
TimeSplitters : le point de départ d’une licence culte
Troisième jeu de ma résolution 2026, qui consiste à couvrir 40 jeux de tir, j’ai décidé de me replonger dans une licence qui a marqué mon adolescence : TimeSplitters. Ironiquement, je n’avais jamais joué au tout premier opus. Comme bien des joueurs de ma génération, j’avais surtout passé des heures sur TimeSplitters 2 et Future Perfect, laissant le jeu original de côté. C’est donc avec un regard à la fois curieux et critique que j’ai enfin découvert ce point de départ, souvent oublié, mais pourtant fondamental.
Dès les premières minutes, une chose saute aux yeux : malgré son âge, TimeSplitters se laisse jouer étonnamment bien. Après avoir récemment couvert Black, un autre jeu de tir de la même époque qui misait énormément sur la claque visuelle, la comparaison est inévitable. Là où Black paraît aujourd’hui rigide et lourd, TimeSplitters affiche une fluidité surprenante qui rend l’expérience encore agréable, même en 2025.
Une jouabilité qui traverse mieux le temps que prévu
Oui, visuellement, TimeSplitters a vieilli. Les textures sont simples, les environnements parfois vides, et l’ensemble trahit clairement ses origines du début des années 2000. Mais là où plusieurs jeux de cette époque s’effondrent aujourd’hui, TimeSplitters tient bon grâce à son gameplay nerveux et réactif.
Les déplacements sont rapides, la visée est intuitive, et le rythme général du jeu ne donne jamais l’impression de lutter contre ses mécaniques. Contrairement à certains FPS vieillissants qui demandent un temps d’adaptation douloureux, TimeSplitters se prend en main naturellement. Personnellement, je n’ai eu aucun mal à m’y replonger, et j’ai même été surpris d’y prendre autant de plaisir.

Une campagne simple, mais efficace
Du côté de la campagne, il faut rester honnête : le contenu narratif est plutôt mince. Le jeu propose neuf missions, chacune se déroulant dans une époque différente, fidèle à la thématique des voyages temporels. Le principe est simple : atteindre un point clé du niveau, récupérer un objet, puis revenir au point de départ pour le déposer dans une sphère rouge.
Ce schéma se répète d’une mission à l’autre, et il est clair que le concept sera beaucoup plus développé dans TimeSplitters 2. Cela dit, malgré ce manque de profondeur scénaristique, le jeu réussit à maintenir l’intérêt grâce à la variété de ses environnements et à la liberté laissée au joueur dans l’approche des objectifs.
Sans entrer dans les détails, l’histoire sert surtout de prétexte au gameplay, mais elle remplit adéquatement son rôle sans jamais nuire à l’expérience.

Un contenu étonnamment généreux
Là où TimeSplitters impressionne encore aujourd’hui, c’est dans la quantité de contenu offerte. En plus de la campagne, on retrouve un mode multijoueur local comprenant quatre types de parties distincts, un éditeur de cartes étonnamment complet pour l’époque, ainsi qu’une série de défis solo qui ajoutent plusieurs heures de jeu supplémentaires.
Le jeu propose également une grande variété d’armes et de personnages, allant du sérieux à l’absurde, ce qui contribue énormément à son identité unique. Cette approche plus légère et décomplexée contraste agréablement avec les FPS militaires plus réalistes de la même époque.

L’héritage de GoldenEye et Perfect Dark
Il est impossible de parler de TimeSplitters sans mentionner son héritage. Le jeu est souvent décrit comme la suite spirituelle de GoldenEye 007 et Perfect Dark, et ce n’est pas un hasard. Plusieurs membres de l’équipe de Rare ont fondé Free Radical après leur départ du studio, apportant avec eux leur vision du FPS console.
Cette filiation se ressent dans la structure des niveaux, dans la variété des objectifs et dans l’approche plus stratégique du tir, même si le ton est ici beaucoup plus éclaté et assumé.

Un jeu encore pertinent en 2025 ?
En 2025, je crois sincèrement qu’il est encore pertinent d’avoir joué à TimeSplitters au moins une fois dans sa vie, ne serait-ce que pour comprendre l’évolution du FPS sur console. Le jeu est aujourd’hui facilement accessible, à faible coût, notamment sur PlayStation 5 où il est intégré au catalogue du PSN.
Est-ce que TimeSplitters est le meilleur de la trilogie ? Clairement non. Mais il pose des bases solides, propose un gameplay encore plaisant, et demeure une expérience ludique honnête qui mérite d’être redécouverte.

Verdict
Malgré son âge et certaines limites évidentes, TimeSplitters reste un FPS étonnamment agréable, fluide et généreux en contenu. Un jeu important historiquement, et encore plaisant à jouer aujourd’hui.

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