La bande dessinée Superman : Le Dernier Fils est sortie le 5 août 2025. Il s’agit toutefois d’une réédition regroupant les numéros 844, 845, 846 et 851 de Action Comics, ainsi que les Annual 10 et 11, publiés entre 2006 et 2008 chez DC. Cette histoire se déroule dans la période Post-Crisis de l’univers DC. Une frise chronologique est d’ailleurs incluse dans l’album pour vous aider à vous situer.

Œuvre de Geoff Johns et Adam Kubert, l’album compte un total de 192 pages. Sa traduction française est publiée par Urban Comics et distribuée au Québec par La Boîte de Diffusion.
Il est offert au prix de 31,95 $ et présente une couverture souple.

Un fils venu des étoiles
Un jour, un vaisseau atterrit en plein cœur de Metropolis, avec à son bord un jeune garçon. Pris en charge rapidement par Superman et le gouvernement, les deux entités découvrent qu’il s’agit d’un Kryptonien, tout comme Superman. Craignant la manière dont le gouvernement pourrait traiter l’enfant, Clark Kent et Loïs Lane décident de l’élever eux-mêmes. Mais cette décision prendra rapidement une tournure inattendue, menant à une tout autre histoire.

Car cet enfant n’est autre que le fils du Général Zod et d’Ursa, deux prisonniers de la Zone Fantôme. Ces derniers parviendront à s’en échapper pour venir semer le chaos sur Terre.
Hélas, pour mieux comprendre toute la situation, Superman devra s’absenter, ce qui explique la présence de plusieurs interludes au milieu de la bande dessinée.

Ajoutez à cela Lex Luthor et sa bande d’anti-Superman, et vous obtenez un récit bourré d’action et d’émotion.

Un récit accessible à tous
Malgré toute l’étendue de l’ère Post-Crisis de DC et la complexité que cela peut représenter pour ceux qui n’en connaissent pas les bases, sachez que le récit de Superman : Le Dernier Fils est tellement bien ficelé que vous n’avez aucune connaissance préalable à avoir de l’univers DC ou même de celui de Superman. L’histoire prend le temps d’expliquer les éléments essentiels : la chute de Krypton, l’identité du Général Zod, la haine de Lex Luthor envers Superman, la nature de la Kryptonite, ou encore qui est Bizarro.

Sérieusement, l’émotion progresse magnifiquement dans les scènes partagées entre Chris Kent et Clark Kent, et l’évolution de leur relation est superbe à voir dans les fabuleuses cases de la bande dessinée. Les moments d’action sont également très bien dosés, évitant toute surcharge d’informations, qu’elles soient textuelles ou visuelles.

Un dessin à la hauteur du mythe
Même le visuel de Superman : Le Dernier Fils est superbement réalisé. Que ce soit dans la vision des créateurs pour les vilains ou dans les éléments de nouveauté qu’ils ont choisi d’introduire, tout est soigné et cohérent. Bref, tout frôle la perfection.

Cependant, j’ai remarqué un léger bémol : un des interludes est illustré par Richard Donner, et son style m’a moins accroché que celui d’Adam Kubert. Cela m’a un peu sorti de l’histoire durant ce chapitre, même si le scénario reste signé Geoff Johns.

Une œuvre marquante de l’Homme d’Acier
Je donne un 9,3 sur 10 à Superman : Le Dernier Fils. L’évolution de la relation entre Clark Kent et Chris est tout simplement magnifique à voir, on ressent pleinement l’émotion à travers les textes et les illustrations.

Les antagonistes mènent le lecteur vers un dévoilement final remarquablement bien ficelé, et vous aurez sans doute envie de dévorer cette bande dessinée d’une seule traite. Une excellente œuvre de Superman, à la fois humaine, émotive et spectaculaire.

Merci à La Boîte de Diffusion pour la copie du livre.

Pour se procurer le livre, c’est ici

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