
Un départ timide mais prometteur
Quand Marvel a lancé Les Agents du S.H.I.E.L.D. En 2013, c’était comme ouvrir une nouvelle porte dans l’univers du MCU. On retrouve l’agent Phil Coulson, supposément mort dans Avengers, qui revient à la vie sans trop d’explications au départ. Ça pique la curiosité, c’est sûr. Il monte une petite équipe d’élite pour enquêter sur des phénomènes étranges, des technologies avancées et des menaces qui sortent de l’ordinaire. Jusque-là, ça promet.
Mais faut être franc : les premiers épisodes, ça roule pas à pleine vitesse. Chaque semaine, on a droit à une mission isolée, un peu comme un épisode de X-Files version Marvel. C’est correct, mais ça manque de liant. On sent que les scénaristes cherchent encore leur ton, et que la série hésite entre le feuilleton et le format procédural. Heureusement, ça s’améliore avec le temps.
CENTIPEDE, HYDRA et le grand retournement
L’intrigue principale tourne autour de l’organisation CENTIPEDE, une espèce de groupe terroriste techno-scientifique qui tente de créer des super soldats en combinant plusieurs éléments du MCU : le sérum du super-soldat, le sang extraterrestre, et même la technologie Extremis vue dans Iron Man 3. C’est là que ça devient intéressant. CENTIPEDE est dirigée par des personnages mystérieux comme Raina, qui manipule les gens avec un sourire en coin, et surtout John Garrett, un ancien agent du S.H.I.E.L.D. devenu complètement tordu.
Au fil des épisodes, on découvre que le S.H.I.E.L.D. lui-même est infiltré. Et là, boum : les événements de Captain America: Le Soldat de l’Hiver viennent tout chambouler. HYDRA refait surface, le S.H.I.E.L.D. s’effondre, et nos agents se retrouvent dans une situation où ils ne peuvent plus faire confiance à personne. Le twist avec Grant Ward, qui passe du gentil agent au traître infiltré, est un des moments forts de la saison. Ça change toute la dynamique de l’équipe et donne enfin du poids à l’histoire.
Des personnages attachants et une montée en puissance
Côté personnages, c’est un peu inégal au début, mais ça se solidifie. Coulson reste le pilier, avec son humour pince-sans-rire et son sens du devoir. Melinda May est une vraie machine de guerre, mais elle cache une fragilité qu’on découvre peu à peu. Fitz et Simmons, les deux geeks du labo, sont adorables, même si leur relation est un peu trop “cute” au départ. Et Skye, la hackeuse rebelle, évolue beaucoup : elle passe de recrue douteuse à membre essentiel de l’équipe, avec un passé qui cache bien des secrets.
Visuellement, la série fait ce qu’elle peut avec son budget. Les effets spéciaux sont corrects, sans être renversants, mais la mise en scène est dynamique et les scènes d’action tiennent la route. On a même droit à quelques apparitions de gros noms comme Nick Fury (Samuel L. Jackson) et Maria Hill (Cobie Smulders), ce qui donne un petit frisson aux fans du MCU.
En résumé, la saison 1 de Les Agents du S.H.I.E.L.D. commence doucement, presque trop prudemment, mais elle finit par trouver son rythme et livrer une intrigue solide, bien ancrée dans l’univers Marvel. C’est pas parfait, mais c’est une belle montée en puissance. Si t’as la patience de passer à travers les débuts un peu tièdes, tu vas te retrouver avec une série qui prend de l’ampleur et qui mérite qu’on s’y attarde.

Pour écouter la série, c’est ici !


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