Est-ce que vous connaissez L’Art de la guerre de Sun Tzu? Si non, payez-vous un petit cadeau et lisez cette œuvre. Pour vous mettre en contexte, c’est un général chinois du VIᵉ siècle avant Jésus-Christ et un grand philosophe théoricien sur l’art de la guerre. Toutefois, cette lecture pourra vous aider dans plusieurs sphères de votre vie, car ces principes s’appliquent à notre quotidien, parce que notre vie est parsemée de petites batailles.
Ce tome 4 d’Issak, écrit par Shinji Makari et dessiné par Double-S, m’a rappelé un des dictons de l’œuvre de Sun Tzu : « Il faut feindre la faiblesse, afin que l’ennemi se perde dans l’arrogance. » Dans ce tome publié en français par les éditions Ki-oon, on retrouve notre héros et ses camarades pris en siège entre les murs de Fuchsburg, et je vous le jure, attendez-vous à toute une scène et tout un tome.

Un siège sous pression
Bien décidés à s’emparer de Fuchsburg, les Espagnols ont entamé le siège de Rosenheim, où l’armée du prince Heinrich s’est retranchée. Mais, face à la redoutable stratégie de Spinola et de Lorenzo, les chances de vaincre sont minces… Pour espérer l’emporter, Issak va devoir abattre son ennemi juré, devenu la carte maîtresse d’Alfonso de Habsbourg.
Malheureusement, le tireur d’élite a été blessé et n’est plus en mesure d’assurer son rôle. Sa seule option désormais est de s’en remettre à Zetta…

L’intelligence au cœur du combat
Ce que j’aime de ce manga, c’est qu’il nous montre une partie de la guerre qu’on voit rarement, comme lorsqu’un groupe est mis au pied du mur et qu’on le croit vaincu d’avance. D’où la citation de Sun Tzu. Issak et ses compatriotes sont vraiment dans une situation qui offrait la victoire à Spinola sur un plateau d’argent.
Cependant, l’ingéniosité d’Issak est venue sauver les meubles et offrir du temps aux protestants et au peuple de Rosenheim pour rester debout encore un peu. Je trouve que Shinji Makari nous offre une narration digne des grandes œuvres militaires. Ce mélange entre Orient et Occident est aussi une approche originale, mais encore une fois, comme je l’ai dit dans ma critique précédente, il n’y a jamais eu de Japonais qui a permis de vaincre des batailles lors de la guerre de Trente Ans. Néanmoins, cela nous donne une histoire vraiment intéressante.

Lorenzo : un ennemi ignoble
Parlons un peu de Lorenzo (Renzo), l’ennemi juré d’Issak. Dans ce volume, on va vraiment voir quel genre d’humain il est, et je vous le dis : c’est un être effroyable et totalement ignoble. Shinji Makari nous offre vraiment un vilain digne de ce nom, qui est prêt à tout pour arriver à ses fins.
N’oubliez pas que son but est de réunir les deux mousquets afin de pouvoir les reproduire. Mais c’est dans ce tome que vous allez savoir les véritables raisons qui le poussent à vouloir les reproduire.
Un dessin spectaculaire
Double-S continue son travail remarquable dans ce dessin qui, vous le savez maintenant, est époustouflant, nous offrant des pages à couper le souffle. Dans ce tome, nous allons avoir droit à plusieurs scènes de bataille tellement prestigieuses qu’elles placent ce manga parmi les plus beaux qui m’ont été donnés de lire dans les dernières années.
Le souci du réalisme et la qualité offerte dans ces pages me permettent de dire que Double-S est l’un des meilleurs illustrateurs de cette génération.

Conclusion pleine d’espoir
En conclusion, j’adore ce manga, et ce malgré le fait que c’est loin de refléter de vrais faits. Mais malgré tout, on y voit du vrai : l’honneur, la bravoure et l’espoir de vivre des jours meilleurs, et ce même en période de guerre.
Dans une période où notre monde semble être sur le point d’exploser, lire ce genre d’œuvre me permet de voir qu’il peut encore y avoir des gens justes dans ce monde. Ce qui est intéressant dans cette œuvre, même si elle est basée sur une guerre de religion et de croyances différentes, c’est que cette troupe s’est réunie malgré le fait qu’ils ne croient pas à la même chose. Cependant, ils se battent pour le même but et contre un ennemi commun.

Merci à Interforum pour la copie du livre.

La note du Dieu Geek

Pour se procurer le manga, c’est ici.

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