Le chaos du Terratogène et l’ATC
Dès le départ, la saison 3 nous emporte dans le chaos laissé par la propagation du Terratogène, cette substance qui déclenche les pouvoirs chez les Inhumains. Résultat : des gens ordinaires se réveillent avec des capacités qu’ils ne comprennent pas, qu’ils contrôlent encore moins. Et là, le S.H.I.E.L.D. se retrouve à courir partout pour éviter que ça vire au carnage.
Coulson, toujours à la tête de l’agence, doit gérer cette crise tout en jonglant avec une nouvelle menace : l’ATCU (Agence Tactique de Confinement d’Urgence), une organisation gouvernementale qui veut capturer les Inhumains pour les “protéger”… ou les neutraliser, selon le point de vue. Cette tension entre les deux groupes donne lieu à des échanges musclés, surtout entre Coulson et Rosalind Price, la directrice de l’ATCU. Leur relation, mi-politique mi-romantique, ajoute une belle couche de complexité.

Hive, Ward et le monolithe Kree
Mais le vrai danger vient d’ailleurs. HYDRA, qu’on croyait affaiblie, revient avec un plan bien tordu : ramener sur Terre une entité Inhumaine antique, exilée depuis des siècles sur une planète lointaine. Cette créature, qu’on appelle Hive, est capable de contrôler les esprits et de manipuler les autres Inhumains. Et devine qui devient son hôte? Grant Ward. Oui, encore lui. Après avoir été agent, traître, psychopathe… le voilà transformé en monstre cosmique. Faut le faire.
L’intrigue autour du monolithe Kree, qui sert de portail vers cette planète lointaine, est l’un des fils conducteurs les plus captivants de la saison. Fitz, fidèle à lui-même, refuse d’abandonner Simmons, disparue dans le vortex. L’épisode “4,722 Hours”, où on suit Simmons seule sur cette planète pendant des jours, est un bijou. Émotion, tension, solitude… c’est du grand art.

Des personnages renforcés et une saison marquante
Côté personnages, ça continue de s’étoffer. Daisy (anciennement Skye) prend pleinement son rôle de leader, formant les Secret Warriors, une équipe d’Inhumains pour contrer Hive. Son évolution est impressionnante : elle passe de recrue à véritable force de la nature. Fitz et Simmons, leur relation devient plus profonde, plus mature, avec des hauts et des bas qui sonnent vrai. Mack, toujours aussi solide, devient un pilier moral. Et May… ben elle reste May, froide, efficace, mais avec des éclats d’émotion bien placés.
La saison est aussi marquée par des pertes déchirantes. Le final est brutal, avec des sacrifices qui laissent des marques. La tension monte crescendo, et quand ça explose, c’est pas juste pour le spectacle c’est pour faire avancer les personnages, les faire évoluer. Et ça, c’est ce qui distingue une bonne série d’une série qui se contente de faire du bruit.
Visuellement, on sent que le budget a été bien investi. Les effets sont plus fluides, les scènes d’action mieux chorégraphiées, et les décors notamment la planète Maveth sont franchement réussis. La série n’a plus peur d’être ambitieuse, et ça paraît.

En résumé, la saison 3 de Les Agents du S.H.I.E.L.D. est une vraie réussite. Elle combine science-fiction, drame, action et émotion avec une maîtrise qu’on n’aurait pas soupçonnée au début de la série. Les enjeux sont plus grands, les personnages plus profonds, et l’univers Marvel s’élargit de façon intelligente. Si t’as aimé la saison 2, celle-ci va te scotcher.

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