
Une autre petite critique de votre Dieu Geek préféré. Übel Blatt ! Ah que ce manga continue à me surprendre, et je dois dire que je le dévore chaque fois que j’ai un tome entre les mains. C’est certain que, d’un, je suis un fan du genre dark fantasy et qu’Etorouji Shiono réussit vraiment bien à nous exposer un monde sous la joug de ce genre.
Traduit en français par les éditions Ki-oon et écrit et dessiné par Etorouji Shiono, ce manga nous offre une histoire de vengeance qui sort de l’ordinaire. Köinzell est un jeune demi-elfe qui, en fait, n’est pas si jeune que ça. Il est en réalité Ascheriit, un guerrier redoutable qui, vingt ans plus tôt, a été tué par ceux qu’on appelle aujourd’hui les Sept Héros. Cette œuvre est sa quête de vengeance, mais aussi la découverte d’un monde qui a changé depuis son départ.
Nous en sommes maintenant rendus au septième tome, et je vous le dis : on continue d’en découvrir encore beaucoup dans celui-ci.
L’assaut de la forteresse volante
Köinzell s’infiltre dans la forteresse volante de Barestar, bien décidé à éliminer sa deuxième cible. Mais le comte, qui a sombré dans la paranoïa la plus totale, a décidé de tenter d’envahir la ville libre de Jullas-Abllas. Cependant, Köinzell n’aura pas seulement Barestar sur son chemin: le redoutable Ikfes, escrimeur de génie qui aspire au titre de maître de l’épée, lui barre également la route.
La culpabilité au cœur du récit
Encore un autre tome intense, mais il y a ici un thème que je ne croyais pas voir chez l’un des Sept Héros, et encore moins de la part de Barestar, qui avait été présenté comme un comte avide de pouvoir. Pourtant, la culpabilité est omniprésente dans ce volume. Le comte devient paranoïaque et commence même à halluciner.
Cette descente dans la folie choque même Köinzell, mais elle ne freine en rien sa quête de vengeance. La vraie question est plutôt de savoir si Ikfes sera capable de l’arrêter. Etorouji Shiono réussit ici à installer une intrigue vraiment intéressante, mais aussi intense et étonnamment profonde.
Un entourage imposé
J’aime aussi le fait qu’on ne suive pas uniquement Köinzell, mais également son « entourage ». J’utilise des guillemets parce que cet entourage n’est pas vraiment son choix. Plus d’une fois, Köinzell tente de continuer en solitaire, mais c’est l’impact de ses actions qui fait que ces personnages gravitent autour de lui et que, comme lecteur, on a envie de les suivre.
Moins de nudité… enfin presque
Pour ceux qui souhaitent de la nudité dans tous les tomes de ce manga, eh bien, celui-ci est jusqu’à présent celui qui en contient le moins. J’ai été surpris de ne pas en voir à chaque détour de page, surtout que, jusqu’ici, même dans les tomes plus axés sur l’action, il y avait toujours quelques scènes de nudité.
Dans ce tome, l’auteur semblait avoir décidé de garder une certaine pudeur chez ses personnages… mais faut croire que votre Dieu Geek avait tort, puisque la princesse Elsaria, l’une des chevaliers des Sept Lances, décide de prendre un bain. Quoi de mieux pour réfléchir qu’un bon bain, n’est-ce pas ?
Un visuel toujours solide
Le reste du visuel demeure fidèle à lui-même. Chaque page est dessinée avec précision afin que chaque case serve parfaitement le scénario qu’Etorouji Shiono veut nous raconter.
Conclusion
Pour finir, Übel Blatt continue sur sa lancée et nous raconte l’une des meilleures histoires de vengeance que j’ai lues, pour être honnête. Visuellement, ça reste solide, malgré le fait que l’auteur ne puisse s’empêcher d’inclure de la nudité. Personnellement, ça ne me dérange pas, mais je sais que certains d’entre vous pourraient trouver ça « too much ».
Toutefois, si vous passez outre cet aspect, on a droit à une excellente histoire jusqu’à présent. Bon, je me lance sur la suite.
Merci à Interforum pour la copie du livre.

Pour se procurer le manga, c’est ici.


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