Pirates Outlaws 2: Heritage est un jeux de cartes roguelike dans lequel on incarne un navigateur qui explore différentes îles et affronte différents adversaires sur le chemin périlleux qui vous attend. Le jeu est développé et édité par Fabled Game et est présentement disponible sur Steam en accès anticipé.

Le thème, c’est les pirates
Comme je le disais, il s’agit d’un roguelike dans un univers de pirates. On incarne un aventurier à la tête d’un équipage qui voyage dans un archipel d’îles à la recherche d’ennemis élites et des trésors. Durant chaque expédition, on peut choisir son capitaine avec lequel vient son propre deck de départ. Chaque personnage a aussi le choix entre plusieurs sous-classes qui modifient le deck de départ.

Durant le jeu, la navigation entre les îles constitue la boucle de jeu principale puisque c’est dans chacune de ces îles que l’on peut faire des combats, acheter des reliques pour bonifier son personnage et ravitailler son navire de rations (nécessaires pour voyager d’île en île.)

Les ennemis élites apparaitront au fur et à mesure, et il faut en vaincre un certain nombre pour que l’expédition soit un succès. À la maison, on rapporte de l’or qui est utilisé pour les différentes parties de la méta-progression, soit acheter un nouveau personnage ou une sous-classe, des charmes au cimetière qui servent de bonus permanents ou des éléments cosmétiques pour habiller son personnage (ça, c’est sympa!)

Parlons du combat
Le combat m’a un peu déboussolé puisque je m’attendais initialement à un calque de Slay the Spire, alors qu’on amène quelques idées nouvelles. Les points d’armure sont remplacés par des boucliers qui bloquent entièrement des instances de dégâts, les cartes offensives font la distinction entre corps-à-corps et à distance (ce qui impacte le choix de la cible), et l’énergie (qui sont ici vos munitions) sont des cartes qui font partie de votre deck et vous gérez comment vous allez la régénérer. Parce que oui, les ennemis vont agir plus tôt ou plus tard selon le nombre de cartes que vous jouez. Une autre idée intéressante est l’amélioration de vos cartes qui se déclenche quand vous en avez trois, vous pouvez alors choisir entre deux améliorations au lieu d’une amélioration fixe.

Des problèmes dans la présentation
L’interface de jeu laisse à désirer, que ce soit durant le jeu ou dans le lobby; elle est fonctionnelle mais manque cruellement de peaufinage. Les textes qui dépassent des fenêtres, les menus salement intégrés dans l’interface, les éléments interactifs qui manquent de contraste, et j’en passe. À nouveau, oui c’est fonctionnel, mais c’est pas beau. Durant les combats, les animations sont molles, le feedback des cartes est inexistant, ça rend le tout difficile de s’intéresser au jeu.

C’est dommage parce que le jeu a une forte identité visuelle: le style de dessin utilisé (pas mon style préféré, on se le dit) est quand même passable et pourrait être vraiment super avec un peu plus d’amour. Fait amusant: les joueurs reprochent beaucoup que les personnages jouables n’aient pas d’yeux en jeu, mais qu’ils en aient dans le menu.

Au final, à quoi bon?
En vrai, le jeu est potable, et à quelques bonnes idées dans le lot, mais la présentation me repousse carrément et me sort de l’immersion. Comme le jeu est encore en Early Access sur Steam, on peut s’attendre à des améliorations conséquentes à suivre, mais bon, si je me base sur ce que j’ai entre les mains, j’irais voir ailleurs.

Merci à Fabled Game pour la copie du jeu.

Pour se procurer le jeu, c’est ici.

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