Into the Grid est un jeu de deckbuilding roguelike dans lequel vous incarnez un hacker et entrez dans la Grille (ou the Grid en anglais) pour désactiver le cœur de ce dernier aux travers de nombreux dangers. Comme l’univers est au centre du hacking, attendez-vous à un barrage de jargon informatique (pas d’inquiétude, c’est assez facile à suivre.)

Un jeu différent
On pourrait s’attendre à une copie d’une recette dont on connaît déjà le goût avec deux ou trois épices d’en plus ou en moins. Mais ici, on s’attaque à un roguelike dans lequel les développeurs on mis beaucoup de temps à établir leurs propres systèmes et donner à leur jeu une identité cohérente et robuste

Après avoir choisi son personnage et la difficulté de la partie, vous entrez dans la Grille, qui constitue la méthode d’exploration de jeu. Fini l’exploration linéaire : vous vous déplacez physiquement sur des genres d’îlots sur lesquels il y a des noyaux (nodes) qui offrent des bonus variés à votre choix, des portes (gates) pour accéder à d’autres ilôts, des sentinelles (ennemis) qui vous barrent la route et des surveillants (watchers) qui, comme le nom le laisse paraître, surveillent vos actions.

En tant que hacker, votre présence sur la Grille est non autorisée, et est reflétée par le niveau de Trace et d’Alerte. La trace fait augmenter l’alerte, ce qui se traduit par des ennemis plus coriaces et des portes verrouillées pour vous compliquer la tâche. La trace est une ressource intéressante puisqu’on peut l’augmenter délibérément en contrepartie d’un effet bénéfique.

Parlons combat
On possède un deck de départ qui sert de base pour attaquer ou bloquer, que l’on va évidemment étendre au fur et à mesure du jeu. Les ennemis, quant à eux, ont des habiletés spéciales ou des mécaniques qui les rendent bien identifiables et différents. Ils sont aussi animés quand ils attaquent et ça c’est classe.

Une nouveauté est la ressource de mémoire virtuelle (VIM). Chaque carte jouée vous accorde un peu de VIM, ce qui vous permet d’activer jusqu’à 3 habiletés VIM différentes, choisies par vous et interchangeables entre chaque combat; un excellent moyen de pallier à une faiblesse de votre deck ou de miser sur un point fort de celui-ci.

Le boss de fin, quant à lui, est élaboré et démontre d’une grande créativité. Ça fait du bien à voir!

Early Access
Forcément, comme le jeu est en Early Access, il manque non seulement un peu de variété dans les contenus (personnages, cartes, ennemis, j’en veux plus!) mais il manque aussi des fonctionnalités de base comme un compendium.

Néanmoins, le jeu est très appliqué et sa présentation est très bien faite. L’interface est lisible et adaptée, le tutoriel est concis et clair.

Finalement
Honnêtement, j’ai été agréablement surpris et je ne peux attendre que du mieux à sa sortie du Early Access de Steam. Les adeptes de roguelike vont adorer, mais je ne le suggérerait pas comme porte d’entrée au genre.

Merci à Flatline Studios pour la copie du jeu.

Pour se procurer le jeu, c’est ici.

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