
Le septième tome de Kirin: The Happy Ridder Speedway est sorti le 17 octobre 2025 au prix de 21,95 $. Il s’agit d’une œuvre de Shōhei Harumoto, publiée aux éditions Kasaï. Ce tome compte 202 pages et couvre les chapitres 59 à 68. À noter qu’au Québec, le manga est distribué par les Éditions Interforum.
Une persévérance récompensée
Voici l’exemple parfait d’un manga qui a mérité mon acharnement. Les deux premiers tomes m’avaient loin d’impressionner, tant par leur dessin que par leur récit étrange. Mais aujourd’hui, rendu au septième tome, laissez-moi vous dire que la narration de cette œuvre me laisse constamment sur ma faim.
Le récit nous fait suivre Kirin, qui, après avoir perdu la mémoire, se retrouve dans une ville étrange. Une ville où il doit réussir une série d’épreuves afin de pouvoir s’en échapper. Le problème, c’est que Kirin ne vient pas de cet endroit et ne se souvient plus de la façon dont il y est arrivé. Graduellement, il retrouvera une partie de sa mémoire et se motivera à participer à l’épreuve qui semble pourtant impossible.
Un tome brutal qui pose les bases de la fin
Le septième tome débute de manière abrupte. Hittaki, l’un des personnages clés que nous suivons depuis le premier tome, perd la vie lors de la deuxième et dernière épreuve censée lui permettre d’être éjecté de la ville. Pickles, le policier corrompu, annonce toutefois publiquement, à la demande du maire, que Hittaki a réussi l’épreuve et qu’il est désormais libre comme l’air. L’objectif est clair : maintenir l’illusion que les épreuves sont réalisables afin de conserver une emprise par la peur sur la population et de continuer à attirer des participants, puisque celles-ci rapportent d’importantes sommes d’argent au maire et à la ville.
De son côté, Kirin retrouve sa moto et semble presque prêt à quitter cette ville étrange, où il vit actuellement une relation amoureuse ambiguë, du moins, c’est ce que le manga laisse entendre. Sexualité, violence, règlements de comptes et actes criminels font également partie de ce tome, qui pose les bases d’un nouveau chapitre narratif… possiblement celui de la conclusion.
Une maturité assumée qui fait la différence
Le dessin a beau ne pas être des plus vendeurs, et malgré un prix qui peut en rebuter certains, plus de 20 $ pour ce septième tome, l’histoire prend une direction beaucoup plus adulte que dans les volumes précédents. Les thèmes abordés gagnent en intensité et en profondeur, donnant enfin au récit toute sa portée dramatique.
L’univers devient plus sombre, les enjeux plus sérieux, et les personnages évoluent de façon marquante, ce qui rend la lecture nettement plus captivante. J’ose même dire qu’il s’agit d’un must-read, autant pour les lecteurs de longue date que pour ceux qui apprécient les mangas aux récits matures et sans compromis.
Je donne donc la note de 8,5 sur 10 à ce septième tome, qui réussit à relancer la série et à la mener vers une conclusion prometteuse.
Merci à Interforum pour la copie du manga.

Pour se procurer le manga, c’est ici.