
Le jeu Painkiller est sorti le 21 octobre 2025 sur PC (via Steam), PlayStation 5 et Xbox Series. Il s’agit d’un jeu de tir à la première personne dans la lignée de Doom, c’est-à-dire un FPS très nerveux et rythmé. Le jeu est développé et publié par le studio Saber Interactive. Entièrement sous-titré en français, il est offert au prix de 53,49 $ pour l’édition standard et 66,99 $ pour l’édition Deluxe, qui inclut le Season Pass. À noter qu’il s’agit d’un jeu principalement axé sur le mode en ligne.
Entre ciel et enfer
Dans Painkiller, le joueur incarne une âme damnée piégée dans le Purgatoire, un lieu situé entre le Paradis et l’Enfer. Jugé pour ses fautes, le protagoniste reçoit une mission aussi terrifiante que rédemptrice : détruire les armées démoniaques prêtes à envahir le monde des vivants. En échange, il pourrait enfin mériter le pardon… ou sombrer définitivement.
Guidé par une mystérieuse voix céleste, il traverse des paysages cauchemardesques, cathédrales en ruine, cités dévastées et champs de bataille infernaux, où chaque combat devient une épreuve spirituelle. Face à lui se dressent des créatures monstrueuses et des anges déchus, symboles de la corruption et du désespoir.
Au fil de son périple, l’histoire explore les thèmes du châtiment, du libre arbitre et de la rédemption, sans jamais révéler toute la vérité sur son passé. Painkiller tisse ainsi un récit sombre et mystique, où la frontière entre le bien et le mal s’efface dans le fracas des armes et la lumière du Jugement.

Un scénario mince, mais une action intense
Avez-vous aimé mon résumé de l’histoire ? Parce que, dans le tout nouveau Painkiller, le scénario tient littéralement sur un bout de papier. Le jeu mise avant tout sur l’action pure et sur son aspect coopératif. Il est conçu pour être joué en équipe, à travers des raids et des séquences d’arène inspirées des modes roguelike, où chaque partie offre un nouveau défi.

Choisissez, équipez, et plongez dans l’action
Une fois votre classe sélectionnée, chaque personnage apporte ses bonus uniques, ses armes et ses cartes de Tarot. Vous êtes ensuite propulsé directement dans l’une des neuf missions du jeu, réparties en trois chapitres. On peut espérer que du contenu additionnel viendra s’ajouter au fil du temps, surtout qu’il s’agit d’un jeu principalement en ligne. En mode normal, compléter les trois chapitres demandera environ trois à quatre heures de jeu.
Les cartes de Tarot servent de bonus supplémentaires. Elles peuvent être achetées grâce à la monnaie obtenue pendant vos runs ou vos missions. Gardez toujours un œil sur les coffres à récupérer, car c’est en les ouvrant que vous obtiendrez votre pluie d’or. Quant aux armes, au nombre de six dans le jeu, elles doivent être achetées à l’aide de points d’habileté et d’or. Chaque arme peut être personnalisée avec des peintures et des améliorations, que ce soit pour son tir principal ou sa capacité secondaire, souvent totalement overkill.

Action en première personne et chaos maîtrisé
Une fois dans le jeu, tout se déroule à la première personne, et vous êtes toujours accompagné de trois compagnons. C’est ici que l’aspect en ligne prend toute son importance : vous pouvez jouer avec d’autres joueurs ou simplement être assisté par des bots. Et bonne nouvelle : leur intelligence artificielle est plutôt efficace ! Ils sont capables de ramasser les objets et de suivre vos ordres sans difficulté.
Le rythme est rapide, nerveux et explosif, rappelant des titres comme Doom, Shadow Warrior ou Duke Nukem, bref, du pur chaos old-school ! Painkiller réussit à être à la fois facile et impitoyable, selon le niveau de difficulté choisi. Préparez-vous à affronter des vagues de créatures, petites ou gigantesques, dans des environnements macabres remplis de fluides d’âmes et de barils de sang démoniaque.
Le jeu introduit également un système d’étourdissement pour éliminer les ennemis les plus coriaces. Grâce à votre grappin, vous pouvez immobiliser les colosses et les achever avec style.

Accumulez, progressez et relevez le défi
Le but est simple, que ce soit dans les missions classiques ou dans le mode roguelike : enchaîner les tueries pour augmenter votre score et récolter le plus d’or possible afin d’obtenir un maximum de points d’habileté et de ressources. Ici, la progression est essentielle pour pouvoir affronter les niveaux de difficulté les plus élevés du jeu.
Painkiller offre un gameplay efficace et dynamique, mais autant qu’il m’a séduit, autant il m’a parfois déçu. En tant que grand fan du jeu original de 2004, un pur Doom-like, j’ai parfois eu l’impression que ce nouvel opus surfait sur les mécaniques des jeux “service” actuels. Certains pourraient percevoir un vide de contenu, même si, comme je l’ai déjà mentionné, j’espère que le jeu bénéficiera de beaucoup de contenu supplémentaire au cours de l’année.

Visuel sanglant et ambiance sonore
Globalement, le jeu est beau et extrêmement sanglant. Les créatures sont bien réalisées et les décors également. J’ai l’impression que diversifier encore plus les types de créatures et proposer des environnements plus variés aurait pu renforcer l’impact visuel final. Cela dit, il n’y a rien d’affreux, bien au contraire, l’ensemble reste solide et immersif.
La trame sonore, quant à elle, s’inspire fortement de Doom. Malheureusement, elle demeure assez monotone, avec des doublages anglais très génériques. Ce n’est pas mauvais, mais j’ai le sentiment que le tout aurait pu être plus marquant et renforcer l’atmosphère du jeu.

Verdict final
Painkiller est un bon jeu, mais il décevra probablement les joueurs comme moi, qui s’attendaient à un nouveau titre dans la lignée du jeu de 2004. Cela dit, il est loin d’être mauvais : le prix est raisonnable et j’espère que du contenu supplémentaire sera ajouté au fil du temps.
Je donne un 8 sur 10 à Painkiller.
Merci à Saber Interactive pour la copie du jeu.

Pour se procurer le jeu, c’est ici.