Jellyfish Can’t Swim in the Night a été un anime qui m’a surpris lors de sa sortie en avril 2024. Il a été produit par le célèbre studio de Doga Kobo spécialement pour célébrer leurs 50 ans. L’histoire de la série est un anime original écrit par Yūki Yaku qui a aussi écrit la série The Bottom-Tier Character Tomozaki et comporte 13 épisodes.

Résumé
Jellyfish Can’t Swim in the Night suit la vie de Mahiru Kouzuki, une jeune artiste qui finit son secondaire mais qui est en dérive dans sa vie. C’est une jeune femme très talentueuse mais qui a renoncé à son art depuis des années après qu’elle ait tenté de montrer une muraille d’un méduse dans la nuit qu’elle a peinturé à ses amies qui n’ont pas su apprécier son art et ont fini par involontairement la blesser. À cause de ça, elle a arrêté de faire de la peinture et essaie de se trouver un sens à sa vie.
Cependant, un soir, elle replace devant sa muraille qui est utilisée par une artiste pour promouvoir un mauvais clip musical. À sa grande surprise, une passante lève le ton et interrompt le clip de l’artiste pour lui dire de profaner la muraille de Mahiru et de cesser de l’utiliser pour un show de musique miteux tout en proclamant que c’est son œuvre préférée!
Mahiru découvre rapidement qui est cette passante qui est une jeune femme du nom de Kano Yamanouchi, une musicienne au passé trouble qui tente de recommencer à jouer de la musique pour les autres. Celle-ci est aussi une grande fan des peintures que Mahiru a faites quand elle était plus jeune. Kano finit par inspirer Mahiru à recommencer à faire de l’art et réalise très rapidement que les deux pourront s’aider en fondant un groupe musical du nom de JELEE. Pour la suite des choses, nos deux protagonistes finissent par recruter d’autres personnages, la pianiste Kim Anouk Mei Takanashi et la V-Tuber Kiui Watase, alias Nox Ryugasaki, pour les aider dans leur parcours artistique.

La découverte de soi
L’histoire de Jellyfish Can’t Swim in the Night est une belle histoire sur la découverte de soi face à un passé trouble. Chacune des membres de JELEE sont des jeunes femmes très talentueuses artistiquement mais qui ont connu des revers majeurs qui ont fait qu’elles se sont éloignées de leurs passions ou d’elles-mêmes. Comme mentionnée dans le résumé, Mahiru a perdu sa passion pour la peinture quand ses amies, sans le savoir, ont insulté sa plus grande œuvre à date et passe son temps à craindre le jugement des autres, ne voulant pas être vu comme étant cringe et de se faire moquer d’elle. Il y a l’histoire de Kiui qui était une fille extravertie qui adorait les mechas, les animes et les mangas mais qui s’est retrouvée isolée après qu’elle s’était retrouvée dans une école privée très conformiste et où personne ne voulait partager ses passions ou l’inclure à cause de ses passions. Ainsi, elle a fini par arrêter l’école et s’est isolée, devenant à la place une V-Tuber pour cacher ses échecs personnels et se battant contre une addiction aux jeux de gacha.

Les événements de la série font en sorte que nos différents personnages apprennent à s’affirmer dans leurs passions mais montrent aussi comment ce parcours est difficile à faire. Certaines se retrouvent confrontées à leur passé et doivent surmonter le fait que ce passé tente de les détruire à nouveau. On les voit aussi explorer de nouvelles avenues pour grandir en tant que personnes et artistes.

Des personnages très attachantes
Pour des geeks et des nerds, les membres de JELEE sont des personnages en qui on peut facilement se retrouver. Ce sont des personnes dont les passions se sont faites moquer ou piétiner par les gens autour d’eux mais qui ont pu se trouver et qui s’aident à vivre leurs passions et explorer de nouvelles façons d’exprimer leurs passions. Par exemple, on découvre que l’art de Mahiru a fini par inspirer Kano à persévérer malgré les obstacles très épouvantables auxquels celle-ci a fait face avant leur rencontre au début de la série. Ensuite, quand Mahiru découvre la musique de Kano et travaillent ensemble dans leur groupe, Mahiru apprend progressivement qu’elle peut être fière de son art et qu’il y aura toujours des gens pour apprécier ses œuvres.


Il y a aussi d’autres personnages secondaires auxquels on peut facilement s’attacher comme Shizue Baba. Elle est introduite comme une artiste un peu idiote qui tente de devenir populaire par tous les moyens mais finalement, on découvre que c’est une mère monoparentale qui jongle plusieurs emplois pour s’occuper de sa petite fille qu’elle adore en plus d’essayer de percer comme artiste. On la voit même presque sacrifier sa carrière pour protéger sa fille de ses bullies.

Une trame sonore et une animation digne d’un anime d’anniversaire
Étant un anime sur un groupe de musique, Jellyfish Can’t Swim in the Night nous offre de très belles chansons au travers de ses épisodes qui sont “écrites” et “interprétées” par le groupe des personnages. Ces chansons inspirantes représentent bien l’histoire de Mahiru et Kano et racontent les deux se sont, d’une façon très poétique, sauvées l’une l’autre. Par exemple, la première chanson que JELEE compose et joue dans la série, Saikyou Girl, parle de comment leur rencontre leur ont permis de trouver le morceau manquant pour qu’elles commencent à grandir comme personnes tandis que la chanson finale de la série (également la plus mémorable selon moi avec la chanson du ending), Deep Sea Swimming, raconte les deux se sont sauvées mutuellement et peut même être vue comme une lettre d’amour entre Mahiru et Kano.

Quant à la chanson d’ouverture, Irodori par KanoeRana, elle représente bien les difficultés de suivre ses passions malgré le jugement des autres, suivant la thématique principale de l’anime. Le générique de fin, 1 Nichi wa 25 Jikan chantée par Anna Tsurushima, chante sur comment nos personnages n’ont pas assez de temps dans une journée pour être ensemble pour leurs projets mais certaines paroles peuvent être interprétées comme étant chantées du point de vue de Mahiru et Kano qui souhaite pouvoir passer plus de temps ensemble avec un sous-entendu romantique.


Par ailleurs, même si le groupe est techniquement fictif, JELEE sort à l’occasion de nouveaux clips musicaux qui sont disponibles sur leur page Youtube.

Pour complémenter cette musique, la série est aussi extrêmement bien animée. Les scènes où on voit Kano et son groupe performer sont très fluides et en général, l’animation est superbe. Il y a aussi des effets de transitions très mémorables pour montrer les états d’âmes des personnages. Par exemple, quand Mahiru agit d’intervenir pour protéger sa muraille, il y a soudainement un effet de rembobinage pour montrer qu’elle a fabulé tout ça. Les effets visuels pour d’autres scènes sont aussi superbement bien faits. Par exemple, quand l’une des filles confronte des gens qui la moque et prend confiance pour se défendre, on a droit à une superbe animation où on voit une transformation nous rappelant celle d’un super héros.

Des personnages gaspillés et une fin un peu abrupte?
Pour toutes ses forces, Jellyfish Can’t Swim in The Night a ses défauts et le plus flagrant à mon avis est comment certains personnages sont mal utilisées. Il y a la personnage de Mei dont la personnalité est largement limitée à être une fan obsédée de Kano sans plus de développement durant la série tandis que le personnage de Shizue Baba se fait réduire à une série de mauvaises blagues après un arc très satisfaisant où on la voit enfin connaître du succès. Il y a aussi le fait que la série semble vouloir établir une romance entre Kano et Mahiru mais ne veut pas s’y commettre. Finalement, la fin de la série résout les conflits finaux de façon abrupte. Sans trop divulguer, les deux antagonistes principales, sans préavis, finissent par changer d’avis et interviennent en faveur de nos protagonistes alors qu’elles étaient montrées comme étant hostiles à nos protagonistes tout le long de la série.

Conclusion
Jellyfish Can’t Swim in the Night est, malgré ses défauts, une belle série sur la redécouverte de soi et de ses passions. Son animation et sa superbe trame sonore nous immerge tandis que ses personnages et leur poursuite de leur passion réussissent à capturer nos cœurs, nous donnant de les voir réussir et trouver leur bonheur. Tout cela fait en sorte que c’est un anime digne d’être un anime pour célébrer les 50 ans de Doga Kobo, un studio réputé pour ses excellents animes. Pour cela la série se mérite un solide 7.5/10, étant limité par les défauts mentionnés plus tôt. Étant un anime original, l’histoire de Jellyfish Can’t Swim in the Night est complète et vous pouvez donc suivre l’intégralité de son histoire de JELEE sur Hi-Dive.

Pour visionner l’anime, c’est ici.

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Avatar de Kinh-Luyên Huynh

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