C’est officiel, CRUNCHFEST lance la démo de son premier jeu, fait 100% par IA. Codex Mortis se veut un action roguelike sur un fond de carnage infernal. Est-ce qu’on assiste au début de la fin du métier de développeur de jeux? C’est ce qu’on va voir ensemble.

L’importance de faire les bons choix
Codex Mortis est un jeu assez léger au premier coup d’œil. Il faut d’abord personnaliser son nécromancien. Après avoir choisit son avatar (décision qui n’a aucun impact sur le gameplay du jeu), on doit sélectionner 4 sorts magiques parmi les 4 catégories proposées (nécromancie, malédiction, invocation et magie de sang). Par la suite, on choisit une mission et nous voilà lancé dans l’aventure. Encore une fois, la simplicité est de mise. Il suffit de déplacer son personnage au travers d’une horde infinie de monstre vers notre objectif. Des flèches pointent les éléments importants sur la carte comme les trésors et les points de cultes (lieux de guérisons). Tous nos sorts magiques s’activent automatiquement et détruisent les ennemis autour de nous.

À force d’éliminer la menace, on gagne un niveau et c’est là que la stratégie rentre en jeu. À chaque gain de niveau, cinq améliorations nous sont proposées et c’est à nous de choisir laquelle convient le plus à notre style de jeu. La mission se termine lorsque les objectifs sont atteints ou que notre nécromancien décède. De retour au menu principale, on peut équiper les artefacts ramassés en jeu et utiliser les points récoltés afin de rendre plus fort son personnage. On parle ici d’une vingtaine de sorts, 4 emplacements de sorts, et 141 améliorations diverses (points de vie permanents, optimisation de l’expérience, vitesse de déplacement, etc.) à débloquer. En théorie, cela fait beaucoup de choix, mais en réalité, le jeu est mal balancé ce qui pousse les joueurs à toujours prendre les mêmes bonus ce qui rend le jeux prédictible et redondant.

Un visuel générique
Sachant que le jeu est 100% fait par IA, je suis un peu mal à l’aise de juger l’esthétisme des graphiques et la qualité de la trame sonore. Dans l’ensemble, Codex Mortis est un jeu qui se tient bien. La trame musicale métal embrasse bien les explosions de cadavres suivis d’une invasion de morts-vivants. L’animation à la South Park s’apprête bien au gameplay. Toutefois, en aucun cas, le jeu ne va se démarquer des autres. On regarde les menus et les animations et on sent la recette. L’utilisation de l’IA se fait beaucoup ressentir. J’ai l’impression qu’il va devenir la référence pour tous les prochains jeux qui seront codés par des applications et non des humains. Un point positif, le jeu est disponible en français.

Mode coop
Codex Mortis propose un mode coop. À deux joueurs, le jeu est intéressant. On va utiliser des sorts magiques qui normalement sont laissés de coté en solo. À 4 joueurs, c’est le chaos total. Ça explose de partout. Si les personnages ne vont pas dans la même direction, la caméra dézoome trop et on perd notre position de vue. Lorsqu’un joueur meurt, ça ralentit tout le groupe car il faut aller proche de son cadavre afin qu’il se relève.

En résumé
Créateurs de jeux vidéo de ce monde, ce n’est pas demain que vous allez perdre votre job. L’utilisation de l’IA dans la création de jeux a son utilité, mais aussi ses limites. Codex Mortis est un jeu intéressant par son contenu (le gameplay et toutes les améliorations déblocables) mais devient très générique par son visuel IA. Il faut prendre note aussi que le jeu est mal balancé et que rapidement, on revient au même build car c’est la seule façon de gagner. Sans être un must, c’est un petit jeu sympathique à essayer.

Merci à CRUNCHFEST pour la démo du jeu.

Pour se procurer la démo, c’est ici.

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