Le premier tome de Justice League Unlimited est intitulé L’Ascension d’Inferno. Il s’agit d’une série actuellement en production, écrite par Mark Waid et illustrée par Dan Mora. Elle est publiée par DC Comics, tandis que la version française est assurée par Urban Comics. Au Québec, les tomes sont distribués par La Boîte de Diffusion. Ce premier tome regroupe les cinq premiers numéros, pour un total de 160 pages, au prix de 31,95 $.

Une Justice League au cœur de l’univers World’s Finest
Pour ceux qui ne le savent pas, cette bande dessinée s’inscrit dans l’univers DC imaginé par Mark Waid et Dan Mora. Elle fait directement suite à l’ensemble de la grande panoplie World’s Finest, couverte par mon collègue Robin, et est également liée à Absolute Power, que j’ai moi-même abordé de mon côté.

Il s’agit donc de la vision de Waid et Mora de la Justice League, proposée ici dans une version Unlimited. Cette approche, déjà bien connue des fans, a souvent été utilisée par le passé et demeure particulièrement célèbre grâce à sa déclinaison en série animée.

Mettre en lumière les héros de l’ombre
Dès le début du récit, on s’aperçoit que l’auteur a souhaité explorer des héros moins souvent mis de l’avant. Ainsi, dans ces cinq premiers numéros, Superman, Batman et Wonder Woman ne sont pas au centre de l’attention. Bien qu’ils soient présents et jouent un rôle important, il faut oublier les récits traditionnellement liés à la Trinité. L’auteur choisit plutôt de mettre en lumière des personnages comme La Serve ou encore le toujours savoureux Booster Gold.

Du côté des antagonistes, le récit tease effectivement un affrontement majeur entre la Ligue et une nouvelle version de Darkseid, pourtant supposé mort. Cette prémisse ouvre la porte à l’introduction d’autres vilains ou groupes ennemis, une approche qui s’avère être une excellente façon de lancer cette nouvelle série.

Une reconstruction respectueuse de la Justice League
La direction prise pour la recréation de la Ligue, que ce soit dans la façon dont les membres se réunissent ou dans tout ce qui en découle, fonctionne très bien avec ce que l’on connaît déjà de la Justice League. De ce côté, Mark Waid ne va pas dans l’extrême et mise plutôt sur une approche sécuritaire et respectueuse de l’univers établi, ce qui n’est aucunement une mauvaise chose.

Cette retenue insuffle un vent de fraîcheur à une histoire capable de faire sourire les lecteurs de longue date, notamment ceux qui n’apprécient pas toujours les changements trop radicaux. Bref, Mark Waid a su solidement poser les bases de son univers.

Dan Mora : une maîtrise visuelle sans faille
Comment prétendre que Dan Mora ait commis des fautes au niveau du dessin ? Ce n’est tout simplement pas le cas. Une fois de plus, l’artiste livre un travail d’une grande maîtrise, frôlant la perfection. Le design des héros respecte pleinement ce que l’on connaît de l’univers DC, et le résultat est tout simplement superbe.

Les scènes de combat, tout comme les environnements, sont claires, dynamiques et faciles à suivre, ce qui renforce l’immersion du lecteur. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles tout ce que touche le duo Mark Waid / Dan Mora fonctionne aussi bien : la chimie entre les deux créateurs est évidente et se traduit par des œuvres qui correspondent parfaitement à ce que les amateurs recherchent, de la bande dessinée solide, spectaculaire et efficace.

Une entrée en matière réussie pour la Justice League Unlimited
Je donne un solide 9 sur 10 à ce premier tome. La suite s’annonce très ambitieuse, et j’ai déjà hâte de découvrir la direction que Mark Waid choisira d’emprunter avec ce récit, un terrain qui n’a pas toujours été simple à exploiter pour les auteurs.

Il m’est difficile de trouver une raison pour laquelle cette bande dessinée ne pourrait pas vous combler. Prenez toutefois le temps de lire la prémisse de cet univers, car elle sera importante à connaître pour bien saisir ce qui s’en vient.

Merci à La Boîte de Diffusion pour la copie du livre.

Pour se procurer le livre, c’est ici.

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