Après le succès du premier film en 2022, Jalmari Helander revient avec une suite au film de guerre Sisu. Le film met en vedette Jorma Tommila dans le rôle d’Aatami Korpi, un vétéran de guerre finlandais qui, après avoir affronté des nazis durant la Seconde Guerre mondiale dans le premier film, affrontera maintenant des Soviétiques, dirigés par les personnages de Igor Draganov (Stephen Lang) et un officier joué par Richard Blake.

Celui qui refuse de mourir
En 1946, après le décès de sa famille durant la Deuxième Guerre mondiale, Aatami Korpi, « l’homme qui refuse de mourir », désassemble sa maison afin de la reconstruire dans une zone finlandaise hors de l’occupation soviétique. Sur sa route, l’Armée rouge envoie Igor Draganov, l’assassin de sa famille, pour l’éliminer une fois pour toutes. Cependant, son armée et lui apprendront à quel point cette tâche est plus aisée à dire qu’à faire…

Les couleurs de la guerre
La cinématographie est le premier élément qui avait capté mon attention durant le film. Avec ses teintes désaturées, accentuées avec les décors et les costumes sales et ensanglantés, le film représente visuellement le côté sombre de la guerre, et ne montre des couleurs vives que pour le sang (et encore) et les titres de chapitres.
Sur ce point, d’ailleurs, comme durant le premier film, des chapitres séparent les différentes séquences du film, ce qui nous permet de faciliter la lecture de l’histoire.

Chuck Norris rencontre John Wick en Finlande
Après le film, c’était comment mes amis et moi avions décrit le personnage de Korpi.
Étant un « one man army », il se trouve dans des situations improbables face à plusieurs individus armés, où il arrive à s’en sortir in extremis. Que ce soit par son agilité, sa prouesse, sa stratégie, ou son expérience. Ou tout simplement parce qu’il est increvable. Pas qu’il soit immortel, c’est juste qu’il n’accepte pas la mort, tel un Wolverine finlandais. Au détriment de ses ennemis qui ont des sueurs froides à sa vue.

Mais outre ce côté surhumain, c’est aussi par ses réflexions vives et efficaces qui lui permettent de survivre durant la première partie du film (jusqu’à ce que son côté « Chuck Norris » prenne le dessus durant la deuxième partie du film). Sur ce point, j’apprécie la caractérisation du personnage. Tout comme son côté mélancolique, silencieux, et traumatisé par la guerre, que Jorma Tommila peut projeter sans nécessiter (ou presque) de dialogues (j’aurais juste aimé).
Sur une note plus humoristique, le titre du film, « sisu », est un terme finlandais qui ne peut se traduire, qui évoque le courage et une détermination inimaginable, qui se manifeste surtout devant le désespoir. En voyant le personnage de Korpi, mon ami a trouvé une équivalence française au mot. « Cafard ».

Plus humoristique qu’on pourrait s’y attendre
En parlant de l’invincibilité du personnage, il faut préciser… Ne vous attendez pas à un film de guerre réaliste.

Malgré son esthétique de guerre, son ton sérieux et mélancolique, et son protagoniste taciturne, le film, étonnamment, ne se prend pas tant au sérieux. Non seulement avec son héros qui survit à des situations improbables, mais aussi avec plusieurs scènes où le niveau de physique employé est semblable à un film Fast & Furious. Ces moments, combinés à l’humour noir et morbide de certaines scènes, donnent lieu à plusieurs moments de comédie inattendus (la salle riait à plusieurs reprises).

De plus, l’histoire joue également avec plusieurs tropes de films d’action ou de guerre à des fins de comédies ou de subversion, notamment dans une scène dans les couloirs d’un train. Ce point rend le film accessible sans pour autant le rendre complètement cliché.
Combiné à la prémisse simple du scénario, c’est le type de film où il vaut mieux laisser son cerveau à la porte d’entrée du cinéma, et ne pas s’attarder aux détails et à la logique du film. Comment le gars a-t-il pu survivre à cette explosion? Qu’importe, il a l’air cool.

Plus du premier film
Si vous avez aimé le premier film, c’est plus de ce que vous aviez apprécié. Une intrigue pas trop complexe, un Finlandais dur à cuire, et des ennemis qui se font massacrer à vue d’œil. C’est fois-ci, par contre, l’échelle, les explosions et les combats sont plus massifs qu’avant.

Est-ce que vous avez besoin de voir le premier film pour suivre le deuxième? Non. Malgré la chronologie, les deux histoires sont assez indépendantes l’une de l’autre.
Le seul point négatif, c’est que vu que ce n’est que plus du premier film, le deuxième n’apporte pas grand-chose de nouveau. Donc si le premier film ne vous a pas plu, le deuxième ne vous gagnera pas plus.

Conclusion
Sisu: Road to Revenge est un film d’action de guerre et de comédie noire qui plaira aux fans du premier film ainsi qu’aux amateurs de films d’action et de guerre. Avec une prémisse simple, mais un protagoniste fascinant à suivre par sa ténacité, ce film est un divertissement agréable et accessible. Et surtout, avec une durée d’environ 90 minutes, le film ne prend pas plus de temps que nécessaire, et se digère bien.


Merci à Sony Pictures pour la projection en avant-première!

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