Drôle… mais surtout pénible
Sur papier, Drywall Eating Simulator se présente comme une satire absurde et provocatrice de la vie capitaliste tardive. Une aventure 3D basée sur la physique, où l’on discute avec des gens insupportables, où le stress monte et où la solution ultime consiste à… manger des murs. Dit comme ça, l’idée intrigue. Elle promet quelque chose de décalé, peut-être même de cathartique. En réalité, la lutte est bien réelle, mais pas pour les raisons espérées. Dès les premières minutes, le jeu installe un malaise: non pas un malaise voulu ou intelligent, mais celui d’un titre qui ne semble jamais savoir ce qu’il veut être.

Buffet mural sans saveur
Explorer l’appartement d’un voisin, errer dans un cauchemar commercial ou assister à un gala artistique prétentieux pourrait être l’occasion de proposer une critique mordante ou une mise en scène absurde marquante. Au lieu de cela, ces environnements servent surtout de décors vides, sans personnalité ni intérêt. Briser les murs pour manger du placoplâtre devient rapidement un geste mécanique, dénué de toute surprise. Le «buffet mural» promis n’a aucun goût: ni ludique, ni narratif. La physique, censée être au cœur de l’expérience, n’apporte rien de satisfaisant et donne plutôt l’impression d’un système mal maîtrisé.

Les conversations futiles, voir inutiles
Le jeu insiste lourdement sur ses conversations inutiles. Chaque interaction augmente un niveau de stress, comme si cela devait créer une tension ou une motivation. Or, ces dialogues sont non seulement ennuyeux, mais aussi incroyablement répétitifs. Les technophiles caricaturaux, les rivalités de gamers et les inconnus trop bavards n’ont rien de pertinent à dire. Pire encore, ils ne mènent à rien. On parle, on subit, puis on mange des murs. Encore. Et encore. Rapidement, la patience du joueur s’évapore, non pas de manière intentionnelle ou ironique, mais parce que le jeu est simplement redondant.

Un concept qui s’effondre sur lui-même
L’idée que les cloisons sèches ne jugent pas, ne parlent pas et ne posent pas de questions est amusante… pendant trente secondes. Ensuite, il ne reste plus rien. Contrairement à d’autres jeux de simulation, parfois immersifs, parfois étranges ou même éducatifs, Drywall Eating Simulator ne rentre dans aucune catégorie claire. Il n’explique jamais ses systèmes, n’offre aucun objectif stimulant et ne récompense pas la curiosité. On ne sait pas vraiment quoi faire, et surtout, on ne comprend jamais pourquoi on devrait continuer.

Épargnez-vous la curiosité
Soyons honnêtes: une petite partie de moi voulait vraiment savoir où ce jeu allait mener. J’aime les jeux de simulation, même les plus bizarres. Mais ici, il n’y a ni profondeur, ni humour durable, ni révélation finale. On engage des conversations inutiles, puis on mange des murs. Point. C’est une expérience vide, confuse et profondément ennuyante. Aussi cru que cela puisse paraître, il faut le dire clairement: Drywall Eating Simulator, c’est plate en crisse. Et cette fois, la satire ne sauve absolument rien.

Merci à Peripheral Playbox pour la copie du jeu.

Pour se procurer le jeu, c’est ici.

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