Dinoland, du studio japonais Wolf Team, est un jeu de pinball (flipper) rétro tout droit sorti sur la Sega Genesis (Mega Drive) en 1991, puis ressorti en 2025 sur Nintendo Switch, PlayStation 5, Xbox Series S/X et Steam. Il s’agit donc d’un portage d’un titre très ancien, destiné avant tout aux amateurs de rétro et aux nostalgiques de l’époque 16-bits.Malheureusement, aucune mention n’est faite du studio responsable de l’adaptation du jeu sur les supports modernes, et on se doute assez vite pourquoi. J’ai testé la version Xbox car c’est la seule version que j’ai pu essayer, mais il est fort probable que les autres plateformes proposent une expérience très similaire

Gameplay
Pour les plus jeunes, un jeu de pinball, aussi appelé flipper, date à l’origine des salles d’arcade. Le principe est simple : empêcher la bille de tomber en bas de la table et la faire remonter en touchant le plus d’obstacles possible afin de récolter des points et obtenir le meilleur score. En général, que ce soit en version réelle ou en jeu vidéo, le concept est facile à comprendre et agréable à prendre en main.

Sauf qu’ici, premier problème dès le démarrage du jeu : on a droit à deux menus différents. Le premier menu ressemble fortement à un émulateur. On peut y voir la jaquette originale du jeu, quelques options de contrôle permettant d’activer des cheats, ainsi qu’une méthode de sauvegarde inhabituelle, entièrement en dehors du jeu principal. Ensuite, on accède au véritable menu du jeu, qui ne propose que trois options : 1 joueur, 2 joueurs et Options. Ces options se limitent uniquement au choix du niveau de difficulté et de la musique jouée en arrière-plan.

Le pire survient une fois la partie lancée. Lancer la bille se fait avec le bouton A, contrôler le flipper de droite avec X, et celui de gauche avec le joystick gauche vers le haut. Après vérification, il est impossible de modifier les contrôles. Les gâchettes servent uniquement à avancer ou reculer le temps, ce qui permet littéralement de tricher, une décision plus que discutable.

Son et graphismes
Le son reste identique à celui de l’époque et ne peut être baissé que via le menu de l’émulateur. La qualité sonore est acceptable, mais les options restent extrêmement limitées. Du côté des graphismes, on conserve le style rétro pixelisé d’origine. Toutefois, un effort a été fait sur la résolution, rendant le jeu jouable et lisible sur les télévisions modernes.

Conclusion
Dinoland aurait pu être un agréable souvenir pour les fans de flipper et de rétro, mais vu le peu d’efforts fournis pour le porter sur les supports actuels, je ne peux pas le recommander. Il est difficile de comprendre comment ce jeu a pu être validé et vendu à 7,69 $ sur Xbox dans un état aussi minimaliste.

Merci à Ratalaika Games S.L pour la copie du jeu.

Pour se procurer le jeu, c’est ici.

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