
Le tome 3 de Goblin Slayer: Daikatana marque une étape importante dans le rythme et la profondeur de la série. Dès le début, le manga nous plonge dans une mission d’escorte impliquant deux jeunes filles, un point de départ en apparence classique, mais qui s’intègre parfaitement à l’univers brutal et imprévisible de Goblin Slayer. Rapidement, la mission prend une tournure plus grave lorsque le groupe s’enfonce dans un donjon afin de porter secours à des aventuriers grièvement blessés. Cette entrée en matière fonctionne très bien, car elle met immédiatement l’accent sur la solidarité et l’humanité du groupe que l’on suit depuis le début.
Ce tome insiste particulièrement sur l’aspect humain des protagonistes. Sans hésitation, ils viennent en aide aux aventuriers blessés, malgré les dangers évidents du donjon. Ce moment est important, car il montre que, même dans un monde dominé par la violence et la survie, certains aventuriers restent guidés par un véritable sens du devoir et de la compassion. Goblin Slayer, souvent perçu comme froid et méthodique, évolue ici au sein d’un groupe qui agit avec cœur, ce qui apporte un contraste intéressant.
L’un des éléments les plus marquants de ce tome est l’apparition d’un nouvel ennemi, bien différent des gobelins habituels. Cette fois, la menace vient d’autres aventuriers, des individus prêts à éliminer les débutants pour les dépouiller de leur équipement. Cette révélation dévoile une facette bien plus sombre du métier d’aventurier et renforce l’idée que les monstres ne sont pas toujours les plus dangereux. Ce passage apporte une tension psychologique forte et enrichit l’univers en montrant ses zones grises, où la morale devient floue.
La fin du tome entretient habilement le mystère avec l’apparition d’une mystérieuse demoiselle, qui évoque l’existence d’un repaire appartenant à ces aventuriers « barbares », plus loin dans le donjon. Information réelle ou simple rumeur ? Le doute persiste et donne clairement envie de découvrir la suite.
Il est aussi important de souligner un détail récurrent mais très appréciable : les pages bonus en début de tome. Toujours détachées de l’intrigue principale et teintées d’humour, elles offrent une pause légère bienvenue dans un univers habituellement sombre. Enfin, les pages finales sous forme de roman ajoutent une vraie variété de lecture. Ce choix original enrichit l’expérience et prouve que Daikatana ose expérimenter, tout en restant fidèle à l’esprit de la licence.
Merci à Interforum pour la copie du livre.

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