
Sorti le 10 novembre 2020 sur PC (via Steam), Xbox One, Xbox Series et SteamVR, le jeu est développé par Tomas Sala et édité par Wired Productions. Il s’agit d’un jeu de tir qui intègre également quelques éléments de jeu de rôle. Entièrement doublé en français, il propose sur PC une expérience 100 % à la manette, heureusement très bien adaptée. Le jeu est offert au prix de 22,79 $.
Un retour enhardi dans les cieux du Great Ursee
Il y a des jeux qui ne font pas beaucoup de bruit, mais qui possèdent une identité si unique qu’ils finissent toujours par attirer notre attention. The Falconeer, à sa sortie originale, faisait partie de ceux-là : un titre indépendant, porté par une vision artistique forte et un concept rarement vu ailleurs. Avec The Falconeer: Revolution Remaster, on nous propose de revisiter cet univers aérien dans une version rehaussée, plus fluide et plus complète. Et sans surprise, le charme opère encore… même si tout n’est pas parfait.

Un retour en mer et dans les airs
Dans The Falconeer, on incarne un pilote… mais pas n’importe lequel : un dompteur de faucon géant. L’idée peut sembler étrange sur papier, mais c’est justement ce qui rend cette série si particulière. Survoler l’océan infini, plonger entre les vagues, fondre sur ses ennemis, tout en pilotant une créature vivante plutôt qu’un simple vaisseau, c’est une expérience qu’on ne trouve à peu près nulle part ailleurs.
Cette mécanique est encore aujourd’hui le cœur du jeu, et elle fonctionne toujours aussi bien. Le feeling de contrôle est solide, précis, et la fluidité générale du remaster renforce énormément ce plaisir. Le jeu tourne bien, les actions répondent instantanément, et les combats aériens conservent cette intensité qui donne un petit coup d’adrénaline à chaque virage serré.
Mais attention : The Falconeer n’est pas un jeu facile. Il demande une vraie adaptation, une compréhension de la physique, et surtout de la gestion de votre énergie, qui conditionne presque tous vos mouvements. Certains joueurs adoreront cette exigence, d’autres risquent de trouver la courbe d’apprentissage un peu raide. Personnellement, j’ai aimé ce défi, mais il faut reconnaître qu’il pourrait décourager plus d’un nouvel arrivant.

Une histoire intéressante… sans révolutionner quoi que ce soit
L’univers de The Falconeer a toujours eu un certain charme. On y découvre une mer immense, des factions qui se disputent les ressources, et une ambiance presque mythologique, presque mélancolique. Ce remaster ne change pas la trame principale, mais il permet de mieux apprécier certaines subtilités grâce à quelques ajustements et une meilleure présentation.
Est-ce que l’histoire est incroyable? Pas vraiment. Elle fait le travail, elle intrigue par moments, mais elle ne réinvente rien. Certaines lignes de dialogue sont bien écrites, parfois même très plaisantes, mais dans l’ensemble, on reste dans une narration correcte sans aller plus loin. C’est bien, mais pas mémorable. On suit les missions, on comprend l’enjeu, mais on n’en ressort pas forcément bouleversé.
Ce qui compense un peu, toutefois, ce sont les personnages secondaires et les nombreuses petites touches de lore. Elles permettent de donner un peu plus de texture à ce monde, même si l’on sent qu’on aurait pu pousser encore plus loin.

Marchandisage, améliorations et progression : un système bien pensé
L’un des aspects les plus agréables dans Revolution Remaster est la manière dont le jeu gère la progression. Non seulement les améliorations pour votre faucon sont nombreuses, mais tout ce qui concerne le marchandisage, l’entretien et la personnalisation fonctionne vraiment bien. On prend plaisir à optimiser son oiseau, à préparer ses missions, et à construire une synergie entre son style de jeu et les améliorations choisies.
Ce système apporte un vrai sentiment d’évolution. On ressent physiquement la puissance gagnée au fil des heures, que ce soit dans la vitesse, la maniabilité ou la capacité à encaisser les coups. C’est un design simple, mais efficace, et The Falconeer le maîtrise très bien.

Des graphismes beaux… mais qui auraient pu être mieux polis
Visuellement, le jeu possède un style très distinct. Les grands espaces marins, les jeux de lumière, les tempêtes, les couleurs nuancées… tout cela fait mouche. L’identité artistique est forte, cohérente, et reste l’une des forces majeures du titre.
Cela dit, même en version remasterisée, tout n’est pas parfait. Les décors, par exemple, manquent parfois de polissage. Certaines textures semblent dater de l’époque originale, et quelques zones donnent un petit sentiment d’inachevé. Ce n’est pas dramatique, le jeu reste globalement beau, mais on aurait espéré un peu plus de finesse dans les environnements. Surtout dans un remaster où l’on s’attend à ce que chaque recoin ait droit à un petit traitement de luxe.
Heureusement, les modèles des faucons et les effets visuels durant les combats compensent un peu ces lacunes, mais elles demeurent visibles.

Un jeu unique qui mérite d’être essayé
Malgré ses imperfections, The Falconeer: Revolution Remaster reste un jeu à part, un jeu qui ose et qui propose une expérience aérienne vraiment différente. La fluidité améliorée, le concept toujours aussi original de monter un faucon géant, le système d’améliorations solide et une histoire correcte mais agréable en font un titre qui vaut clairement le détour.
Oui, la difficulté peut déstabiliser. Oui, les graphismes manquent parfois de finition. Mais le plaisir de voler, d’explorer et de combattre au-dessus d’un océan infini compense largement ces défauts.
Si vous cherchez quelque chose de rafraîchissant, quelque chose qui sort des sentiers battus, ce remaster est une excellente occasion de découvrir The Falconeer dans sa meilleure version.

Verdict : 7.5 / 10
Une expérience atypique, immersive et parfois exigeante, qui charme par son identité unique malgré quelques manquements visuels et une histoire qui ne révolutionne rien. Mais pour le simple plaisir de voler et de combattre sur le dos d’un faucon gigantesque? Ça vaut définitivement le coup d’œil.
Merci à Wired Productions pour la copie du jeu .

Pour se procurer le jeu, c’est ici.


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