
La saison commence sur le qui vive : Coulson et son équipe se font enlever et se réveillent dans une station spatiale, en l’an 2091. La Terre? Elle est en morceaux. Littéralement. On découvre que la planète a été détruite, et que les survivants humains vivent sous le joug des Kree, une race extraterrestre pas trop portée sur la diplomatie. Leur chef, Kasius, est un genre de tyran raffiné qui vend des Inhumains comme gladiateurs à travers la galaxie. Ambiance dystopique garantie.
Un futur brisé et une mission impossible
L’intrigue tourne autour de cette station spatiale appelée le Phare, où les agents doivent non seulement survivre, mais aussi comprendre comment ils ont atterri là, et surtout comment empêcher ce futur apocalyptique de se produire. Parce que selon les prophéties d’une jeune fille nommée Robin, c’est Daisy alias Quake qui aurait détruit la Terre. Là, ça devient personnel. Toute la saison est traversée par cette question : le futur est-il figé ou peut-on le changer?
Des personnages en pleine évolution
Ce qui est fort, c’est que la série réussit à garder son identité malgré le changement de décor. On retrouve les dynamiques de groupe, les dilemmes moraux, les trahisons et les moments d’émotion qui font la force du show. Fitz, séparé du groupe au début, vit une aventure parallèle pour les rejoindre, incluant un passage en cryogénie et une alliance avec Hunter. Son retour est un des moments forts de la saison.
Côté personnages, ça continue de s’approfondir. Daisy est confrontée à son propre potentiel destructeur, Coulson cache une maladie qui le ronge, et May montre une facette plus maternelle, notamment dans sa relation avec Robin. Mack et Yo-Yo forment un duo solide, même si leur parcours est semé d’embûches. Et on découvre Deke, un survivant du futur un peu roublard, qui va s’avérer être… le petit-fils de Fitz et Simmons. Oui, t’as bien lu. Ce twist-là, il est savoureux.
Une saison qui ose et qui réussit
La deuxième moitié de la saison ramène les agents dans le présent, avec une mission claire : empêcher la destruction de la Terre. Mais là, c’est le général Hale qui entre en scène, accompagnée de sa fille Ruby, une ado entraînée pour devenir une arme vivante. On parle aussi de gravitonium, une substance ultra-puissante qui va corrompre Glenn Talbot, un ancien allié devenu instable. Son arc est tragique, et bien mené.
Visuellement, la série tient le coup. Les décors spatiaux sont crédibles, les effets spéciaux sont bien dosés, et les scènes d’action sont efficaces. On sent que le budget est utilisé intelligemment, sans flafla inutile. Et côté narration, le rythme est soutenu, avec des rebondissements bien placés et une tension constante.
Ce qui rend cette saison spéciale, c’est sa capacité à mélanger science-fiction, drame humain et action sans jamais perdre le fil. Le voyage dans le temps est utilisé avec finesse, et les conséquences des choix des personnages sont explorées en profondeur. On sent que les scénaristes ont pris des risques, et ça paye.
En résumé, la saison 5 de Les Agents du S.H.I.E.L.D. est une réussite. Elle renouvelle la série avec audace, tout en restant fidèle à ses racines. Les enjeux sont énormes, les personnages sont plus nuancés que jamais, et l’univers Marvel s’élargit de façon intelligente. Si t’as aimé les saisons précédentes, celle-là va te garder accroché jusqu’au dernier épisode.

Pour écouter la série, c’est ici !


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