
Don’t talk to strangers est un mini jeu de société créé en 2021 par Ben Stoll et distribué, en français, par Pierre Belvedère en 2025. Conçu pour 1 à 4 joueurs, âgés de 14 ans et plus, d’une durée de 15 à 20 minutes, il s’agit d’un jeu de cartes d’actions. Dans la boîte : un livre de règles, 100 cartes, 10 jetons Alien, 1 plateau de jeu recto verso (Quartier A et B), 1 jeton Soucoupe Volante et 40 jetons Enfant (4 couleurs/10 par joueur).

Sauvons les gamins
Note : Dans cette critique, “gamins” désignera les enfants.
Le but du jeu est d’amener le plus de gamins en lieu sûr avant que le dernier extraterrestre fasse son apparition en ville (sur le plateau de jeu). Chaque gamin en lieu sûr rapportera des points au joueur en fin de partie.
À son tour, un joueur pourra :
- Prendre un gamin de sa réserve et le mettre en jeu à l’école.
- Jouer une carte d’action de sa main pour déplacer l’un d’eux de l’école vers un espace Lieu sûr (ex. : une piscine, un parc, un manoir, un gymnase ou un pavillon).
Chaque Lieu sûr permet de mettre en sécurité un certain nombre de gamins et donnera un nombre de points spécifique (les lieux sûrs qui accueillent peu de gamins rapportent généralement plus de points).
Pour terminer son tour, le joueur pigera une carte dans la pioche pour atteindre le maximum permis. S’il s’agit d’une carte Alien, il devra immédiatement placer un jeton Alien sur le plateau à l’un des endroits désignés de son choix (certains chemins seront alors bloqués). La partie se termine lorsque le 8e Alien est pigé dans le Quartier A ou le 10e dans le Quartier B.

L’effet des cartes d’action
À la base, les joueurs ont 3 cartes maximum en main et peuvent déplacer 1 seul gamin. Certaines cases Lieu sûr permettent d’augmenter la limite de cartes en main et le nombre de gamins pouvant être mis en jeu et déplacés en même temps.
Voici d’autres exemples de cartes d’action :
- Soucoupe volante : Si pigée, le joueur lancera le jeton Soucoupe volante (pile ou face). S’il tombe du côté soucoupe, un gamin (même s’il est en lieu sûr) sera retiré définitivement du plateau, kidnappé par les Aliens. S’il tombe du côté gamin, ils sont tous sains et saufs et restent en jeu.
- Bus municipal ou scolaire : Si un gamin est sur l’une des cases Bus municipal ou scolaire, ces cartes permettent de le déplacer dans un autre bus du même type (permettant de le déplacer plus rapidement vers un lieu sûr).
- BMX : Permet de passer sur une case occupée par un jeton Alien.
- Bal promo : Permet de déplacer directement un enfant vers une case Lieu sûr Bal promo ou Gymnase.
- Men in Black : Permet de retirer un jeton Alien du plateau.
- Planche à roulettes : Permet un déplacement de 3 cases.
Un petit jeu surprenant
Don’t talk to strangers est l’un des 3 jeux de Ben Stoll dans cette lignée avec ce look rétro. Les 2 autres étant Let’s Dig for Treasure et Let’s Summon Demons, ils permettent chacun d’expérimenter des mécanismes différents. Ayant aimé Let’s Dig for Treasure (mécanisme : pousse ta chance), j’avais hâte d’essayer celui-ci et je n’ai pas été déçu.
Les parties sont rapides grâce à la fluidité du gameplay. On joue, à tour de rôle, jusqu’à la fin de la partie. Le jeu est petit, permet de l’apporter facilement et d’y jouer partout. Le petit plateau de jeu contient beaucoup d’informations mais est visuellement facile à comprendre. Certaines personnes pourraient toutefois avoir de la difficulté avec la manipulation des jetons sur le plateau.
Le livre de règles est court, concis et facile à comprendre. On y retrouve facilement les informations que l’on recherche.
J’aime beaucoup le visuel du jeu (les cartes, les jetons et le plateau de jeu) avec son style BD à la Archie et Jughead. Il apporte un certain look rétro et j’aime le fait qu’il ne ressemble à aucun autre jeu que j’ai joué jusqu’à maintenant. Les cartes sont attrayantes et les actions, clairement expliquées, sont faciles à comprendre.
La stratégie est très simple : jouer une carte pour amener, le plus vite possible, nos gamins vers des lieux sûrs qui vont nous rapporter le plus de points à la fin de la partie.
Un aspect qui pourrait déplaire à certains, c’est le côté « take that » du jeu. On peut jouer stratégiquement pour bloquer le chemin ou certains lieux sûrs afin de mettre des bâtons dans les roues des autres joueurs.
La chance basée sur les cartes pigées est un autre point négatif. Piger des cartes qui ne m’aident pas me limite dans ma stratégie et dans les actions que je peux faire à mon tour (ex. : si je n’ai aucun gamin dans un autobus et que j’ai 3 cartes Bus scolaire en main, je suis limité dans mes choix).
Impressionné par ceux que j’ai essayés (celui-ci et Let’s Dig for Treasure), je vais tenter de me procurer les 2 autres pour les avoir dans ma ludothèque.
Un jeu qu’il me fera plaisir de faire découvrir à tous ceux qui aimeraient l’essayer.
Merci à Pierre Belvédère pour la copie du jeu.

Pour se procurer le jeu, c’est ici.


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