Le skate qui se construit en pleine course
Vous avez toujours rêvé de faire la course avec vos amis dans une ville en ruines, de glisser sur des ponts de lave ou de faire des backflips au-dessus de voitures en explosion? Breaking Deck transforme ce fantasme en réalité explosive. Ce jeu de course PvP en 3D mélange skateboard, figures acrobatiques et sabotage en temps réel. Chaque partie est une nouvelle dose de chaos, où l’on gagne autant par le style que par la stratégie.
Mais au-delà de ses environnements délirants et de son ton volontairement excessif, Breaking Deck repose surtout sur une idée centrale: donner aux joueurs le pouvoir de créer et transformer la piste pendant la course.

Le point fort : créer ses propres parcours de skate
La grande réussite de Breaking Deck réside dans son système de création dynamique. Ici, la piste n’est jamais figée. Pendant que vous foncez vers la ligne d’arrivée, vous pouvez placer des rampes, des rails, des plateformes mobiles et même des pièges pour modifier le tracé. Un virage banal peut soudain devenir un tremplin géant, et une ligne droite se transformer en parcours d’obstacles infernal.
Cette mécanique change complètement la manière de jouer. Il ne suffit plus d’être rapide: il faut être malin. Vous pouvez faciliter votre propre trajectoire en ajoutant des enchaînements de figures, ou au contraire compliquer la vie de vos adversaires en lançant des marteaux, des ventilateurs ou des obstacles mouvants sur leur route. Chaque décision influence immédiatement le déroulement de la course.
Ce système rend chaque partie unique. Même sur une même carte, que ce soit des toits d’immeubles, des usines, des déserts ou des autoroutes gelées, aucune course ne se ressemble vraiment. Le jeu mise aussi sur un système de score lié aux figures: plus vous réussissez de tricks, plus vous gagnez de vitesse. Cela pousse à prendre des risques, à chercher des trajectoires créatives et à utiliser intelligemment les éléments que vous ou vos adversaires avez placés.
Résultat: Breaking Deck est aussi amusant à jouer qu’à regarder. Grâce au système de relecture, on peut revoir les chutes spectaculaires, les sauts improbables et les sabotages réussis. Le jeu assume pleinement son côté showtime, où même perdre peut être spectaculaire.

Le point faible : des contrôles qui manquent de précision
Malheureusement, cette créativité est parfois freinée par des contrôles qui manquent de finesse. Le maniement du skateur n’est pas toujours aussi précis qu’on le souhaiterait, surtout dans les moments où tout va très vite. Entre les obstacles, les pièges, les plateformes mobiles et les figures à enchaîner, on peut avoir l’impression que le jeu nous échappe un peu.
Certaines figures demandent un timing très strict, mais le retour visuel et les sensations de contrôle ne sont pas toujours clairs. Il arrive que l’on rate un saut ou un grind sans trop comprendre pourquoi, ce qui peut devenir frustrant, surtout dans un jeu compétitif. Quand la défaite vient d’une erreur de pilotage plutôt que d’une mauvaise décision stratégique, le plaisir en prend un coup.
Dans un jeu aussi chaotique, la lisibilité est essentielle. Or, entre les effets visuels, les explosions et les pièges en mouvement, il est parfois difficile d’anticiper correctement ses actions, surtout pour les joueurs qui cherchent une expérience de skate plus “technique”.

Une belle porte d’entrée… mais pas pour les puristes
Malgré ces défauts, Breaking Deck reste une proposition très accessible. Son ton léger, son chaos contrôlé et son système de création en font une excellente porte d’entrée pour les débutants ou pour ceux qui veulent découvrir le skate sous sa forme gaming sans se prendre trop au sérieux. On apprend vite, on s’amuse vite, et chaque partie donne envie d’en relancer une autre.
En revanche, si vous êtes déjà adepte de Tony Hawk’s Pro Skater ou de Skate XL, vous risquez de trouver Breaking Deck un peu trop imprécis et trop axé sur le spectacle. Là où ces jeux misent sur la maîtrise fine des contrôles et la technique pure, Breaking Deck préfère le fun immédiat et le chaos créatif. Deux philosophies différentes, et deux publics bien distincts.

Merci à Wayanjo pour la copie du jeu.

Pour se procurer le jeu, c’est ici.

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