
Les chefs-d’œuvre de Lovecraft : La couleur tombée du ciel
Ah mes petits et petites lecteurs et lectrices de mes merveilleuses critiques sur le site de G pour Geek. On lance l’année en grand avec une série de critiques que je fais en collaboration avec celle qui a sa propre cour royale lors du podcast, QueenKate. Cette série repose sur les mangas de Gou Tanabe, qui nous offre, sous la forme de ce magnifique art japonais, l’œuvre de H.P. Lovecraft, le maître de l’horreur cosmique.
Aujourd’hui, je vous présente La couleur tombée du ciel, offert par les éditions Ki-oon dans une superbe édition qui ravira les collectionneurs, avec sa couverture souple en simili-cuir et une illustration gravée absolument magnifique. Donc, sans plus tarder, allons voir ce que votre divinité de la geekitude en a pensé.
Une histoire de corruption venue d’ailleurs
Un projet de barrage promet d’engloutir toute une vallée reculée de la campagne américaine. Bizarrement, son dernier habitant se réjouit de voir le lieu disparaître sous les flots, en particulier la parcelle de terrain voisine… Les Gardner y ont vécu paisiblement pendant des années, jusqu’à ce que la chute d’une météorite juste devant leur maison fasse basculer leur quotidien.
Des scientifiques ont tenté d’étudier ce roc venu de l’espace, sans succès. La matière ne ressemblait à rien de connu et se distinguait par une couleur inexistante sur Terre. Après cet événement, la faune et la flore ont commencé à s’altérer, les phénomènes étranges se sont multipliés, entraînant la famille Gardner dans une spirale de malheurs…
Mon lien personnel avec l’œuvre
J’avais tellement hâte de me lancer dans ces adaptations de Gou Tanabe de l’univers de H.P. Lovecraft, un univers que j’adore particulièrement et qui a inspiré plus d’un créateur dans l’horreur contemporaine, que ce soit en littérature, au cinéma ou même dans le jeu vidéo.
La raison première pour laquelle je voulais tant lire La couleur tombée du ciel, c’est parce que l’un de mes premiers contacts avec l’univers de Lovecraft, mis à part le jeu de table L’Appel de Cthulhu, a été le film portant le même nom, avec Nicolas Cage.
Si plusieurs d’entre vous ne savent pas de quoi je parle, c’est normal. C’est l’un des films à petit budget que le coloré Cage a faits, sorti en 2019. Contre toute attente, c’est un film qui a été apprécié par plusieurs critiques, et par moi-même d’ailleurs. Mais votre Dieu Geek est un peu vendu d’avance, car quand notre ami Nicolas est dans un film, on peut s’attendre à un show. Et si on y ajoute l’horreur de Lovecraft, on obtient pratiquement un chef-d’œuvre, selon moi.
Bref, il était évident que je me lancerais dans cette lecture.
Une œuvre presque centenaire toujours aussi puissante
Il faut savoir qu’il s’agit avant tout d’une nouvelle écrite par H.P. Lovecraft et publiée en 1927 dans la revue populaire de l’époque Amazing Stories. Cette histoire a donc presque 100 ans et, encore aujourd’hui, elle demeure tout simplement incroyable.
La tension qui existe dans cette petite vallée, à la suite des événements étranges qui se déroulent sur les terres des Gardner après la chute de l’astéroïde, est palpable. Gou Tanabe réussit à mettre de l’avant cette angoisse face à une situation qui dépasse l’entendement, et que même les scientifiques de l’époque sont incapables d’expliquer ou de contrôler. La vie de cette pauvre famille devient littéralement un cauchemar éveillé. Et laissez-moi vous dire que même nos scientifiques d’aujourd’hui ne sauraient probablement pas quoi faire non plus.
Un travail visuel impressionnant
Visuellement, j’ai trouvé le travail impeccable. Malgré le dessin en noir et blanc, cette fameuse couleur qui n’existe pas sur Terre semble pourtant perceptible grâce aux jeux de lumière incroyables. On sent la vie bouger dans les pages.
Mais là où Gou Tanabe frappe vraiment fort, c’est lorsque l’environnement commence à changer sous l’effet de l’astéroïde. Ces transformations sont dérangeantes, malsaines et franchement marquantes. Laissez-moi vous dire que ça ne vous laissera pas de glace.
Conclusion
Finalement, je n’ai pas grand-chose de négatif à dire sur ce manga. À vrai dire, c’est littéralement l’une des meilleures adaptations d’une œuvre que j’ai vues. Le respect de l’auteur original est total et on sent une réelle volonté de rendre hommage à H.P. Lovecraft plutôt que de simplement l’illustrer.
Ce n’est pas pour rien que cette série porte le nom Les chefs-d’œuvre de Lovecraft. Gou Tanabe réussit, de main de maître, à nous offrir un legs à saveur orientale du maître de l’horreur cosmique.
Merci à Interforum pour la copie du livre.

Pour se procurer le manga, c’est ici.


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