
Quand la lutte mène au cinéma
J’ai toujours eu un amour profond pour la lutte professionnelle. Plus qu’un simple divertissement, c’était pour moi une porte d’entrée vers un univers de personnages larger than life, de rivalités mythiques et de récits héroïques assumés. Plusieurs lutteurs ont tenté leur chance au cinéma au fil des décennies, avec des fortunes diverses. Hulk Hogan, John Cena, Batista: tous ont laissé leur marque, parfois modestement, parfois avec plus d’assurance. Mais s’il y a un nom qui s’est rapidement imposé comme une véritable tête d’affiche hollywoodienne, c’est bien celui de The Rock.
À l’époque où je suivais religieusement la WWE, Dwayne Johnson était surtout connu comme le rival principal de mon lutteur préféré : Stone Cold Steve Austin. Leur feud est encore aujourd’hui l’une des plus marquantes de l’histoire de la lutte. Pourtant, une fois les projecteurs du ring éteints, leurs trajectoires ont pris des directions très différentes. Steve Austin a bien tenté une incursion au cinéma, mais sans jamais retrouver l’impact colossal qu’il avait sur le ring. À l’inverse, Dwayne Johnson a su transformer son charisme, sa présence physique et son sens du spectacle en une carrière cinématographique durable et extrêmement lucrative.
Un remake musclé et sans détour
Walking Tall s’inscrit dans cette phase charnière de la carrière de The Rock, alors qu’il cherchait encore à s’imposer comme acteur principal, loin des rôles secondaires ou purement gimmick. Réalisé par Kevin Bray, le film est un remake d’un long métrage du même nom sorti en 1973. On y retrouve Dwayne Johnson, encore crédité sous le nom de The Rock, aux côtés de Johnny Knoxville.
Le film raconte l’histoire d’un soldat américain démobilisé qui retourne dans sa ville natale, espérant y retrouver un semblant de normalité. Rapidement, il découvre que la région est gangrenée par des crimes odieux, une corruption omniprésente et un système judiciaire complètement à la solde des puissants. Refusant de détourner le regard, il décide de prendre les choses en main, quitte à s’attirer les foudres de tout un réseau criminel.

Le retour de Chris Vaughn
À la recherche d’un emploi, il constate que la scierie locale, jadis pilier économique de la région, a fermé ses portes trois ans plus tôt. À sa place trône désormais un casino, propriété de Jay Hamilton, un ancien camarade de classe devenu homme d’affaires influent.
Invité à passer une soirée au casino, Chris comprend rapidement que l’endroit est loin d’être un simple lieu de divertissement. La situation dégénère, et ce qui devait être une visite cordiale tourne rapidement au vinaigre. Blessé, humilié et écœuré, Chris tente de porter plainte, mais se heurte à un mur: le shérif Stan Watkins refuse d’agir et déclare le casino intouchable.

Un 2×4 comme symbole de justice
La situation devient personnelle lorsque Chris apprend que son neveu Pete a fait une overdose de méthamphétamine, une drogue distribuée par les agents de sécurité du casino. À partir de ce moment, Walking Tall abandonne toute subtilité pour embrasser pleinement sa nature de film de vigilante. Armé d’un simple morceau de bois (un solide 2×4 devenu iconique), Chris retourne au casino et détruit méthodiquement les lieux, distribuant une justice brutale à tous ceux qui se dressent sur son chemin.
Cette séquence résume parfaitement le film: directe, sans compromis et profondément ancrée dans une morale très américaine où la loi du poing devient le dernier recours lorsque le système est corrompu jusqu’à l’os.

Un film oublié, mais pas sans intérêt
Je suis sincèrement heureux d’avoir pris le temps d’écrire sur Walking Tall. Il s’agit d’un film porté par un lutteur extrêmement connu, mais qui est pourtant passé sous le radar de bien des cinéphiles. Ce n’est ni le film le plus ambitieux ni le plus nuancé de la carrière de Dwayne Johnson, mais il représente une étape importante dans sa transition du ring à l’écran.
Si les auditeurs du podcast G Pour Geek ont des suggestions de films du même genre « Médias qui manquent d’amour « , je les invite à les partager dans les commentaires sur Facebook. Qui sait quelles autres perles oubliées nous pourrions remettre en lumière?

Pour visionner le film, c’est ici.


Laisser un commentaire