Une introduction explosive sur Krypton
Quand Man of Steel est sorti en 2013, on savait que Zack Snyder allait nous livrer quelque chose de différent. Fini le Superman souriant en collants bleus qui sauve des chats dans les arbres. Là, on a droit à une version plus sérieuse, plus sombre, presque mythologique du célèbre héros. Et faut le dire : ça passe ou ça casse.

Le film commence sur Krypton, et déjà, on sent que Snyder veut nous en mettre plein la vue. La planète est en train de s’effondrer, Jor-El (Russell Crowe) tente de sauver son fils en l’envoyant sur Terre, pendant que le général Zod (Michael Shannon) déclenche une rébellion. Visuellement, c’est spectaculaire. On est loin des décors en carton pâte des années 80. Snyder nous plonge dans un univers de science-fiction dense, presque baroque.

Clark Kent : un héros en quête de soi
Une fois sur Terre, on suit Clark Kent qui erre un peu partout, travaillant incognito, essayant de comprendre qui il est. Cette partie du film est plus introspective. On voit un Superman qui doute, qui cherche sa place dans le monde. Henry Cavill joue ça avec retenue. Il est imposant, charismatique, mais pas très expressif. Certains diront qu’il manque d’émotion, d’autres verront en lui un héros stoïque, presque tragique.

Une figure christique et controversée
Ce qui frappe, c’est le ton du film. Snyder traite Superman comme une figure religieuse. Il y a des plans où Clark flotte dans l’espace, bras en croix, comme un Christ moderne. Il est vu comme un sauveur, mais aussi comme une menace. Le film pose des questions intéressantes : que ferait l’humanité si un extraterrestre surpuissant débarquait parmi nous ? Est-ce qu’on l’accepterait ou est-ce qu’on le craindrait ?

Des combats spectaculaires… et destructeurs
Là où ça devient plus controversé, c’est dans la deuxième moitié du film. Quand Zod arrive sur Terre avec ses sbires, ça dégénère vite. Les combats sont intenses, destructeurs, et franchement spectaculaires. Mais la destruction de Metropolis est tellement massive que plusieurs spectateurs ont trouvé ça exagéré. On parle de milliers de morts, et Superman semble un peu trop occupé à se battre pour penser aux civils. C’est une critique qui revient souvent : est-ce que ce Superman est vraiment un héros ?

Une fin qui fait jaser
La scène finale, où Superman tue Zod, a aussi fait jaser. C’est un moment lourd, choquant, qui va à l’encontre de l’image traditionnelle du personnage. Certains ont adoré cette audace, d’autres ont crié au sacrilège. Mais au moins, Snyder ne joue pas la carte de la facilité. Il propose une version du héros qui fait des choix difficiles, qui vit avec les conséquences.

Une trame sonore à la hauteur
Côté musique, Hans Zimmer livre une trame sonore puissante, émotive, qui colle parfaitement à l’ambiance du film. Le thème principal, avec ses percussions et ses envolées de cordes, donne des frissons. C’est pas le thème classique de John Williams, mais ça fonctionne à merveille dans ce contexte.

Verdict final
Man of Steel est une relecture audacieuse du mythe de Superman. C’est pas un film parfait : le rythme est parfois inégal, le ton peut sembler trop sérieux, et certains choix narratifs divisent. Mais c’est une œuvre ambitieuse, qui tente de moderniser un personnage iconique en le confrontant à des enjeux contemporains. Si t’aimes les super-héros plus humains, plus complexes, ça vaut le détour. Si tu préfères les récits plus légers et optimistes, tu risques de trouver ça un peu trop lourd.

Pour visionner le film, c’est ici.

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