Après le succès de 28 Years Later, la suite, filmée en même temps que le premier, sort ce janvier, et constitue le quatrième film de la saga 28 Days Later. Alors que Danny Boyle dirigeait la première partie, ce film est réalisé par Nia DaCosta (Candyman 2021, Hedda, The Marvels), et se concentre sur le personnage du Dr Ian Kelson (Ralph Fiennes) qui va rencontrer la secte de Jimmy (Jack O’Connell).
Le docteur et le gourou
Après avoir décidé de quitter l’île où il avait passé son enfance pour vivre au milieu des infectés, Spike tombe sur la secte de Jimmy qui décide de le recruter. Spike accepte, mais le regrette aussitôt devant leurs cruautés gratuites. Entre-temps, le Dr Ian Kelson, qui tente de trouver un remède au virus, tente d’apprivoiser Samson, le leader Alpha des infectés, et rencontre des difficultés. Intriguée par les actions du docteur, la secte vient à sa rencontre, et leur gourou cherche à en apprendre plus sur qui il est.

Une cinématographie à couper le souffle
Comme durant le film précédent, la cinématographie et les décors font la force du film. Le temple des morts du docteur, en particulier, est le lieu principal où l’image frappe le plus, avec cette beauté qu’on perçoit dans un lieu littéralement morbide.
Notamment, vers la fin, le décor reflète la personnalité des personnages, notamment Nega- uh, je veux dire, Jimmy, qui se prend pour le fils de Satan, un antéchrist. Et ce travail visuel joue avec le ton de l’histoire lorsqu’on suit l’arc narratif de Jimmy.

Le docteur est une légende
Mais outre Jimmy, c’est le docteur Kelson qui forme le cœur du film. Et en effet, Ralph Fiennes joue à la perfection son personnage. Et même si la plupart du temps il est seul (ou du moins, est le seul personnage doué de paroles) dans la plupart de ses scènes, il arrive à nous captiver et nous attacher à lui, à la manière de Will Smith dans I Am Legend.
L’arc de Spike, qui était le protagoniste du film précédent, est cependant mis au ralenti ici, afin de laisser place à Kelson et Jimmy, mais son rôle demeure important.
Quant aux personnages secondaires, la plupart sont oubliables… notamment, certaines personnes qu’on pensait qu’on devait s’attacher disparaissent du scénario au milieu du film, et nous font demander à quoi ils servaient dans l’intrigue. Certaines apparitions surprises feront cependant plaisir à certains, mais je n’en dirai pas plus.

Deux arcs opposés
Entre le gourou sataniste qui se prend pour le fils de Satan et qui interprète les zombies comme un signe qu’il doit détruire le monde, et le docteur sceptique pacifiste qui souhaite aider tout le monde, y compris les infectés, les caractères des deux personnages principaux pourraient difficilement être plus opposés. Et c’est ce contraste qui nous intrigue, autant durant leurs parcours personnels que lors de leurs rencontres.
Entre autres, en plus de leurs interprétations de la venue de la contamination des zombies, c’est leurs notions du bien et du mal qui est en jeu. Les zombies sont-ils une œuvre du Malin pour amener l’apocalypse, ou s’agit-il d’une nouvelle épidémie auquel il faut trouver un remède au plus vite?

Horreur, gore, suspense, et… humour?
Comme vous pouvez vous attendre à un film d’horreur de zombies, l’horreur et le gore sont présents durant le film. Sans toutefois jouer sur les jumpscares clichés, le film nous tient en haleine grâce au montage visuel et sonore, et nous dégoûte devant les actes barbares de la secte de Jimmy, ou encore les attaques des zombies (dont le gore m’avait empêché de manger à certains moments) et des Alpha brutaux qui détruisent tout sur leurs passages. (Aussi, les zombies à poil reviennent ici… chacun ses préférences. Personnellement, je m’en serai passé).
Le film joue aussi sur l’humour noir à certains moments. Notamment, lorsque l’ironie du sort frappe Jimmy ou un autre personnage détestable, nous ne pouvons nous empêcher de ricaner à certains moments.

Conclusion
28 Years Later – The Bone Temple continue d’explorer l’univers de la série, en s’attardant cette fois sur les personnages secondaires du film précédent. Avec une cinématographie toujours aussi belle et de nouveaux thèmes reliés aux personnages, ce film fera le bonheur aux fans de la série qui attendent ce film avec impatience. Et malgré un début un peu lent, la deuxième partie en vaut la chandelle.
Merci à Columbia Pictures pour la projection en avant-première.


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