Le jeu Onirism est sorti exclusivement sur PC (via Steam) le 23 octobre 2025. Il s’agit d’un jeu de tir à la troisième personne qui mélange les aspects d’un jeu d’aventure et de plateforme. Développé par le studio Crimson Tales et édité par Shoreline Games, Onirism est compatible avec la manette et propose une traduction en français. À noter que lors de mon test, le mode en ligne n’était pas encore disponible, mais il devrait offrir un large éventail de modes pour satisfaire les amateurs de jeu en ligne. Il est actuellement disponible au prix de 20,49 $.

Dans les rêves de Carol : le monde d’Onirism
Dans Onirism, on suit Carol, une jeune fille débordante d’imagination qui se retrouve plongée dans une aventure inattendue. Une nuit, alors qu’elle s’endort avec son fidèle doudou Bunbun, une étrange créature surgit d’un portail mystérieux et lui dérobe son compagnon. Sans réfléchir, Carol se lance à sa poursuite et franchit le portail, découvrant un univers fantastique nommé Crearia.

Ce monde onirique regorge de paysages colorés, de créatures étranges et de secrets enfouis. Très vite, Carol comprend que le vol de Bunbun cache quelque chose de bien plus grand. Une organisation appelée la Corporation semble tirer les ficelles dans l’ombre, et son arrivée à Crearia n’est peut-être pas un hasard.

Au fil de son périple, Carol traverse des environnements aussi magnifiques que dangereux : forêts lumineuses, villes technologiques, bases lunaires… Elle y rencontre des alliés inattendus, affronte d’étranges ennemis et découvre peu à peu le lien entre ses rêves et cette réalité parallèle.

Son but reste simple, mais essentiel : retrouver Bunbun et comprendre ce qui se trame derrière les apparences. Une quête initiatique à la fois tendre et mystérieuse, où l’imaginaire devient une arme et les rêves, un terrain d’aventure.

Un univers riche en idées et en références
Je l’ai mentionné au tout début, mais Onirism se présente comme un jeu de tir d’aventure qui intègre plusieurs mécanismes de plateforme, un peu à la manière de Splatoon. Le problème, selon moi, c’est que j’ai l’impression que le studio regorge d’idées pour ce nouveau titre, mais que peu d’entre elles atteignent réellement leur plein potentiel. Laissez-moi vous expliquer.

Dès le début, vous êtes plongé dans le premier niveau d’un total de vingt, répartis en dix chapitres. Chaque niveau possède ses propres armes, créatures et décors, tous distincts les uns des autres. Ce qui ressort le plus d’Onirism, c’est que chaque univers semble être une référence à une autre œuvre vidéoludique ou populaire, qu’il s’agisse de BioShock, Star Wars ou encore d’autres franchises cultes.

Cet aspect rappelle un peu Eat Lead: The Return of Matt Hazard, où les clins d’œil ne sont pas de simples hommages visuels, mais font partie intégrante de l’architecture même du jeu. Et loin d’être un défaut, c’est au contraire un élément qui rend l’expérience amusante et familière. On se laisse facilement prendre au jeu, et on adore ça.

Un gameplay prometteur, mais encore trop rigide
Par contre, en termes de gameplay pur, le jeu présente plusieurs défauts, dont la gestion du personnage. Le titre se joue à la manette, mais il est impossible de régler la sensibilité des joysticks, ce qui risque d’en frustrer plus d’un. Heureusement, on finit par s’y habituer, mais cela entraîne une mauvaise gestion de la caméra, rendant certaines phases de plateforme particulièrement chaotiques.

Ce n’est pas tout : le jeu ne dispose d’aucun système d’auto-visée, ce qui donne parfois l’impression de tirer dans le vide. Cette absence de précision nuit au ressenti global des combats. On ressent un manque de fluidité, surtout dans les affrontements rapprochés.

Si le tir à distance reste convenable et efficace dans sa simplicité, les attaques au corps à corps manquent cruellement d’animations et de réactivité. Le résultat donne un sentiment de rigidité, comme si le combat peinait à trouver son rythme. Bref, malgré de bonnes intentions, l’action manque de finition et laisse une impression mitigée sur le plan mécanique.

Une aventure imparfaite, mais pleine de charme
Jumelé à plusieurs quêtes secondaires, et si vous êtes capable de passer outre les problèmes de fluidité, Onirism parvient tout de même à dévoiler plusieurs qualités notables. L’exploration des différents mondes, la variété des attaques débloquées au fil de la progression, ainsi que les améliorations obtenues en cours de route rendent le jeu agréable à parcourir.

Ces éléments donnent envie d’avancer, de découvrir ce que le prochain univers réserve, et d’expérimenter de nouvelles mécaniques de combat. Malgré ses défauts techniques, Onirism réussit à capter un certain plaisir de jeu grâce à son univers coloré et à sa dimension d’aventure.

Cependant, une fois l’histoire terminée, il est difficile d’imaginer que le titre réussira à vous faire revenir pour une seconde partie. L’expérience reste plaisante le temps de la découverte, mais le manque de profondeur ou de contenu post-jeu limite l’envie de replonger dans cette aventure.

Un mode en ligne prometteur, mais encore incertain
Onirism propose également un mode en écran scindé (split screen), que je n’ai pas encore eu l’occasion d’essayer, ainsi qu’un mode en ligne prévu pour arriver prochainement. En plus de l’histoire principale, le jeu inclut déjà un mode qui rappelle fortement celui de Call of Duty : le fameux mode zombie.

À cela s’ajoutent un mode horde et un troisième mode multijoueur en préparation, qui devrait inclure des deathmatchs et d’autres types de batailles en ligne. Tout ce contenu est déjà accessible en solo avec des bots ou en local via l’écran partagé, ce qui laisse entrevoir une belle variété d’options de jeu.

Là où j’ai un certain accrochage, c’est sur la priorité du développement. La fluidité du gameplay nécessite clairement une mise à jour pour corriger les problèmes de réactivité et de caméra. J’espère donc que le mode en ligne sera lancé après ces ajustements. Sinon, il risque d’être difficile de ramener les joueurs une fois qu’une première mauvaise impression aura été laissée.

Un style visuel réussi, mais des détails techniques à revoir
Le visuel du jeu rappelle beaucoup l’effet cartoon, ce qui, personnellement, ne m’a pas déplu. Dans l’ensemble, Onirism est beau, coloré et vivant. L’ambiance visuelle varie selon les niveaux, mais la direction artistique conserve toujours une touche éclatante et pleine de personnalité.

Les créatures ennemies disposent d’une intelligence artificielle correcte, suffisante pour vous donner du fil à retordre à certains moments. Cependant, on remarque rapidement qu’il leur manque un peu de réactivité pour offrir un véritable défi stratégique.

Sur le plan technique, le jeu souffre encore de problèmes de fluidité. Il arrive que certaines attaques passent à travers les ennemis, que des objets flottent dans le décor ou que des collisions soient mal gérées. Ce genre de petits bugs peut casser l’immersion et rappeler que le jeu aurait gagné à être davantage peaufiné avant sa sortie.

C’est dommage, car derrière ces maladresses se cache un univers riche et une direction artistique pleine d’idées. On sent la passion du studio Crimson Tales, mais aussi les limites techniques qui empêchent Onirism d’atteindre tout son potentiel.

Une trame sonore immersive et un doublage soigné
La trame sonore d’Onirism ne souffre d’aucune mauvaise idée, bien au contraire. Elle est sublime et accompagne parfaitement l’ambiance du jeu. Je tiens d’ailleurs à souligner la présence d’un doublage en français, un vrai plus pour nous, joueurs francophones.

Les musiques sont réussies et variées, avec des compositions suffisamment longues pour éviter la désagréable impression d’entendre la même boucle en continu. Chaque environnement possède sa propre identité sonore, contribuant à renforcer l’immersion et à donner du rythme à l’aventure.

Sans jamais être envahissante, la bande-son d’Onirism parvient à créer une atmosphère à la fois rêveuse et dynamique, fidèle à l’univers du jeu. C’est clairement l’un des aspects les mieux réussis du titre.

Verdict : un rêve un peu flou, mais attachant
Finalement, est-ce qu’Onirism vaut le détour ? Ma note sera un 7 sur 10, même si j’aurais sincèrement aimé lui accorder un 8. J’ai réellement pris plaisir à y jouer, d’autant plus qu’il est offert à un prix très accessible d’une vingtaine de dollars.

Cependant, le manque de fluidité se fait trop souvent sentir, au point de venir ternir l’expérience de jeu, autant sur le plan du gameplay que sur celui du visuel. Ces problèmes techniques empêchent Onirism d’atteindre tout le potentiel qu’il laisse entrevoir.

Malgré tout, le titre reste une aventure colorée et agréable, portée par une belle direction artistique, une bande-son réussie et une réelle ambition. Espérons qu’une mise à jour vienne bientôt corriger ces défauts, car le jeu mérite clairement qu’on s’y attarde davantage.

Le mode multijoueur, à venir, semble lui aussi très prometteur et pourrait bien redonner vie à ce monde plein d’imagination.

Merci à Shoreline Games pour la copie du jeu.

Pour se procurer le jeu, c’est ici.

Auteur

Avatar de Trash Talker

Article écrit par

Laisser un commentaire