sur Terre. Alors que l’omniscient Métron annonce aux habitants de Néo-Génésis et d’Apokolips leur funeste destin, les deux mondes sombrent dans le chaos et la guerre. Sur Terre, Scott Free et Barda ne sont pas conscients de ce qui s’annonce, accaparés par une tâche plus intimidante encore : devenir parents. Voici ce qui est écrit au dos de la couverture du tome.
Cela dit, j’ajouterais que ce premier volume est véritablement centré sur la guerre qui est sur le point d’éclore, mais pas uniquement. Orion demande à Mister Miracle de retrouver cet enfant, car le Haut-Père lui ordonne de tuer son propre fils afin de sauver Néo-Génésis. Bien sûr, une force extérieure viendra s’en mêler, laissant présager que le deuxième tome sera probablement beaucoup plus mouvementé que le premier.

Une œuvre dense qui ne pardonne pas aux néophytes
L’histoire est complexe et, lorsque l’on plonge dans les raisonnements personnels des dieux, cela se corse encore davantage. Shaun de KBSF m’avait d’ailleurs mentionné, autour d’une bière, qu’il s’agissait d’une lecture particulièrement lourde, et je suis entièrement d’accord avec lui. Mais est-ce un défaut ? Absolument pas.
On parle ici d’un récit exigeant, difficile à saisir pour une personne qui ne connaît pas l’étendue de l’univers DC. Un lecteur dont les références se limitent à la Justice League risque d’être complètement perdu. Cela fait maintenant plus de deux ans que je lis du DC de façon régulière, pratiquement chaque semaine, et pourtant, si j’avais commencé mon parcours avec New Gods, je me serais probablement découragé et serais retourné très rapidement vers X-Men.

Des styles multiples pour un récit cosmique
Puis le dessin, parlons-en. Evan Cagle est crédité comme artiste principal du tome, mais ils sont en réalité plusieurs à y apporter leur coup de plume. Riccardo Federici et Jesse Lonergan sont également de la partie, et cela se remarque assez rapidement à la lecture. En effet, lorsque le récit change de point de vue ou de temporalité, le style graphique évolue presque instantanément.
Certains passages rappellent fortement le travail d’Alex Ross, tout en conservant une identité visuelle propre, tandis que le dessin d’Evan Cagle évoque celui de Jim Lee, mais transposé dans une esthétique résolument moderne, version 2024. Bref, vous l’aurez compris : il s’agit d’un superbe travail artistique, qui accompagne parfaitement une histoire déjà très solide.

Une fresque cosmique exigeante, mais gratifiante
New Gods – La Chute des Cieux n’est clairement pas une œuvre destinée à tous les lecteurs. Exigeante, dense et profondément ancrée dans la mythologie cosmique de DC, elle demande du temps, de l’attention et un minimum de bagage pour être pleinement appréciée. Toutefois, pour ceux qui acceptent de s’y plonger, le récit de Ram V se révèle ambitieux, riche en thématiques et porté par une direction artistique impressionnante. Ce premier tome pose des bases solides, annonce des enjeux colossaux et laisse entrevoir une suite bien plus explosive. Une lecture recommandée aux lecteurs avertis de DC, curieux d’explorer ses sphères les plus divines et les plus complexes.
Merci à La Boîte de Diffusion pour la copie du livre.

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