
Une épopée coopérative inoubliable
Sorti initialement en arcade en 2000 puis porté sur plusieurs consoles de salon, Gauntlet: Dark Legacy s’impose comme l’un des épisodes les plus marquants de la célèbre franchise Gauntlet, née dans les années 80. Développé par Midway Games, le titre reprend les bases qui ont fait la renommée de la série – exploration de donjons, coopération à plusieurs, combats effrénés et gestion d’objets – tout en proposant une aventure plus riche, plus longue et plus accessible.
La version PlayStation 2, parue en 2001, reste encore aujourd’hui considérée par beaucoup comme la meilleure mouture du jeu, grâce à sa stabilité technique, sa fluidité et la facilité avec laquelle elle réunissait des amis devant la télévision.
Pour moi, ce jeu n’est pas seulement un simple hack’n’slash coopératif : c’est une véritable machine à souvenirs. Je me revois encore, assis dans la chambre de mon ami Steve, manette à la main, enchaînant les sessions de Dark Legacy et de Budokai 3 ! Mais ce jeu sera pour une autre histoire.

Une franchise légendaire
La série Gauntlet est née en 1985, développée par Atari Games, et elle est souvent considérée comme l’un des ancêtres des jeux de type hack’n’slash et dungeon crawler. Le premier Gauntlet avait marqué les esprits avec son gameplay coopératif pouvant accueillir jusqu’à quatre joueurs, une véritable révolution pour l’époque. On incarnait déjà des archétypes classiques de la fantasy, le Guerrier, la Valkyrie, l’Elfe et le Magicien, chacun avec ses forces et faiblesses, dans des donjons remplis de monstres et de trésors.
Après ce succès fondateur, plusieurs suites virent le jour : Gauntlet II (1986), Gauntlet III: The Final Quest (1991) et Gauntlet IV (1993 sur Mega Drive). Ces opus ont chacun tenté d’élargir la formule, que ce soit avec de nouveaux personnages jouables, des graphismes améliorés ou des modes de jeu inédits, tout en conservant l’essence du coopératif et de l’action frénétique.
C’est en 1998 que sort Gauntlet Legends, une réinvention moderne de la saga. Développé par Midway Games, le jeu introduisait des environnements en 3D, tout en conservant la structure arcade et le principe du multijoueur coopératif. Cette version a relancé l’intérêt pour la licence, aussi bien en arcade que sur consoles domestiques.
Gauntlet: Dark Legacy, sorti initialement en 2000 sur arcade, est en réalité une extension améliorée de Gauntlet Legends. Il ajoute de nouveaux personnages (jusqu’à huit classes jouables), de nouvelles zones, des niveaux supplémentaires et de nombreux boss inédits. Le jeu fut ensuite porté sur plusieurs plateformes : PlayStation 2, GameCube et Xbox, chaque version conservant les bases de l’arcade tout en profitant d’ajustements techniques.
La version PS2, sortie en 2001, est souvent considérée comme l’une des meilleures, car elle proposait un contenu riche et une fluidité plus aboutie que sur les autres consoles. C’est cette version qui reste dans la mémoire de nombreux joueurs, notamment parce qu’elle combinait parfaitement l’esprit arcade avec le confort du jeu de salon.
Au fil du temps, Gauntlet: Dark Legacy s’est imposé comme une sorte de point culminant de la série. Il réussissait à préserver l’ADN de Gauntlet, exploration de donjons, coopération, combats frénétiques, progression par objets et clés, tout en élargissant considérablement la durée de vie et la variété grâce à ses nombreuses zones, ses boss optionnels et ses personnages. Pour beaucoup de fans, c’est encore aujourd’hui la version la plus complète et la plus marquante de la licence.

Le contenu titanesque de Dark Legacy
L’une des premières choses qui frappent dans Dark Legacy, c’est son immense durée de vie. Le jeu propose huit royaumes thématiques à parcourir : les marais, les montagnes, les châteaux, les déserts, et bien d’autres. Chacun possède aux minimum 4 niveaux, des secrets à dénicher, et un boss à vaincre. En tout, ce sont des dizaines d’heures de jeu qui attendent les joueurs.
Une des mécaniques marquantes est la présence de boss optionnels. En fait ce sont les boss de fin de chaque monde mais leur point faible nécessite un objet précis que l’on n’a pas forcément encore acquis. Cette idée de devoir revenir plus tard, une fois mieux préparé, donnait un sentiment de progression et d’accomplissement rarement atteint dans les hack’n’slash de l’époque. Cela brisait la monotonie et incitait à explorer chaque recoin pour être sûr de ne rien manquer.

La variété des personnages
Dark Legacy élargit considérablement le roster de personnages par rapport aux précédents épisodes. On retrouve les classes traditionnelles – guerrier, valkyrie, archer, magicien, mais elles existent désormais en plusieurs variantes de couleurs, chacune avec des statistiques légèrement différentes. Cela peut paraître anecdotique, mais à l’époque cela donnait un vrai sentiment d’identité et de personnalisation.
C’est d’ailleurs avec le magicien jaune que j’ai traversé l’intégralité du jeu. Le voir progresser, gagner en puissance, apprendre à mieux manier ses sorts face aux hordes de monstres m’a procuré une satisfaction unique. Bien sûr, d’autres préféraient la brutalité du guerrier ou la vitesse de l’elfe, mais pour moi, l’archétype du mage représentait tout le charme du gameplay de Gauntlet. J’ai d’immenses souvenirs de Jackal, il n’était pas disponible au départ donc il fait partie des personnages à débloquer.

Le gameplay : simple, mais diablement efficace
On ne va pas se mentir : Dark Legacy n’est pas un jeu complexe. Les commandes sont simples : attaquer, utiliser de la magie, collecter des objets et progresser dans des niveaux linéaires infestés d’ennemis. Mais c’est justement cette simplicité qui fait sa force.
Chaque session est un défouloir immédiat : des vagues d’ennemis surgissent, les joueurs coopèrent pour détruire les générateurs de monstres, et l’écran se transforme en un véritable champ de bataille. L’équilibre entre action frénétique et gestion des ressources (vie, magie, potions) maintient la tension, surtout dans les niveaux avancés où les ennemis deviennent plus coriaces.
Ce gameplay répétitif pourrait lasser en solo, mais à plusieurs, il prend une toute autre dimension. Partager les bonus, se chamailler pour savoir qui récupère la nourriture, ou rire des voix exagérées du narrateur, “Red Warrior needs food badly!” , faisait partie intégrante de l’expérience.

Une machine à souvenirs
Comme je l’évoquais plus tôt, jouer à Gauntlet: Dark Legacy et Budokai 3 chez mon ami Steve fait partie de mes souvenirs vidéoludiques les plus précieux. Nous pouvions passer des heures à enchaîner les niveaux, à crier de joie après un boss vaincu, ou à râler quand quelqu’un “volait” la nourriture de l’autre. Ces moments, partagés dans la simplicité, sont gravés à jamais.
Si Budokai 3 représentait l’intensité et la rivalité de nos duels, Dark Legacy incarne l’union, la coopération, et le plaisir de progresser ensemble vers un but commun. C’est peut-être là sa plus grande réussite : plus qu’un jeu, il était une passerelle vers des souvenirs impérissables.

Forces et Défauts
Forces :
- Un contenu immense avec des dizaines de niveaux et de secrets.
- Les boss optionnels et leurs mécaniques ingénieuses.
- Une grande variété de personnages.
- Un gameplay simple mais terriblement efficace en coopération.
- Une ambiance sonore et visuelle unique, marquée par le narrateur culte.
- La version PS2 comme référence stable et accessible.
Défauts :
- Une certaine répétitivité en solo.
- Des graphismes et animations un peu datés.
- Un manque de profondeur dans le système de progression.
- Quelques déséquilibres entre les personnages.

Conclusion : un joyau coopératif intemporel
Gauntlet: Dark Legacy n’est pas un jeu parfait. Ses mécaniques sont simples, son gameplay répétitif, et ses graphismes ne font plus illusion aujourd’hui. Mais malgré cela, il a su marquer toute une génération grâce à sa générosité en contenu, son ambiance si particulière et surtout son potentiel multijoueur incomparable.
Pour moi, la version Dark Legacy reste la meilleure façon de découvrir cette franchise coopérative. Elle incarne tout ce que j’aime dans le jeu vidéo : le plaisir immédiat, la progression gratifiante, et surtout le partage avec des amis. Chaque fois que je relance le jeu, je suis instantanément replongé dans mon adolescence, dans la chambre de Steve, à rigoler et à m’émerveiller devant ce monde infini à explorer.
Avec une note de 8.8/10, Gauntlet: Dark Legacy s’impose comme un incontournable pour tous ceux qui veulent revivre la magie des jeux coopératifs d’antan. Un titre qui, bien plus qu’un simple divertissement, reste un véritable fragment de mémoire vidéoludique.



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