Le premier tome de Le Pingouin, intitulé Bec et ongles, est sorti le 29 octobre 2024. À l’origine publiée chez DC en 13 numéros d’octobre 2023 à novembre 2024, la série arrive en version française chez Urban Comics, prévue en deux volumes. Ce premier tome regroupe les six premiers numéros, pour un total de 151 pages. Au Québec, la distribution est assurée par La Boîte de Diffusion, et le tome est vendu au prix de 31,95 $.

Tom King signe une intrigue brillante et imprévisible
C’est Tom King, un auteur de renom, qui est derrière cette œuvre. Son nom est synonyme de qualité : on lui doit notamment Supergirl: Woman of Tomorrow et Mister Miracle, des récits salués pour leur écriture soignée. Et une fois de plus, il livre une histoire brillamment construite avec sa vision du Pingouin. Dès le début, on apprend que Batman aurait tué le Pingouin, ce qui entraîne une série d’événements autour de son héritage et de son club. Catwoman reçoit un contrat pour retrouver les dix enfants légitimes du Pingouin afin qu’ils prennent sa succession. Cependant, rien ne se déroule comme prévu : le seul fils écarté de la succession hérite finalement de tous les biens de son père. Rapidement, l’histoire prend une tournure inattendue, marquée par la mort d’un personnage clé, et se conclut sur un punch final efficace, qui laisse présager un deuxième tome encore plus grandiose.

Une approche à la Tony Soprano
La vision de Tom King pour le personnage du Pingouin m’a rapidement fait penser au rôle de James Gandolfini dans The Sopranos, incarnant Tony Soprano. Sournois et hypocrite, ce Pingouin est une interprétation particulièrement réussie du grand vilain de l’univers de Batman. Il est aussi important de noter qu’Oswald Cobblepot a 82 ans dans le récit, ce qui apporte une dimension supplémentaire à son personnage. Pour bien saisir toutes les subtilités de l’histoire, il est fortement recommandé d’avoir lu Joker War et The Killing Joke au préalable. La façon dont le personnage évolue au fil du récit est fascinante et constitue sans doute l’un des principaux éléments qui nous gardent accrochés.

Un style visuel inégal
C’est du côté graphique que j’ai été le moins séduit. À la sortie du premier numéro, j’avais eu la chance de le lire et j’avais tout de suite accroché : tout était parfait. Le dessin est alors signé par Belén Ortega, dont le style m’avait complètement charmé. Hélas, dès le deuxième numéro, le style change radicalement pour adopter une approche beaucoup plus réaliste, qui me rejoint nettement moins. À tel point que, par moments, j’en oubliais même de porter attention aux dessins, ce qui a légèrement nui à mon expérience de lecture.

Une solide entrée en matière
J’ai beaucoup aimé le récit de ce premier tome du Pingouin. En tant qu’amoureux de The Sopranos, je suis littéralement tombé sous le charme de la vision de Tom King pour ce vilain emblématique. C’est surtout du côté graphique, avec le changement de style en cours de route, que l’œuvre perd un peu de sa force. Si le dessin était resté entre les mains de la même artiste ou d’un illustrateur au style similaire, l’expérience aurait été encore meilleure. Je donne donc une note de 7,5 sur 10 à ce premier tome.

Merci à La Boîte de Diffusion pour la copie du livre.

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