
Je me doutais bien que j’allais aimer ce manga, mais à ce point je n’y croyais pas. Depuis quelques tomes, je découvre littéralement un chef-d’œuvre de la dark fantasy. Comme c’est l’un de mes thèmes préférés dans la littérature et dans tout autre média confondu, c’était plus qu’évident que je devais lire ce manga.
Cependant, je suis maintenant obligé de dire que Übel Blatt d’Etorouji Shiono est décidément une référence que nous pouvons mettre au même niveau que Berserk. Aujourd’hui je vous présente le tome 10, édité en français par les éditions Ki-oon, et croyez-vous que ce tome gardera votre Dieu Geek accroché?
Une province au bord de la guerre
La mort de Glenn a profondément déstabilisé la région de Jebr. Les nombreux clans qui la peuplent, autrefois unis sous l’égide de la famille Jebnaress, sont désormais prêts à s’affronter. Elsaria et ses compagnons se rendent à Jebr pour tenter d’enrayer la crise, tandis que Köinzell s’engage à ne rien tenter qui puisse pousser la province encore plus vers la guerre civile.
Au cimetière des Lances de la Trahison, le semi-elfe se retrouve enfin face à la veuve de Kfer. Hélas, c’est le moment que choisissent les troupes de Lebellond pour débarquer en force. Ce dernier lance un ultimatum aux chefs de clans : ils ont dix jours pour lui livrer le rebelle, mort ou vif, sous peine de terribles représailles!
De grandes attentes… un peu trop grandes
Je dois être honnête : même si j’ai aimé ce tome — et croyez-moi, il est bon — je trouve qu’il n’atteint pas les espérances que je m’étais faites. Les deux précédents tomes avaient tellement mis la table pour que celui-ci soit des plus excitants, mais il n’a pas atteint le moment exaltant que j’espérais.
Sans trop dévoiler, on a enfin le deuxième affrontement entre Ikfes et Köinzell. On apprend finalement les origines d’Ikfes, qui, finalement, est ce que tout le monde pensait. Si vous avez été surpris, je me demande si on a lu le même manga.
Un détour qui ressemble à du remplissage
Mais ce n’est pas vraiment cela qui m’a dérangé dans cette lecture. Ce sont plutôt les ajouts un peu inutiles, selon moi, comme cette fameuse forêt maudite que nos héros décident de traverser et qui nous permet de rencontrer une créature mythique de l’univers d’Etorouji Shiono. Certes, la créature est cool, mais je ne comprends pas le but, mis à part ajouter du folklore à l’univers de Übel Blatt.
Je pense que cet ajout m’a donné l’impression d’être du remplissage afin d’étirer le moment culminant tant attendu.
Un duel massif… mais pas aussi percutant que prévu
Parlons-en, de ce duel : presque 100 pages, 79 pour être exact. Encore une fois, je crois que ce sont mes attentes qui étaient trop élevées, car j’ai trouvé qu’il manquait quelque chose. Je vais vous en reparler lorsqu’on arrivera au visuel.
D’un point de vue narratif, par contre, on a vraiment une belle histoire. Nous avons ici un moment d’une beauté narrative qui fait que ce manga est solide, même si je m’attendais à plus. Ce que raconte l’auteur dans ce combat, c’est la rencontre de deux duellistes extraordinaires qui prennent du plaisir dans l’art du combat et qui, au fur et à mesure que le duel avance, réalisent qui se trouve devant eux. C’est vraiment un moment très bien mené et écrit.
Un visuel solide… mais qui aurait pu frapper plus fort
Laissez-moi vous dire que le dessin de Übel Blatt est encore très solide, et on a droit à de superbes fresques, dont la fameuse créature mythique de la forêt. Mais pour ce fameux combat, j’ai vraiment l’impression qu’on aurait pu avoir de meilleures images.
Je cherchais comment l’expliquer, et c’est en lisant d’autres critiques que je suis tombé sur les mots qui collent parfaitement avec la sensation que j’ai eue. Le chroniqueur Erkael de Manga News a écrit que le duel était : « intéressant pour les spectateurs, pas tant pour les lecteurs ». Pour vrai, j’étais un peu jaloux des réactions des gens qui regardaient ce duel, car ils semblaient voir des prouesses que je ne voyais pas lors de ma lecture.
Je ne sais pas si c’est parce qu’on avait déjà vu mieux dans d’autres volumes, ou tout simplement parce que mes attentes étaient trop hautes. Mais à part ce feeling, le dessin reste incroyable.
Conclusion
Finalement, ce tome est quand même très solide, mais pas autant que les deux précédents. Qui sait, c’est peut-être aussi Köinzell qui, même s’il avait du plaisir dans ce duel comme dans son autre vie, en sachant maintenant qui se trouvait devant lui, a peut-être baissé son niveau.
Ceci étant dit, passons au tome 11 avec des attentes un peu moins hautes cette fois-ci.
Merci à Interforum pour la copie du livre.

Pour se procurer le manga, c’est ici.


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