Une route qui tourne en rond ?
Salut les adeptes de Geekulture et des joies immenses que procure l’univers du manga. Frank le Dieu Geek vous revient avec une nouvelle critique sur cette série qui s’annonçait dès le départ comme étant rocambolesque.
Cependant, avec une fin de premier acte abrupte, je dois avouer que mon engouement envers cette série a diminué. J’avais l’impression que l’auteur ne savait plus trop où il s’en allait avec son histoire.
Lors du dernier numéro, nous avons fait un bond dans le passé afin de mieux comprendre ce qui se produisait à l’académie et nous avons fait la connaissance de Yûri, qui se retrouve à la toute fin du volume une associée de Shizuka et Nagi.
Dans ce tome 5 de Tank Chair, écrit par Manabu Yashiro et publié en français par Kana, nous reprenons l’histoire trois ans après l’affrontement entre Nagi et le professeur.
Mais que nous réserve ce dernier opus ?

Le retour sur l’île de Guicheng
Yûri veut ressusciter le Tank Chair, et elle décide d’aider Shizuka afin que le frère de celle-ci soit ramené parmi les vivants.
Pour cela, elles doivent retourner sur l’île de Guicheng, que Shizuka avait quittée trois ans plus tôt avec le corps de Nagi.
Selon Yûri, il leur faut un chirurgien psychique pour séparer le professeur de Nagi, puisque celui-ci maintient encore son ancien formateur dans son esprit, un esprit maintenant plongé dans le coma.
Mais une fois de retour sur l’île, les anciens étudiants du professeur veulent eux aussi revoir leur maître. S’ensuit alors une chasse à l’homme et une course contre la montre pour ramener Nagi… mais à quel prix ?

Une intrigue qui tourne en rond
Je cherche encore où l’auteur essaie d’aller depuis la fin écourtée du premier arc.
Il nous fait faire un bon dans le passé pour introduire des personnages qu’il n’avait pas encore présentés, pour ensuite nous propulser trois ans plus tard, et recommencer presque à zéro.
Puis je vous le dis : après avoir lu ce tome, c’est presque ça. On est dans un cercle vicieux qui semble ne jamais vouloir se briser.
Malgré tout, la lecture n’a pas été désagréable. J’aime beaucoup le personnage de Yûri, et le fait qu’elle prenne la relève du Tank Chair pour garder le nom vivant (pendant que Nagi est toujours dans un coma où même son instinct de tueur ne se réveille pas, même en situation de danger).
J’ai aussi apprécié l’intensité du volume, qui possède un rythme digne d’un bon film d’action.
Mais je ne comprends toujours pas vraiment ce qui se passe dans cet univers disjoncté, où tout le monde semble être un vilain.
Je cherche encore à comprendre le but de l’académie.
Et pour ajouter à la confusion, un nouveau personnage fait son apparition : Nina, une enfant qui semble avoir été créée à partir des gènes de Nagi, tout comme Uzu.
Celle-ci est prise en charge par Docteur Radio et Naozumi, qui n’est plus allié à l’académie mais refuse que Shizuka réveille Nagi, de peur que le professeur ne revienne avec lui.Bref, une route qui se répète, avec une destination prévisible.

Visuellement
Visuellement, c’est encore très efficace.
L’ambiance cyberpunk nous plonge dans un monde déroutant, envahi par la violence et le crime.
On retrouve encore des designs originaux pour les personnages, dont certains semblent être carrément des mutants ou des humains avec des modifications corporelles extrêmes.Les scènes d’action sont intenses, dynamiques et bien découpées, même si j’ai eu quelques difficultés avec les espaces blancs dans les décors,certains plans semblaient un peu vides sans raison.

Conclusion
Finalement, Tank Chair Tome 5 est un volume solide, mais qui ne m’indique toujours pas où l’auteur veut aller ni quelle histoire il cherche à raconter, mis à part celle de la force des liens familiaux.
Faut croire que si on veut vraiment comprendre où tout ça nous mène, il faudra aller lire le volume 6.

Merci à La Boîte de Diffusion pour la copie du manga

La note du DieuGeek

Pour se procurer le manga, c’est ici.


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