
Quand la conduite devient une mission de survie
Sur PS5, Bus World propose une approche singulière du jeu de simulation de conduite. Loin de se limiter à de simples trajets urbains planifiés, le titre met le joueur dans la peau d’un chauffeur d’autobus confronté à des situations extrêmes, souvent dictées par des catastrophes naturelles ou humaines. Ici, conduire n’est pas seulement une question de précision, mais aussi de sang-froid et de gestion du risque.
Une simulation accessible, teintée d’arcade
Derrière son apparence de simulateur relativement sérieux, Bus World cache en réalité une structure plus permissive, presque arcade. Les contrôles sont volontairement simplifiés, rendant l’expérience accessible à un large public, même à ceux peu familiers avec les jeux de simulation. Cette approche favorise l’action et la tension plutôt que le réalisme pur, ce qui fonctionne étonnamment bien dans le cadre des missions de sauvetage. Le jeu n’essaie pas d’imiter chaque détail technique d’un autobus, mais préfère mettre l’accent sur l’urgence et la prise de décision.

Des destinations marquées par le danger
L’un des points forts de Bus World réside dans la diversité et l’identité forte de ses cartes. La zone d’exclusion de Tchernobyl, en 1986, offre une reconstitution troublante de Pripyat avant et après la catastrophe nucléaire. Les missions d’évacuation, combinées aux dangers liés aux radiations, instaurent une atmosphère lourde et oppressante.
Le sud de la Chine transporte le joueur dans un environnement radicalement différent, dominé par des catastrophes naturelles spectaculaires: tsunamis, inondations, tremblements de terre et tornades. Les routes étroites et les conditions météorologiques extrêmes transforment chaque trajet en véritable épreuve.
Enfin, l’Islande mise sur la beauté brute de ses paysages, tout en imposant des défis constants: volcans en éruption, geysers imprévisibles et longues sections hors route isolées. Chaque carte raconte sa propre histoire et renouvelle l’expérience de jeu.

Trois types de scénarios pour varier le rythme
Le jeu articule son contenu autour de trois grandes catégories de missions: le transport standard de passagers, les défis liés aux pannes mécaniques et les opérations de survie en situation de catastrophe. Cette structure permet de maintenir un bon équilibre entre phases plus calmes et moments de forte intensité. La progression repose sur l’accumulation d’expérience, le déblocage de nouveaux bus et d’améliorations, ainsi que l’accès à des scénarios toujours plus exigeants.

Une expérience appréciable, malgré une préférence assumée
J’ai apprécié mon expérience avec Bus World, notamment pour son côté spectaculaire et ses missions de sauvetage sous haute tension. Toutefois, rien ne bat, à mes yeux, un bon vieux train. Cela dit, pour les joueurs « normaux » (et non maniaques comme moi), le jeu devrait largement satisfaire. Son habile mélange entre arcade et simulation amateur renforce l’immersion et donne un véritable sens à chaque mission, transformant chaque trajet en défi humain autant que mécanique.
Merci à KishMish Games pour la copie du jeu.

Pour se procurer le jeu, c’est ici.


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