CRITIQUE ANIME – A MANGAKA’S WEIRDLY WONDERFUL WORKPLACE

par | Jan 22, 2026

A Mangaka’s Weirdly Wonderful Workplace a été un de mes anime relaxant de la saison 2025. Basé sur un manga dessiné par Kuzushiro depuis 2019, cette série de 12 épisodes a été animée par le tout-nouveau studio Voil. C’est en fait la deuxième série de ce studio établi en 2022. La série suit les aventures de la vie quotidienne de Nana Futami, une jeune mangaka dont le premier manga vient tout juste d’être publié, et de son entourage dans l’industrie des mangas. Malgré son grand potentiel comme mangaka, Futami est complètement dépassée par le fait que son manga sur le shogi, Dear Subaru, est un immense succès et le stress est constamment de la ronger malgré les meilleurs efforts de ses amies et collègues. Sera-t-elle capable de continuer à pondre des nouveaux volumes de son manga?

Nana Futami

Une pleine équipe de personnages talentueux
On peut voir le travail de son équipe et leurs différents rôles dans la création de son manga. Par exemple, on voit sa fidèle assistante, Mizuki Hazama, l’assister en finissant les arrières-plan de son manga. On voit aussi le rôle de son éditrice, la très professionnelle Kaede Satou, qui lui arrange par exemple différents événements pour l’aider à avancer sa carrière et qui fait aussi de son mieux pour gérer le stress de Futami. Cette dernière, contrairement à d’autres éditeurs mentionnés dans la série, s’avère très encourageante comme éditrice, ne brusquant jamais l’anxieuse Futami et n’essayant jamais de la presser comme un citron pour qu’elle pompe un chapitre plus rapidement.

Il y aussi des moments qui nous permettent de rencontrer des gens qui ne sont pas liés directement à l’industrie du manga mais qui sont importants pareil. Par exemple, Futami, pour avoir plus d’inspiration et de référence pour son manga, rencontre une légendaire championne de shogi pour en apprendre plus pour le jeu avant d’avoir un jet d’inspiration.

On explore les carrières de d’autres mangakas que Futami côtoie comme celle de sa mentor, la très rude mais très accomplie Ren Takizawa. On voit aussi ce qui arrive à une mangaka, Nashida Arisa, dont la série se fait annuler et comment celle-ci tente de se replacer dans l’industrie par la suite.

Il y a aussi des sous-entendus de romance lesbienne entre différentes personnages du série à cause du dialogue entre certains duos de personnages et on voit même deux femmes partir en date. La mangaka originale est en fait devenue célèbre grâce à un yuri appelé The Moon on a Rainy Night qui est sorti en 2021

Une incursion un peu idéalisée dans le monde des mangakas
Le charme de cette série est le fait qu’on suit le parcours créatif de Futami lorsqu’elle crée son manga. On voit autant les hauts et les bas de ses journées. On célèbre avec elle lorsqu’elle apprend que le premier volume de son manga a tellement vendu que sa maison d’édition a dû faire une réédition comme on peut la voir paniquer parce qu’elle n’a toujours pas fini de dessiner un chapitre alors que la date d’échéance arrive à grand pas.

La représentation du travail de mangaka dans A Mangaka’s Weirldly Wonderful Workplace est cependant très idéalisée quand on connaît l’industrie des mangas et la pression qu’elle peut exercer sur les artistes impliqués. Les craintes de Futami de se faire annuler sa série suite à de mauvaises ventes et sa peur que Satou la chicane est basée sur le côté sombre de l’industrie. Il y a aussi un personnage mineur qui représente les éditeurs trop stricts à l’égard de leurs auteurs que Futami craint d’avoir comme éditeur à la place de Satou.

Une belle présentation
La palette de couleur de la série est très chaleureuse, représentant le ton très joyeux de la série. On a droit à des couleurs vives et l’animation est généralement très bien faite. De plus, le générique d’ouverture, Zettai Shousan! (Absolute Praise), est faite par le célèbre groupe Honeyworks, représente bien le désire de validation des différents membres de l’équipe tandis que le générique de fin, Thankful, est performé par Zizuk, raconte la gratitude de Futami à l’égard de ses collègues et amies.

Une série épisodique
En dehors du fait que “A Mangaka’s Weirdly Wonderful Workplace” nous présente le monde des mangakas sous une vision largement idéalisée, le côté plus épisodique de la série peut faire perdre l’intérêt à un public qui cherche une histoire plus cohérente. On sait que la série couvre la sortie et les succès du mangas de Futami mais chaque épisode est un peu l’aventure de la semaine de Futami et de son équipe autour de leur travail. Par exemple, une semaine, on suit comment Futami doit aller à la rencontre d’une membre de son équipe qui travaille à distance avec elle tandis qu’un autre épisode va centrer sur la journée de congé de sa collègue malade.
Également ce format épisodique peut faire en sorte que l’on se perd dans les personnages qu’on voit vu qu’ils n’apparaissent pas toujours de façon régulière et ça devient facile de les oublier au fil des épisodes.

Une série qui vous met le sourire au visage
Pour terminer, A Mangaka’s Weirdly Wonderful Workplace est une série légère qui se prend bien à la fin d’une journée bien remplie. Son ton léger et son esthétique chaleureuse va plaire à des gens qui cherchent à avoir une série joyeuse et relaxante. Pour ceux qui désirent suivre les aventures de Futami et ses amies, il existe une traduction en français du manga qui s’appelle Ici, on a toujours un sourire. Nous allons également avoir la chance de voir une autre œuvre de Kuzushiro, The Moon on a Rainy Night, se faire adapter en anime plus tard cette année et une des protagonistes de cette série a d’ailleurs fait une brève apparition dans A Mangaka’s Weirdly Wonderful Place. L’intégralité des 13 épisodes est disponible sur Crunchyroll pour ceux qui veulent bien finir une journée avec un sourire au visage. Je donne donc un très respectable 7.5/10 à A Mangaka’s Weirdly Wonderful Place.  

Pour visionner l’anime c’est ici.

<a href="https://gpourgeek.ca/author/huynhkinhluyen/" target="_self">Kinh-Luyên Huynh</a>

Kinh-Luyên Huynh

Heads up people! Je suis un grand fan d'anime, de Warhammer 40k et je suis aussi historien de formation.