La bande dessinée The Final Night est sortie le 2 septembre 2025. Il s’agit d’une œuvre initialement publiée en 1996 chez DC Comics et comprenant huit numéros. Aujourd’hui, je vous parle toutefois de l’édition française de 200 pages, publiée par Urban Comics et distribuée au Québec par La Boîte de Diffusion. The Final Night est signée par le scénariste Karl Kesel et le dessinateur Stuart Immonen. Cette édition est offerte au prix de 31,95 $ dans un format souple.

Une crise cosmique centrée sur Green Lantern
The Final Night se situe entre Our Worlds at War et Zero Hour: Crisis in Time dans la chronologie des grandes crises de l’univers DC. Malgré une couverture mettant en scène la Justice League, l’histoire est en réalité beaucoup plus centrée sur Green Lantern, plus précisément Hal Jordan, alors devenu Parallax.

Vous l’aurez compris, afin de bien saisir les enjeux de The Final Night, il est préférable d’avoir certaines connaissances de l’univers DC et de ses fameuses crises. Cela dit, les lecteurs sont bien accompagnés grâce à un excellent texte explicatif placé en début de récit, qui permet de comprendre le contexte sans se sentir perdu.

La menace cosmique de la Solarivore
Un jour, une entité nommée Dusk s’écrase sur la côte est de Metropolis avec un message alarmant. Une effroyable catastrophe fonce droit sur la Terre, et Superman n’a pas l’intention de prendre cet avertissement à la légère. Il est question de la Solarivore, une entité cosmique qui dévore les soleils des galaxies les uns après les autres. En agissant ainsi, elle plonge la planète Terre dans une obscurité totale et un froid extrême, menant progressivement à un gel complet du globe.

Mais la Solarivore ne se contente pas de semer le chaos dans les récoltes et les écosystèmes terrestres. Elle menace également de transformer notre Soleil en hypernova. Devant l’urgence de la situation, les héros n’ont d’autre choix que d’agir rapidement, quitte à former des alliances improbables avec des vilains notoires, dont Lex Luthor.

Un second arc plus nuancé
Le deuxième arc, car oui, la bande dessinée en comporte un — est centré sur Parallax, et c’est ici que l’histoire se corse. Jusqu’à présent, le récit frôlait pour moi le 9,5 sur 10. Hélas, ce second arc apporte une nouvelle lecture de l’ensemble, ce qui mène à une conclusion un peu trop facile à mon goût.

Cela demeure très bon, mais je m’attendais à une finale beaucoup plus grandiose et marquante.

Des héros inattendus et une direction artistique éclatante
Le gros point positif de cette histoire est qu’elle met de l’avant des héros que nous n’avons pas l’habitude de voir. La raison est simple : Superman n’a plus ses pouvoirs à la suite de la disparition du Soleil, Batman ne peut pas faire grand-chose dans une telle situation, et Flash non plus. Cela force donc l’ensemble des héros à se retrousser les manches et à prendre les choses en main.

De plus, la bande dessinée bénéficie d’un superbe travail artistique. Les designs des héros sont réussis et, malgré une ambiance qui prône l’obscurité, l’œuvre demeure étonnamment très colorée.

Une conclusion solide malgré quelques réserves
Je donne à The Final Night une note de 9 sur 10. Le point manquant vers la perfection est principalement attribuable au deuxième arc, ainsi qu’au fait que la conclusion n’est pas aussi grandiose que je l’aurais espéré.

Il est également important de souligner que cette lecture s’adresse davantage aux lecteurs ayant déjà de bonnes connaissances de l’univers des crises de DC et du mythe de Green Lantern, afin d’en apprécier pleinement les subtilités et les enjeux.

Merci à La Boîte de Diffusion pour la copie du livre.

Pour se procurer le livre, c’est ici.

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