CRITIQUE DE MANGA – NINE PEAKS TOME 8

par | Jan 1, 2026

Nous sommes de retour dans la ville de Kumine, dans ce récit de voyage dans le temps qui surprend votre Dieu Geek, et je parle ici de Nine Peaks de Tetsuhiro Hirakawa. Ce manga nous est offert en français par les éditions Ki-oon et nous en sommes maintenant rendus au huitième tome.
Vous savez, pour ceux qui ont lu mes autres critiques bien sûr, que j’ai été surpris que jusqu’à maintenant il n’y ait pas eu beaucoup d’explications, ni même de conséquences, liées à ce voyage dans le temps. De plus, on a découvert qu’il existait d’autres voyageurs, dont le propriétaire du restaurant de burgers voisin de celui des parents de Harumi.
Dans les sept derniers volumes, nous avons eu une belle évolution du personnage de Gaku, qui découvre un père vingt ans plus jeune qu’il ne connaissait pas, ce qui nous a offert de très belles scènes. On a aussi vu le développement d’un cercle d’amis solide que Gaku ne croyait pas que son père avait.
Mais en sept tomes, on a aussi vu beaucoup de bastons. Est-ce que ce volume sera celui qui viendra compliquer les choses?

Après la guerre des lycées
Le conflit qui opposait les lycées Hakkyo et Aoba est maintenant terminé, et c’est ce dernier qui l’a emporté. Gaku et Wagatsuma, chacun en quête de revanche, ont envoyé leur adversaire au tapis. Comme à son habitude, c’est Kanamori, arrivé à la toute fin, qui rafle les lauriers et s’attribue la victoire.
Pourtant, la révolte gronde chez les seconds, qui ont bien vu pendant la bataille que Harumi était le principal artisan de ce succès. Et si l’intéressé considère qu’il a une dette envers le leader des premières, ses amis Sakaki et Hayashi n’ont pas l’intention de tolérer cette situation plus longtemps.

Enfin des enjeux temporels
Enfin un peu de suspense autour de ce fameux voyage dans le temps. Sans trop vous en dire, c’est dans ce volume qu’on commence à sentir que des changements peuvent arriver. Reste à savoir si cela va nuire ou améliorer les choses.
Ce que votre Dieu Geek souhaite le plus, c’est que ce soit bien fait et qu’on ne commence pas à faire du va-et-vient à la Butterfly Effect… vous savez, ce film qui a eu beaucoup trop de suites.

Un quotidien attachant
Malgré cela, on a quand même droit à un bon récit sur le quotidien de nos héros, ce qui rend ce manga vraiment attachant, et ce, malgré la violence qui en ressort.
L’un de mes personnages préférés demeure Rin, la tante de Gaku, qui est en ce moment une adolescente. Elle représente tellement bien les années 2000 et elle est extrêmement attachante. Grâce à elle, j’ai découvert la danse Para Para et le style Gyaru, qui était un peu comme les emos (au Québec et en Amérique du Nord), mais en plus coloré.
Ce manga est vraiment une belle immersion dans cette époque où le traditionnel se mélangeait au contemporain. On y retrouve ce concept d’honneur envers quelqu’un et de loyauté qui sort directement de la voie des samouraïs, mais transposé dans un style de gangs d’école qui s’affrontent pour le contrôle des territoires.

Un dessin réaliste et évolutif
Les dessins sont vraiment solides. Comme je l’ai déjà mentionné dans mes autres critiques, on a ici un dessin qui se veut plus réaliste, où les personnages changent selon les saisons et où leur style évolue.
Nous sommes à une époque où le look et l’apparence étaient vraiment importants. Je me rappelle moi-même avoir beaucoup changé durant cette période, et ici, les personnages vivent exactement la même chose.

Conclusion
Finalement, ce tome nous ouvre la porte vers un destin qui n’est pas encore très clair, et des changements commencent à montrer le bout de leur nez. L’auteur nous propose une intrigue qui risque d’être très intéressante pour la suite.

Merci à Interforum pour la copie du livre.

La note du Dieu Geek

Pour se procurer le manga, c’est ici.

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