Un réveil au sommet du monde
Ce jeu de simulation de survie nous place dans la peau de Robin ou de Chris, qui se réveille d’un long sommeil sans souvenirs. Sur le toit d’un immeuble, notre protagoniste tente de comprendre ce qui lui est arrivé, aidé par un réfrigérateur intelligent, tout en apprenant à survivre grâce aux nombreux débris qui jonchent le sol et les murs.

Développé par Mandragora et publié par TinyBuild, I Am Future adopte une approche étonnamment légère de la survie post-apocalyptique. Les couleurs sont vives et l’expérience se déroule dans un environnement volontairement restreint. Ici, pas de vaste terrain de jeu à la Conan Exiles. Le joueur commence dans une zone limitée et débloque progressivement de nouvelles sections du toit en fabriquant des objets essentiels à sa survie, en cultivant des plantes et même en construisant des robots.

Une jouabilité familière, parfois maladroite
La jouabilité rappelle fortement Les Sims, autant par la direction artistique que par la sélection des actions dans les menus. Ceux-ci auraient toutefois gagné à être mieux optimisés. Naviguer entre les ressources disponibles et les objets à utiliser ou à transformer sur des appareils fixes peut s’avérer laborieux. Il m’est aussi arrivé d’avoir de la difficulté à sélectionner le bon objet lorsque l’espace devenait trop encombré. Ce sont de petits désagréments, non majeurs, mais suffisamment présents pour nuire légèrement à l’ergonomie.

Une survie modulable et étonnamment agréable
En général, je déteste les jeux de survie. Pourtant, le récit qui accompagne I Am Future m’a suffisamment plu pour que l’expérience ne devienne jamais pénible. Le ton demeure léger, et la curiosité de découvrir l’origine de l’apocalypse ainsi que les raisons de toutes ces préparations pousse à poursuivre l’aventure. Si la difficulté semble trop élevée, le jeu offre heureusement plusieurs options d’ajustement. Réduire la fréquence de la faim est presque salvateur: avant de manger convenablement, j’avais l’impression de ne faire que ça, manger encore et encore. Diminuer le nombre de sangsues aide aussi grandement à rendre l’expérience plus agréable.

Une ambiance sonore bien dosée
La musique accompagne efficacement la progression. Le jour, des mélodies de guitare enjouées créent une atmosphère apaisante. À la tombée de la nuit, l’ambiance devient plus lourde et feutrée, avec des accents presque western, des cordes résonnantes et, à l’occasion, un harmonica solitaire. Cette balade légèrement sinistre accompagne bien l’apparition nocturne des sangsues, qui, sans être particulièrement agressives, peuvent s’avérer dangereuses en ravageant nos cultures.

Un petit paradis… à prix discutable
Le mode histoire se complète en une dizaine d’heures. Par la suite, il est possible de continuer à construire et à aménager son petit toit paradisiaque sans contrainte. À 25,99 $, le prix me semble un peu élevé. En revanche, avec un rabais, I Am Future: Cozy Apocalypse Survival propose une expérience de survie douce et accessible, sans trop d’engagement. C’est charmant et relaxant, mais rien d’extraordinaire.

Merci à TinyBuild pour la copie du jeu.

Pour se procurer le jeu, c’est ici.

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