Ça arrive très rarement que votre Dieu Geek préféré sorte de sa lecture complètement perdu, mais je dois dire que Pandora Hearts de Jun Mochizuki est vraiment un casse-tête qui pourrait donner mal à la tête à plusieurs d’entre vous.
Néanmoins, les éditions Ki-oon nous offrent une superbe Perfect Edition pour la version française du manga, et cette fois-ci j’ai même eu droit à un beau petit signet. Mais la vraie question : après avoir aimé l’intrigue des trois premiers tomes, est-ce que je m’y retrouve toujours malgré cette narration chaotique ?
Je crois que c’est littéralement la meilleure description de cette histoire : une narration chaotique.
Vincent Nightray a kidnappé Sharon ! En échange de la jeune fille, il exige que Xerxes détruise la clochette arrachée à grand peine au chat du Cheshire et qui abrite l’un des souvenirs d’Alice… Un souvenir qu’apparemment certains ne souhaitent pas voir ressurgir !Afin qu’Oz puisse se changer les idées après ce fiasco, Oscar décide de s’infiltrer avec lui dans l’école d’Ada, que le jeune rescapé de l’Abysse n’a toujours pas revue depuis son retour…

Une plongée dans la folie façon Jun Mochizuki
Si je croyais comprendre ce qui se passait dans les trois premiers tomes, je n’en suis plus si sûr avec celui-ci. L’histoire, inspirée d’Alice au pays des merveilles, qui au départ nous offrait une intrigue où des gens obtenaient des pouvoirs via des entités issues de l’Abysse, se transforme maintenant en récit qui défie les lois du temps, de la réalité, et même du bon sens.
On se demande constamment ce qui est vrai ou non. C’est de la pure folie — assumée — et je comprends très bien le but de l’autrice. Jun Mochizuki pousse ici le thème de la folie de Lewis Carroll à un niveau qui dépasse l’entendement.
Dans ce volume, on effectue plusieurs bonds dans le temps, et on en apprend beaucoup sur Xerxes Break, ainsi que sur ses liens avec Oz, Gil et Alice.

Un chaos maîtrisé… et étrangement délicieux
C’est une lecture compliquée, mais tellement intrigante.
L’univers est riche, les informations sont distillées morceau par morceau, et lorsque tu crois comprendre quelque chose… tu réalises assez vite que non, pas du tout.
Ce qui s’est produit il y a 100 ans lors de la tragédie de Sablier ne semble d’ailleurs pas être ce qu’on croyait. L’intrigue devient de plus en plus dense, un peu chaotique, mais ce chaos est addictif. Même si on ne comprend pas tout, on veut savoir. On veut comprendre. On tourne les pages avec l’espoir de mettre la main sur un morceau de vérité.

Un dessin magnifique, mais parfois déroutant
Le dessin est vraiment superbe, et même si je suis le premier à me plaindre des cases trop blanches, ici ça fonctionne.
Je suis obligé de m’avouer vaincu : ce style, que je n’aime pas d’habitude, donne un rendu magnifique dans certaines scènes, surtout parce qu’il est utilisé pour mettre l’accent où il faut.
Le seul bémol : les personnages se ressemblent beaucoup.
Ça m’est arrivé plus d’une fois de devoir analyser un détail précis pour différencier deux personnages. Par exemple, dans ce tome, j’ai trouvé que Xerxes avait parfois des airs d’Oz. Sans sa mèche qui cache son œil gauche, j’aurais peut-être passé à côté. Peut-être que c’est voulu… peut-être.

En conclusion
J’adore toujours ma lecture, même si j’ai dû retourner en arrière plus d’une fois pour bien assimiler tout ce qui se passe. Cette Perfect Edition est tout simplement sublime et un excellent ajout à une collection de manga.

Merci à Interforum pour la copie du livre.

La note du Dieu Geek

Pour se procurer le manga, c’est ici.


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