NASCAR 25 débarque sur PC un mois après sa sortie officielle sur Xbox Series et PS5. Lancé le 11 novembre dernier, iRacing.com Motorsport Simulations LLC revient avec un nouveau titre sous licence NASCAR. iRacing ayant acquis la licence à la fin de l’année 2023, il était presque évident qu’un nouveau jeu allait finir par voir le jour. On peut également imaginer que le studio souhaite désormais s’implanter plus solidement dans le marché des consoles.

Pour ma part, j’ai eu l’occasion de tester le jeu sur PC via Steam. Et honnêtement, pour un titre arborant la bannière iRacing, je m’attendais à quelque chose de nettement supérieur. iRacing est pourtant l’une des plus grandes références du simracing, reconnue pour son sérieux, sa précision et son réalisme.
Mais ici, avec NASCAR 25, les problèmes se sont empilés les uns sur les autres, au point de rendre l’expérience bien en dessous des attentes.

Problème de configuration
Tout d’abord, au moment où j’écris ces lignes, je sais que des mises à jour arrivent régulièrement. Depuis le 12 novembre, j’ai donc dû vérifier chaque patch ajouté au jeu pour comprendre ce qui avait été corrigé… ou non.

Mais commençons par le mapping des volants.
Je possède deux volants : un Fanatec et un Turtle Beach, tous deux compatibles PC/Xbox. Et honnêtement, j’ai eu autant de misère à configurer l’un que l’autre. Dès que je règle les touches et que je quitte le menu des paramètres, l’écran de configuration reste figé à l’image de départ, superposé par le menu principal. Résultat : je dois fermer complètement le jeu et le relancer à chaque fois.
Je ne sais pas pour vous, mais c’est franchement désagréable, surtout quand ça arrive 3, 4, 5… même 6 fois d’affilée. Finalement, j’arrive à régler les touches, mais l’expérience est déjà entachée.

Ensuite vient le retour de force
Il est quasiment inexistant. Impossible d’ajuster la puissance du volant ou d’accéder à des options plus avancées. Les paramètres sont très limités : on peut choisir entre manette ou volant et assigner quelques commandes, mais rien de détaillé pour le FFB. Pour un jeu estampillé iRacing, ça fait extrêmement pauvre.

C’est d’ailleurs ce qui me fait penser que le jeu a été pensé avant tout pour les consoles, puis porté sur PC. Sur consoles, certes, il existe des volants, mais la grande majorité des joueurs roulent à la manette. Tout semble indiquer que NASCAR 25 a été calibré en priorité pour eux.
Pourtant, dans iRacing, la configuration d’un volant est simple, claire et complète. Ils auraient très bien pu reprendre leurs propres menus, leurs propres paramètres, et les intégrer directement dans NASCAR 25. Ça aurait été logique, cohérent… et surtout beaucoup plus agréable.

Mais non…

Gameplay
En termes de contenu, le jeu paraît correctement rempli. Pas riche, mais suffisamment fourni pour offrir une bonne base. On retrouve quatre ligues officielles : la Xfinity Series, la Craftsman Truck Series, la Cup Series et la ARCA Menards Series. Quatre catégories intéressantes, chacune avec ses propres voitures et son propre style de course.

Le jeu propose aussi plusieurs modes : multijoueur, course simple, championnat, ainsi qu’un mode carrière plutôt solide. Dans ce dernier, vous commencez au bas de l’échelle et progressez vers les catégories plus prestigieuses et exigeantes. Plus vous avancez, plus vos sponsors vous fixent des objectifs ambitieux, et plus les opportunités s’ouvrent à vous. Sur le papier, c’est motivant et bien structuré.

Une fois en piste, cependant, le constat est différent.
J’ai trouvé le gameplay clairement orienté arcade : simple, permissif, avec un modèle physique minimaliste. Les voitures ont un comportement très léger, facile à contrôler et rapide à rattraper en cas d’erreur. Rien à voir avec ce qu’on pourrait attendre d’un titre associé à iRacing.

Comme je l’ai mentionné plus tôt, je pense que tout a été pensé d’abord pour le marché console, donc pour la manette. Et ça se ressent directement dans la conduite.

Graphisme et sons
Bon, parlons des graphismes…
Le jeu est beau : les ombrages, la lumière et les décors sont bien réalisés. Pourtant, il manque un petit quelque chose au niveau des détails, ce qui fait que certains éléments auraient pu être un peu plus travaillés pour rendre l’ensemble encore plus immersif. Malgré cela, l’expérience visuelle reste agréable et plaisante à regarder.

En revanche, du côté du sound design, rien à redire. C’est même l’un des rares points réellement positifs que je peux attribuer au jeu. Les sons sont précis, puissants et très immersifs. Rien n’est plus satisfaisant que d’entendre les moteurs rugir au cœur du peloton.
La trame sonore, elle aussi, est excellente : une sélection musicale variée qui saura plaire à un large éventail de joueurs et accompagner parfaitement l’action.

Conclusion
En résumé, NASCAR 25 arrive avec de bonnes intentions et un nom prestigieux derrière lui, mais peine clairement à offrir une expérience solide et aboutie. Ce qui aurait dû être une extension naturelle du savoir-faire d’iRacing dans l’univers console se transforme plutôt en un titre maladroit, manquant de finition, de stabilité et de profondeur. Une véritable déception pour les fans qui espéraient retrouver la rigueur et la qualité associées à la marque iRacing.

À cela s’ajoute son prix affiché à 77,99 CAD plus taxes sur Steam, un montant franchement élevé compte tenu de ce que le jeu propose présentement. Pour un produit aussi limité et aussi problématique à son lancement, le rapport qualité-prix est difficile à justifier.

J’espère sincèrement que les développeurs corrigeront rapidement les nombreux problèmes rencontrés. De mon côté, j’ai l’intention de revenir sur le jeu dans quelques mois pour en refaire un deuxième avis, voir son évolution et déterminer si mon avis peut changer avec le temps et les mises à jour.

Merci à iRacing pour la copie du jeu.

Pour se procurer le jeu, c’est ici.

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