Aidan in Danger s’impose comme une véritable déclaration d’amour aux jeux de plateforme 2D de l’ère 16-bits. Proposé au prix très accessible de 9,49 $ sur le PlayStation Store, le titre est développé par Magnific Studio et porté sur console par Brainium Games. Il est disponible sur l’ensemble des plateformes modernes, Xbox, Switch, Steam et Google Play. Toutefois, les amateurs d’objets tangibles seront déçus : le jeu est exclusivement distribué en format numérique, faisant l’impasse sur une version physique pourtant réclamée par les collectionneurs.

Un scénario classique, une prise en main nostalgique
Le récit nous place dans la peau d’Aidan, un jeune elfe reconnu comme le meilleur tireur de lance-pierre de son village. Sa mission est vitale : protéger Drakar, le dernier dragon de la Terre, menacé par un monstre interdimensionnel assoiffé de pouvoir. Si le scénario sert avant tout de prétexte à l’action, les sensations de jeu, elles, nous replongent instantanément trente ans en arrière. Les contrôles sont intuitifs, mais marqués par une physique de saut particulièrement flottante. Cette inertie, qui rappelle étrangement celle du premier Super Mario Bros. sur NES, demande un temps d’adaptation certain avant d’être parfaitement maîtrisée dans les sections de haute précision.

Level design : une lettre d’amour aux classiques
L’architecture des 30 niveaux qui composent l’aventure multiplie les clins d’œil respectueux aux grands classiques rétro. Plus qu’une simple inspiration, le titre se présente comme une véritable lettre d’amour aux jeux de plateforme qui ont défini notre enfance, empruntant leur structure et leur ingéniosité. Le jeu parvient à maintenir l’intérêt grâce à un bestiaire étonnamment riche et varié, qui se renouvelle au fil de la progression. Chaque zone apporte son lot de créatures aux patterns distincts, soutenue par une bande sonore de qualité qui évite le piège des boucles musicales trop courtes et répétitives.

Cependant, un bémol vient nuancer l’expérience : la monotonie des affrontements. Bien que le bestiaire change, la manière de l’aborder reste identique. L’utilisation exclusive du lance-pierre, sans évolution majeure de l’arsenal, finit par lasser sur la longueur. On aurait aimé que les capacités offensives d’Aidan gagnent en complexité afin d’égaler la diversité des monstres rencontrés.

Difficulté et performance technique
Le titre ne cache pas son exigence old school. Avec seulement deux points de vie avant que le troisième ne soit fatal, l’erreur est lourdement sanctionnée par un retour au dernier point de contrôle. Les boss, massifs et redoutables, exigent une lecture parfaite de leurs mouvements. Heureusement, le déblocage de nouvelles capacités de déplacement vient fluidifier l’exploration et offrir un sentiment de montée en puissance bienvenu.
Côté technique, le test réalisé sur PlayStation Portal en réseau local s’est avéré exemplaire. Aucune latence (input lag) n’a été constatée, garantissant la réactivité chirurgicale indispensable pour triompher des passages les plus corsés.

Conclusion
Aidan in Danger est une excellente surprise. Son bestiaire diversifié, son ambiance sonore soignée et son optimisation irréprochable témoignent d’un hommage sincère aux classiques du jeu de plateforme 16-bits. Malgré une physique de saut parfois frustrante et un système de combat limité par l’usage unique du lance-pierre, le titre séduit par son level design efficace et son défi relevé. L’absence de version physique reste regrettable, mais n’enlève rien au plaisir de jeu. Au final, il s’agit d’un incontournable pour les nostalgiques du rétro en quête d’un défi authentique.

Merci à Brainium Games pour la copie du jeu.

Pour se procurer le jeu, c’est ici.

Auteur

Avatar de yanollywood

Article écrit par

Laisser un commentaire