
Le jeu de tir à la première personne est sorti le 23 août 1997 sur Nintendo 64, soit près de deux ans après la sortie du film, en novembre 1995. Aujourd’hui, mon test porte sur la version Xbox Series, disponible via le Game Pass ou la collection Rare Replay pour ceux qui la possèdent. Le jeu est également offert dans sa version originale, avec un mode en ligne, sur Nintendo Switch grâce au service Nintendo Switch Online et à son émulateur Nintendo 64. Il s’agit d’un titre développé par Rare et édité à l’origine par Nintendo.
Vous savez, l’une des choses les plus difficiles lorsqu’on rédige sur l’industrie ludique, c’est de ne pas toujours pouvoir écrire ou réaliser des tests sur ce que l’on désire vraiment. Avec l’arrivée d’une équipe désormais bien établie, je peux enfin déléguer certaines tâches que j’assumais auparavant et me concentrer sur ce qui me passionne le plus : jouer à ce que j’ai réellement envie de découvrir (ou redécouvrir).

Un FPS culte pour lancer la résolution 2026
Chez G Pour Geek, du côté du podcast, nous avons pour habitude de prendre une résolution en début d’année. Celle de 2026 est aussi simple qu’ambitieuse : réaliser près de 40 tests de jeux de tir à la première personne ayant marqué l’histoire du jeu vidéo. Pour inaugurer cette série, il allait de soi de commencer par l’un des titres les plus emblématiques du genre : GoldenEye 007.
GoldenEye 007 (Game Pass) : revisiter un monument, un exercice délicat
Critiquer GoldenEye 007 dans sa version Game Pass est un exercice particulièrement délicat. On ne parle pas ici d’un simple jeu rétro remis au goût du jour, mais d’un monument de l’histoire du jeu vidéo. Comme l’explique très bien WoodenKnees dans son excellent article publié sur le site de G Pour Geek, il est difficile de juger ce portage HD sans constamment le comparer au jeu original, tant celui-ci a marqué son époque. Cette version Game Pass n’essaie pas de réinventer GoldenEye, mais plutôt de le rendre jouable et accessible en 2025, tout en respectant l’œuvre originale.

Une histoire vieillissante, mais toujours efficace
L’histoire de GoldenEye 007 suit de très près celle du film, et cette adaptation fonctionne encore étonnamment bien. À l’époque, Rare avait réussi un exploit : proposer le meilleur jeu vidéo basé sur un film que les joueurs aient eu entre les mains. Certes, le récit a vieilli, mais il n’est aucunement mauvais. Il traverse le temps avec une certaine élégance, notamment grâce à sa structure claire et à ses objectifs bien définis. Même aujourd’hui, l’enchaînement des missions reste cohérent et engageant. On sent que le jeu a été pensé pour raconter une histoire interactive, et non simplement pour empiler des niveaux sans contexte.

Un gameplay révolutionnaire… mais qui a mal vieilli
J’ai souvent mentionné que le gameplay de GoldenEye 007 a mal vieilli, et cette version Game Pass ne change pas entièrement ce constat. Il est toutefois important de rappeler à quel point le jeu était révolutionnaire à sa sortie. Avant GoldenEye, les FPS comme Doom, Quake, Wolfenstein ou Duke Nukem dominaient le genre avec des mécaniques très nerveuses, axées sur l’élimination massive d’ennemis, des clés de couleurs et peu de subtilité.
GoldenEye a complètement changé la donne en introduisant l’infiltration, des objectifs variés et une structure de missions qui évoluait selon le niveau de difficulté. Plus la difficulté augmentait, plus les objectifs se multipliaient, ce qui était totalement nouveau en 1995. Le problème, avec le recul, vient surtout de la manette de la Nintendo 64, qui a empêché le gameplay d’évoluer naturellement avec le temps.

Une version Game Pass enfin fluide
Là où cette version Game Pass marque des points, c’est dans sa fluidité de mouvement et de visée. Comme j’en ai parlé dans l’épisode 127 du podcast G Pour Geek, cette version rend enfin le gameplay plus agréable à jouer aujourd’hui. La gestion des contrôles est nettement plus moderne, ce qui permet de redécouvrir le jeu sans lutter constamment contre les commandes. Le plaisir de jeu est bien plus présent, même si les mécaniques restent celles d’origine. Ce n’est pas parfait, mais c’est clairement la meilleure façon de jouer à GoldenEye en 2025.

Un portage technique solide, mais imparfait
Techniquement, le jeu tourne en 4K à 30 images par seconde. Personnellement, j’aurais préféré un mode 60 fps, non pas parce que le jeu est désagréable à l’œil, mais à cause de quelques chutes de framerate parfois flagrantes. Ces ralentissements peuvent surprendre, surtout dans certaines zones plus ouvertes.
Il faut aussi mentionner les bugs de collision de pixels, particulièrement visibles dans le niveau Surface. Rien de catastrophique, mais ce sont des défauts qui auraient pu être corrigés. Visuellement, cette version est clairement supérieure à celle disponible sur Nintendo Switch et évidemment à la version originale sur Nintendo 64. Toutefois, elle reste en deçà du fameux leak de la version Xbox 360, dévoilé il y a plus de quatre ans, que j’avais également abordé lors de l’épisode 24 de G Pour Geek. Cette comparaison est inévitable et laisse un léger goût d’inachevé.

Une question de respect plutôt que de modernisation
Ce portage HD ne cherche pas à transformer GoldenEye 007 en un FPS moderne. Il vise plutôt à préserver l’expérience originale, tout en la rendant plus confortable à jouer. Et c’est probablement la bonne approche. Toute tentative de modernisation complète aurait risqué de trahir l’essence du jeu. Ici, on sent un profond respect pour l’œuvre originale, même si certains choix techniques auraient pu être plus ambitieux.

Conclusion : un classique toujours aussi marquant
GoldenEye 007 – Édition Game Pass reste un jeu exceptionnel, non pas parce qu’il est parfait aujourd’hui, mais parce qu’il représente un pilier fondamental de l’histoire du jeu vidéo. Malgré un gameplay vieillissant, quelques problèmes techniques et des choix discutables, le plaisir est toujours là. Ce portage permet à une nouvelle génération de découvrir un classique, et aux anciens joueurs de le revisiter dans de meilleures conditions.

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