Je ne connaissais pas Tsuyoshi Takaki avant Heart Gear et je dois dire que cet auteur me surprend, non pas pour son talent en dessin qui fait plaisir aux yeux et aux amateurs d’éléments “fan service”, mais bien pour sa plume et pour la philosophie derrière son œuvre.
Nous n’avons pas ici un “Shonen” comme les autres. Oui, il y a de l’action et des scènes de combat spectaculaires, mais on entre aussi dans des questions qu’on se pose aujourd’hui : notre rapport au quotidien avec la technologie.
Nous sommes, qu’on le veuille ou non, dépendants de cette technologie. Et cette œuvre que Ki-oon m’a fait découvrir chamboule encore plus mon quotidien face à la technologie. En tant que Dieu Geek, ça fait beaucoup partie de ma vie.
Allons voir ensemble ce 4e tome.

Un tournant majeur dans l’histoire
La vraie nature de Roue a été découverte ! La voilà désormais prise au piège dans un espace virtuel situé au cœur du Valhalla… Pire encore, Odin l’a utilisée pour modifier tous les programmes de base des gears, donnant ainsi la priorité aux ordres du général, dont l’autorité est totale.
Heureusement, grâce à l’aide de la jeune fille, Chrome est libéré de ce contrôle absolu : ni une ni deux, il se lance à son secours, flanqué de Rock, le petit camgear !
Seulement… comment vaincre Odin, devenu plus puissant que jamais ?

Action, humour et philosophie
Il y a de tout dans ce volume : action, humour, philosophie, et pour le plaisir de nos yeux, la jolie gear de combat Hildr, qui cette fois-ci se range du côté de Chrome pour affronter Odin.
Mais c’est vraiment le côté philosophique qui est intéressant, surtout autour du principe de la volonté.
L’IA dans cette histoire est tellement développée que les gears en sont dotés afin de mettre en application leur programme principal. C’est pour cette raison que certains deviennent des insanes : des gears ou robots devenus incontrôlables et violents.
Mais certains développent une volonté distincte. Prenons Odin par exemple : ce gear a été créé pour la guerre. Mais lorsque les humains se sont éteints, la guerre n’était plus une option et son rôle n’était plus nécessaire.
Que devait-il faire maintenant ?
C’est pour cette raison qu’il a bâti le Valhalla — clin d’œil aux Vikings — un paradis réservé aux vrais guerriers. C’est devenu la volonté de ce gear.
Tout au long de ce volume, on parle aussi de l’esprit humain et de son influence sur les gears, comme le fait que Roue peut être un facteur positif ou négatif.

Le dessin : du sublime et sexy, malgré les fonds blancs
Je vais sûrement me répéter, mais le dessin est totalement sublime. Même si je n’aime pas les fonds blancs, ici ça ne me dérange presque pas, car le dessin avec ce coup de crayon visible est tout simplement incroyable.
Lors des scènes d’action, on ressent l’impact des coups et la vitesse des mouvements.
Cependant… les gears sexy.
J’essaie de comprendre pourquoi, dans un monde réaliste de gears de combat, il y aurait de jolies filles sexy. De plus, l’auteur, dans le volume 3, avait expliqué que la forte poitrine de Hildr était un amortisseur de son armure…Donc, les concepteurs des gears sont des pervers.
C’est la seule logique qui me vient à l’esprit.
Toutefois, ça fait de foutus beaux dessins.

Conclusion : Une réflexion puissante dans un monde sans humains…ou presque
En résumé, ce volume apporte de belles réflexions sur le principe de la volonté, une caractéristique humaine qui a été assimilée par une intelligence artificielle.
Cependant, dans ce cas-ci, elle n’est pas simulée, mais bien acquise, afin que les gears trouvent une façon de rester dans leur programme de base dans ce monde post-apocalyptique.
Nous avons ici une œuvre visuellement époustouflante, avec un récit terriblement humain dans un monde où l’humanité n’est presque plus.

Merci à Interforum pour la copie du livre.

La note du Dieu Geek

Pour se procurer le manga, c’est ici.

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